La Maison Éphraïm-Bédard

La Maison Éphraïm-Bédard


Le passé de la Maison Éphraïm-Bédard

© Maison Éphraïm-Bédard

La Maison Éphraïm-Bédard porte le nom de son dernier propriétaire et non le patronyme de la famille qui l’a érigée, comme le veut la coutume. Elle est sise sur un lot en radiant concédé en 1665, année de la fondation du Trait-Carré. Le premier concessionnaire, un certain spéculateur nommé Philibert Chauvin, revend ledit lot dès 1667 à un dénommé Olivier Roy.

Aucun acte juridique figurant à la chaîne de titres ne mentionne expressément la construction, ce qui pose encore aujourd’hui un problème de datation. À partir de ses traits architecturaux, certains la font remonter à 1828 ou 1830, mais il est possible que les fondations et le carré de pièce sur pièce aient été récupérés d’une demeure plus ancienne.


La maison d'origine

© J-C Germain, 2010.

Quatre familles pionnières de Charlesbourg ont possédé la terre, soit les Roy, les Lefebvre, les Bédard et les Paradis. Ces propriétaires successifs ont modifié la structure de la maison au point où, vers 1980, elle se trouve presque défigurée. Des restaurations lui redonnent son apparence d’antan, dans la tradition de charpenterie française, avec son faîte abrupt à 90°, le fruit des murs du carré, l’âtre de la grande salle. Le lot d’origine a été divisé maintes fois et il n’en reste aujourd’hui que les jardins entourant la maison. Un passage étroit reliant le lotissement au Trait-Carré demeure un curieux vestige du plan cadastral primitif. Un pommier et un orme très anciens témoignent de l’âge vénérable du site.


L’exposition sur la Grande Guerre

© Maison Éphraïm-Bédard

En 2014, l’exposition estivale portait sur la Grande Guerre dont on commémorait le centenaire. Le public se trouvait alors appelé à connaître les destinées de différents personnages : le lieutenant Honoré-Édouard Légaré, blessé à la bataille de Courcelette; les frères Giroux, objecteurs de conscience cachés au fond des bois; Mgr Gosselin, alors humble curé de campagne opposé à la conscription; et, enfin, Jacques-Ferdinand Verret, marchand et apiculteur, observateur attentif et commentateur de la vie paroissiale durant la guerre.


Témoignage du lieutenant Honoré-Édouard Légaré


Échapper ou survivre à la guerre 14-18

© Maison Éphraïm-Bédard

Les témoignages écrits, les souvenirs des proches des acteurs de l’époque, les photos anciennes et les artéfacts ont permis de faire sortir de l’oubli une séquence pénible du passé de la communauté. L’exposition revisitait aussi l’effort de guerre, la grippe espagnole, l’armistice et la crise de la conscription. L’histoire de la statue du Sacré-Cœur de 1919, monument de commémoration, tenait lieu de conclusion.




Extrait de
Sur la piste des maisons du patrimoine de Québec

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