Le camping Robert-Service

Les rapides du cheval blanc

Avant la construction du barrage hydroélectrique en 1958, les rapides du cheval blanc commençaient à l’emplacement actuel du lac Schwatka, plus en amont, et s’étendaient presque jusqu’au SS Klondike. L’écume des rapides faisait penser à la crinière de chevaux blancs, ce qui a donné le nom White Horse à la ville, qui plus tard est devenue Whitehorse. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, les rapides étaient plus périlleux que le canyon Miles.

Lorsque le fleuve s’est libéré de la glace au printemps de 1898, à peine quelques jours après l’arrivée de la vague de chercheurs d’or au canyon Miles, au moins 150 embarcations ont été détruites dans les rapides de White Horse et dix personnes se sont noyées.

« Nous voici bientôt engagés dans les rapides, un peu moins longs que le Cagnon (canyon), mais plus dangereux peut-être; les eaux resserrées dans un étroit chenal bondissent en montagnes d’écume roulant sur d’énormes blocs de roche où se sont brisés maints esquifs, et où ont péri maints équipages. »
Léon Boillot, Aux mines du Klondike : du lac Bennett à Dawson City, 1899

Photo : Hommes sur un radeau dans les rapides de White Horse
Crédit photo : Alaska State Library, coll. James Wickersham Photographs, 1882-1930 s, Hegg, E. A. (signée par Larss & Duclos), p277_001_017

Les camps de pêche traditionnels

Jusqu’à la moitié du 20e siècle, de nombreux Autochtones pratiquaient un mode de vie semi-nomade qui suivait le rythme des saisons. Ils possédaient des camps de pêche d’été en amont et en aval des rapides où ils séchaient les saumons. La pêche était bonne dans le coin avant la construction du barrage, car le canyon constituait un goulot par lequel les saumons devaient passer. Ils attrapaient aussi des truites et autres poissons blancs dans les grands lacs aux alentours.

Lorsque la ville de Whitehorse a été fondée, les Premières nations ont adapté leurs voyages saisonniers à la nouvelle économie. Ils vendaient leurs poissons et viandes séchés, et travaillaient comme journaliers pour les compagnies de transport fluvial ou ferroviaire, ou dans la coupe de bois. Ils venaient à Whitehorse pour faire des échanges commerciaux, visiter des proches et travailler. Ils restaient alors dans des emplacements aux abords de la ville, comme ici, sur l’actuel site du Camping Robert-Service.

Photo : Une aînée Gwich’in sèche du poisson blanc vers la rivière Peel
Crédit photo : www.petermather.com

La géologie de la région

Il y a environ 14 000 ans, la vallée était recouverte d’une couche de glace de presque un kilomètre d’épaisseur. Elle recouvrait le mont Grey et ses alentours. Ce glacier a donné cette forme de « U » à la vallée, et arrondi les montagnes.

Les glaciers ont commencé à fondre il y a environ 10 000 ans et ils se sont déplacés vers le sud-est. Les sédiments présents dans la glace sont restés alors que la glace fondait, ce qui a donné à la région sa géomorphologie actuelle, avec ses montagnes rondes et ses falaises de gravier, de sable et de roche.

Des outils de pierre trouvés dans la région prouvent que des Premières nations y vivaient tout juste après le dernier âge de glace.

Photo : Vue aérienne de Whitehorse
Crédit : Stéphanie Chevalier




Extrait de
La vie le long du fleuve Yukon

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