Inspiration

Espace

Près de la mer. Là-bas, la grande plage et les villas sur la côte, vers 1900.

Dans le havre de la Fontaine Claire, près du quai alors en construction (1890-1900), Nelligan pouvait apercevoir, se découpant au loin sur le coteau, les trois ailes de l’imposant Saint Lawrence Hall.

Source photo :
Ernest Mercier, coll. Famille Antonio Sirois
 


Une plage « occupée »

La plage de Cacouna, vers 1890.

À marée haute, la grande étendue de plage fourmillait souvent de vacanciers venus s’y baigner ou s’y promener en canot, en chaloupe ou à voile.  À l’époque de Nelligan, Cacouna était à l’apogée de sa réputation de station balnéaire.

Source photo:
Archives Nationales du Québec, Fonds Livernois (P560/N-79-2-77(368)


Effluves marines

La grande plage au pied des villas.

Trois kilomètres de plage sablonneuse, hautement fréquentée à marée haute, à peu près déserte à marée basse, séparaient le quai des abords du Saint Lawrence Hall. C’était, pour le jeune Émile, une invitation quotidienne qui s’offrait à lui. Marelles grouillantes de vie, sentiers boisés, avec sa flore et sa faune, sur les flancs de la colline et tant d’effluves et d’odeurs inaccessibles en ville…

Source photo :
Béatrice M. McDougall Ewan


Escapades au large

Petite plage de la pointe sud-ouest de l’île de Gros-Cacouna, vers 1900.

Peu friand des grandes foules, Émile, adolescent, préférait parfois s’évader en canot avec quelques amis vers Gros-Cacouna où de petites plages isolées les accueillaient, loin du bruit et des regards.

Source photo :
Mary Tudor Montizambert, coll. David Crombie
 


Univers pastoral I

Ancien chemin principal avec son trottoir de bois, à l’est du Saint Lawrence Hall.

En d’autres temps, c’est sur les trottoirs de bois du village que Nelligan se plaisait à déambuler, bifurquant, sur son parcours, autour des fermes et des villas pour en observer les occupants affairés à divers travaux ou s’adonnant, les uns au croquet ou au tennis, d’autres au jardinage.

Source photo :
Marcelle Savard
 


Univers pastoral II

Une artisane et son rouet, vers 1900.

Parfois même, devant une maison de ferme, une artisane avait sorti son rouet et filait sa laine pendant qu’une autre se berçait sur le perron en tricotant, crochetant et chantonnant: «Pique aiguille! Assez piqué, piquant!» (La Chanson de l’ouvrière)

Source photo :
Essai sur l’histoire civile et sociale de Kakouna, 1975
 


Mémoire pastorale

Marielle Corbeil-Saint-Pierre, la nièce de Nelligan, deuxième de droite, les pieds sur la plage de l’anse Fontaine Claire, à l’occasion du lancement de «Nelligan à Cacouna», octobre 2004

Cacouna offrait à Nelligan un univers de sons, de couleurs, d’odeurs, de sensations propres au terroir maritime. Connaissant la sombre destinée du poète qui sera interné en août 1899, un an après son dernier séjour à Cacouna, et ce jusqu’à sa mort en 1941, plusieurs témoignages de ceux qui l’ont visité, dont sa nièce Marielle, permettent de croire que ces étés de liberté passés à Cacouna ont habité ses souvenirs tout au long de sa vie…

«J’avais une douzaine d’années, raconte Marielle Corbeil-Saint-Pierre, nièce de Nelligan, quand mon père, Émile Corbeil, nous a amenés visiter mon oncle à l’hôpital Saint-Jean-de-Dieu. (…) Au fil de la narration, mon oncle Émile parlait, entre autres, de Cacouna : de ses hôtels, de ses jardins, d’une villa entre les arbres et surtout du fleuve toujours en mouvement, en couleurs, musicalement enchanteur. Il était rêveur en évoquant le passé. J’ai remarqué que son regard était fixé sur moi. J’avais l’impression qu’il revivait, par un engouement secret, sa jeunesse, en confondant avec moi sa jeune sœur Gertrude, ma mère.» (Nelligan à Cacouna, p.118-119)

Source photo :
Source : Yvan Roy. Sur la photo : Paul Wyczynski, Yvan Roy, Marielle Corbeil-Saint-Pierre et sa fille Anne.
 




Extrait de
Sur les traces de Nelligan

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