Société

Le peuplement

En 1665, Jean Talon est le premier intendant de Nouvelle-France à résider dans la colonie. Dès son arrivée, il désire diversifier l'économie en encourageant l'agriculture, la pêche, l'exploitation forestière, l'industrie ainsi que le commerce des fourrures. Pour peupler la colonie, trois des mesures que Talon met en place ont à elles seules un effet indéniable: la venue d’engagés, les Filles du Roy et la concession de seigneuries.

La photo ci-contre présente un portrait de Jean Talon, surnommé le réformateur, une réalisation du peintre Claude François (dit Frère Luc).

*L’expression «Filles du Roy» s’écrivant de différentes façons, nous avons respecté l’orthographe privilégiée dans chacune des sources que nous avons consultées.

Source texte : André Vachon, « TALON, JEAN », dans Dictionnaire biographique du Canada, vol. 1, Université Laval/University of Toronto, 2003.
Source image : Portrait de Jean Talon, par Claude François (dit Frère Luc), huile, 72,7 x 59,3 cm. 1671. Monastère des augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec, Québec.

Les engagés

Les seigneurs sont encouragés à embaucher des hommes pour venir travailler en Nouvelle-France. Liés par un contrat de trois ans, ces engagés reçoivent, en échange de leur travail, un petit salaire, le logement et le voyage par bateau.  Ce sont des gens de métier, célibataires, âgés de 16 à 40 ans. À la fin de leur contrat, ils peuvent rester ici pour défricher une terre et se construire une maison de ferme ou retourner en France.

« Un immigrant qui se met au service d’un employeur dans la colonie. On l’appelle également “trente-six mois” parce qu’il s’engage habituellement pour une durée de trois ans. Il est en général jeune, dans la vingtaine, célibataire et originaire de l’ouest de la France. En échange de son travail, il est logé, nourri et vêtu, et il reçoit un salaire et est défrayé de la traversée vers le Canada. On lui accorde parfois une avance sur ses gages avant de quitter la France. L’employeur a aussi la charge de payer son retour. »

Source texte : Les engagés et les domestiques, musée canadien de l’histoire. Repéré à https://www.museedelhistoire.ca/musee-virtuel-de-la-nouvelle-france/population/groupes-sociaux 

Les Filles du Roy

L'arrivée des Filles du Roy / Eleanor Fortescue Brickdale - avant 1927.

Talon favorise la venue de femmes en âge de se marier. Elles sont recrutées par les curés de plusieurs paroisses de France. On estime à 1000 au maximum le nombre de Filles du Roy envoyées en Nouvelle-France entre 1663 et 1673 pour s'y marier avec des soldats ou des colons célibataires. Ces femmes sont les ancêtres de tous les Canadiens français de souche.

Source image : L’arrivée des Filles du roi, 1667, Eleanor Fortescue-Brickdale, Bibliothèque et Archives Canada, numéro d’acquisition 1996-371-1.

Les Filles du Roy

L'arrivée des jeunes filles françaises à Québec, 1667 / Charles William Jefferys.

« L'année 1663 marque un changement majeur dans l'histoire de la Nouvelle-France. Devant les difficultés vécues par la colonie depuis sa fondation, le roi Louis XIV décide de reprendre en main l'administration et le développement de ses territoires en Amérique du Nord. Parmi les nombreux problèmes qui attirent l'attention du souverain, la question du peuplement et celle de la disproportion entre les sexes dans la colonie sont particulièrement importantes. Le déséquilibre démographique causé par l'absence de politique migratoire des anciens administrateurs voués à l'exploitation des ressources naturelles se résume assez simplement : il n'y a pas assez de femmes en Nouvelle-France pour assurer son peuplement.

Pour répondre à cette impasse démographique, Louis XIV décide de favoriser le passage de jeunes femmes célibataires, appelées les Filles du roi, depuis la France jusqu'à la colonie, en vue de les marier aux colons et d'encourager la formation de familles. Cette immigration féminine, amorcée en 1663, est dirigée par l'intendant des finances du royaume, Jean-Baptiste Colbert, appuyé à partir de 1665 par le premier intendant de la Nouvelle-France, Jean Talon. Entre 1663 et 1673, des centaines de jeunes femmes acceptent ainsi de migrer vers la colonie en échange d'avantages consentis par le roi. Ce dernier assure non seulement leur traversée à ses frais, mais s'engage de plus à les vêtir et, pour certaines, les munir d'une dot d'au moins 50 livres afin de faciliter leur union. Il s'agit pour la plupart d'entre elles d'une occasion de s'extirper de leur condition et de commencer une nouvelle existence. Si quelques jeunes femmes issues de la bourgeoisie et de la petite noblesse comptent parmi les Filles du roi, la grande majorité de celles-ci sont tirées de milieux défavorisés; environ le tiers sont choisies parmi les orphelines de la Salpêtrière, à Paris. D'autres proviennent des orphelinats, couvents et institutions de charité du nord-ouest de la France.

En 1663, 38 Filles du roi viennent s'établir en Nouvelle-France; 36 d'entre elles font partie du premier contingent arrivé le 22 septembre 1663. Des femmes assurent la direction des cohortes qui suivent, dont Anne Gasnier, épouse de Jean Bourdon, procureur général au Conseil souverain, qui traverse l'Atlantique à plusieurs reprises pour recruter des immigrantes auxquelles elle offre l'hébergement dans sa maison de Québec. La capitale de la colonie dispose d'ailleurs d'un bâtiment érigé par Talon où logent temporairement les Filles du roi avant qu'elles ne se dispersent majoritairement dans le gouvernement de Québec, mais aussi dans ceux de Montréal et de Trois-Rivières. À Montréal, les Filles du roi sont notamment accueillies par Marguerite Bourgeoys. Supervisées, elles choisissent elles-mêmes leur mari. Dans un milieu où les hommes prêts au mariage sont au moins six fois plus nombreux que les femmes dans la même situation, les Filles du roi n'ont généralement pas tardé à trouver un époux. Elles prennent parti généralement dans les semaines qui suivent leur arrivée.
Pendant dix ans, elles sont entre 764 et 1 000 à profiter de cette initiative royale et à s'installer dans la colonie. Le taux de natalité en Nouvelle-France atteint alors les 63 naissances par 1 000 habitants. Conséquemment, les Filles du roi ont largement contribué à faire doubler la population coloniale de 1666 à 1672.

En raison de leurs origines modestes, les Filles du roi ont souvent été représentées à tort comme des femmes de mauvaise vie. Par contre, les recherches les plus récentes démontrent que les filles choisies pour être envoyées en Nouvelle-France sont sélectionnées selon des critères assez stricts. Pour les premières cohortes, on exige même des certificats de bonne conduite témoignant de la rigueur morale des femmes tirant parti des générosités royales pour passer dans la colonie. »

Source texte : Répertoire du patrimoine culturel du Québec. Repéré à http://www.patrimoine-culturel.gouv.qc.ca/rpcq/detail.do?methode=consulter&id=26366&type=pge#.WygddC97Sbe

Source image : Collection Eleanor Fortescue-Brickdale, L’arrivée des jeunes filles françaises à Québec, 1667, Charles William Jefferys, Bibliothèque et Archives Canada, numéro d’acquisition 1990-568-1.
 

La concession des seigneuries

Talon entreprend une réforme du système seigneurial visant à optimiser la production agricole. Il distribue soixante fiefs non concédés et crée de nouveaux établissements à proximité de Québec.

Seigneurie de La Bouteillerie

Seigneurie de la Bouteillerie

Jean-Baptiste François Deschamps de La Bouteillerie

Originaire de France, « son titre de La Bouteillerie lui vient de son aïeule Suzanne Le Bouteiller, dame de La Bouteillerie. » Jean-Baptiste François est agriculteur quand il s'embarque en 1671 avec deux charpentiers, deux maçons et quatre manœuvres.

L’année suivant son arrivée à Québec, il épouse, Catherine-Gertrude Macard, fille de Marguerite Couillard et Nicolas Macard dit Champagne arrivé en Nouvelle-France en 1640 comme commis de la Compagnie des Cent-Associés. Quelques jours après son mariage, Jean-Baptiste reçoit de l’Intendant Talon la concession de la seigneurie de Rivière-Ouelle, ou de La Bouteillerie.

C'est un des rares hommes de sa condition à se consacrer uniquement à sa seigneurie. Sa femme décède à la naissance de leur cinquième enfant. En 1701, il épouse Jeanne Le Chevalier (-1716), veuve de son premier censitaire Robert Lévesque. Ils n’ont pas d’enfants. Lévesque est fort probablement un des deux charpentiers arrivés sur le même navire que Deschamps en 1671. Au décès de Jean-Baptiste, la seigneurie passe à ses fils : Charles-Joseph et Henri-Louis Deschamps. Aucun des deux n’habite la seigneurie.

Source texte : Nive Voisine, « DESCHAMPS DE LA BOUTEILLERIE, JEAN-BAPTISTE-FRANÇOIS », dans Dictionnaire biographique du Canada, vol. 2, Université Laval/University of Toronto, 2003.

L'acte de concession

Source image : Acte de concession par Jean Talon, intendant de la Nouvelle-France, au sieur de la Bouteillerie [Jean-Baptiste-François Deschamps], de deux lieues de terre de front sur une lieue et demie de profondeur à prendre sur le fleuve Saint-Laurent, à savoir une lieue au-dessus et une lieue au-dessous de la rivière Ouelle, celle-ci étant comprise dans ladite concession, à titre de fief et seigneurie, 29 octobre 1672, BAnQ E1, S3, P7.

Henri-Louis Deschamps de Boishébert (1679-1736)

Engagé dans les troupes de la marine, il séjourne peu à Rivière-Ouelle mais s’intéresse tout de même à l’exploitation de sa seigneurie. Par son mariage en 1721, Henri-Louis s’allie à l'éminente famille de son épouse Louise-Geneviève de Ramezay (1699-1769), fille de Charlotte Denys de La Ronde et Claude de Ramezay (1659-1724), gouverneur de Trois-Rivières et onzième gouverneur de Montréal.
En 1750, à la demande de la seigneuresse Geneviève de Ramezay, la seigneurie augmente sa superficie, ce qui repousse ses limites à la municipalité actuelle de Saint-Gabriel-Lalemant.

Pour en savoir plus sur Henri-Louis Deschamps de Boishébert, suivez ce lien :
http://www.biographi.ca/fr/bio/deschamps_de_boishebert_henri_louis_2F.html
 

Charles Deschamps de Boishébert et de Raffetot

Il est le fils d’Henri-Louis de Boishébert et Louise-Geneviève de Ramezay. Il s’engage dans les troupes de la marine à quinze ans et se distingue dans les campagnes des guerres de Succession d’Autriche et de Sept Ans. Promu lieutenant en 1748, il commande les forces françaises qui défendent l’Acadie et, en 1754, prend le commandement du fort La Tour à la rivière Saint-Jean. Il est présent lors du siège de Louisbourg. Après la Déportation des Acadiens, il amène plusieurs d’entre eux dans la région de la Miramichi. Après la défaite de 1760, il s’installe définitivement en France. Charles est emprisonné comme complice de l’intendant Bigot. Après un long procès, il est acquitté, abandonne l’armée et se retire non loin de Rouen. En 1760, la seigneurie de Rivière-Ouelle est vendue à Jacques Perrault.

Source image: Charles Deschamps de Boishébert et de Raffetot (1727-1797), Musée McCord M967.48

La conquête

Le 9 septembre 1759, les troupes anglaises débarquent à Kamouraska. Le 12 septembre, elles se rendent à l'embouchure de la rivière Ouelle en brûlant 55 bâtiments. Le lendemain, elles font un prisonnier, brûlent 216 bâtiments, une goélette et six chaloupes en remontant la rive est de la rivière. Le 14, elles marchent sur Sainte-Anne, brûlant 151 bâtiments, perdant un soldat tué dans une embuscade, mais elles font trois morts dans les rangs ennemis. Les Anglais se rendent jusqu'au Cap Saint-Ignace puis remontent le fleuve jusqu'à Québec.

Source image : Vue de la prise de Québec, le 13 septembre 1759, Hervey Smyth [sic], (1734-1811), Bibliothèque du ministère de la Défense nationale du Canada.
 

De nouveaux propriétaires, les Perrault

Avec le négociant Guillaume-Michel Perrault (1726-1790), qui achète la seigneurie en 1774, commence une nouvelle ère. Son héritier et neveu, Jacques-Nicolas Perrault (1750-1812), deviendra le premier seigneur habitant en permanence la seigneurie de La Bouteillerie depuis 90 ans.

 

Jacques Perrault l’aîné (1718-1775)

Jacques reçoit une solide formation, aidé par son père et par son épouse (Charlotte Boucher), fille de Pierre Boucher de Boucherville, militaire et coseigneur de la seigneurie de Boucherville. Par son mariage, il s’associe à une influente famille. Perrault s’occupe de traite des fourrures et de pêche et il tient un magasin général, achète des terres, se fait construire des bateaux, prête de l’argent...

Au moment du siège de Québec, sa maison est détruite et il se réfugie à Trois-Rivières avec sa famille. C’est à ce moment qu’il achète, de Charles Deschamps de Boishébert, la seigneurie de La Bouteillerie. En 1774, il vend son fief à son frère Guillaume-Michel, réfugié à La Rochelle au moment de la Conquête puis reparti faire fortune à la Martinique. Les affaires de Perrault sont bonnes et il lègue une importante fortune à sa veuve et à leurs onze enfants. Mais leurs entreprises sont vendues et l’héritage familial est dispersé, dilapidé.


 

Jacques-Nicolas Perrault (1750-1812)

Il est le fils aîné de Jacques Perrault dit l’aîné et s’engage dans le commerce avec lui. Il est capitaine dans la milice de Québec puis juge de paix du district de Québec. En 1790, son oncle, Guillaume-Michel Perrault, lui lègue sa part de la seigneurie de La Bouteillerie. Mais c’est au décès de sa mère (Charlotte Boucher de Boucherville), un an plus tard, qu’il devient l’unique propriétaire.

Jacques-Nicolas vend alors son commerce pour s’établir sur son domaine à Rivière-Ouelle, devenant ainsi le premier seigneur à y résider en permanence depuis quatre-vingt-dix ans. Il acquiert un terrain sur lequel se trouvent une scierie, un moulin à orge et une forge. Il fait construire un quai, répare les moulins et exploite son érablière.

L’historien Pierre Matteau mentionne que Jacques-Nicolas Perrault « … ne tire que de modestes revenus de la seigneurie ; les livres de comptes démontrent que seule la vente du blé et des produits de la pêche au marsouin permet de vivoter. C’est donc plutôt grâce à la dot de son épouse que Perrault peut aménager un manoir seigneurial, qui n’est d’ailleurs rien d’autre que l’ancienne résidence restaurée des Florence, et s’assurer les services constants d’un domestique et d’une servante ».

À compter de 1796, il sert dans la milice locale, d’abord comme lieutenant-colonel puis comme colonel. Il est élu député de Cornwallis et nommé au Conseil législatif en 1812. À sa mort, les finances de la famille sont en mauvais état et il n’a pas d’héritier, son fils s’étant noyé en 1797.

Ce sont ses frères qui reprennent la seigneurie : Pierre qui souffre de maladie mentale, Olivier (père de Catherine Perrault, l’épouse d’Amable Dionne) et François-Michel, instituteur qui redevient seigneur pour une seconde fois. Rapidement, les frères Perrault commencent à vendre leurs parts à Pierre Casgrain.

Source texte : Pierre Matteau, « PERRAULT, JACQUES-NICOLAS », dans Dictionnaire biographique du Canada, vol. 5, Université Laval/University of Toronto, 2003.

Une nouvelle dynastie : les Casgrain

Le marchand Pierre Casgrain (1771-1828) achète successivement des parts de la seigneurie pour devenir seigneur à part entière en 1815. Comme Nicolas Perrault avant lui, il développe la seigneurie, construit un pont, ouvre une école, un couvent… Les revenus seigneuriaux le mettent à l’abri du besoin et sa situation financière est florissante.

Pierre Casgrain (1771-1828)

Fils d’un aubergiste de Québec, il quitte la maison paternelle à treize ans pour être embauché comme marchand ambulant par un marchand de fourrures faisant la traite jusqu’en Louisiane. En 1790, il épouse Marie-Marguerite Bonenfant, fille d’un marchand de Québec, ami de son père arrivé au pays en même temps que lui et François Letellier en 1748.

Pierre ouvre un magasin général à Rivière-Ouelle puis un autre à Kamouraska et il s’intéresse au commerce de la pêche. Il embauche Amable Dionne comme commis au magasin de Rivière-Ouelle avant de devenir son associé dans le commerce de Kamouraska. Il achète des parts de la seigneurie de La Bouteillerie jusqu’à ce qu’il en soit l’unique propriétaire en 1815.

Comme Nicolas Perrault avant lui, Casgrain la développe, y ouvre une école, un couvent… Il obtient le droit exclusif d’exploiter un pont-levis à péage sur la Ouelle et y bâtit le premier pont en 1818. La seigneurie demeure dans la famille durant quarante-deux ans, sa famille est aussi propriétaire des seigneuries de L’Islet Saint-Jean et de L’Islet Bonsecours.

La situation financière de Pierre Casgrain est florissante. L’historien Serge Gagnon relate qu’il aurait accueilli à sa table l’administrateur sir Gordon Drummond et le coadjuteur Bernard-Claude Panet, personnage influent de l’époque, ayant donné son nom à une école dont il est question dans le circuit Fil Rouge de Rivière-Ouelle.

Pierre et Marguerite ont treize enfants dont six atteignent l’âge adulte : Pierre-Thomas (1797-1863); Sophie; Charles-Eusèbe (1800-1848) qui épouse Éliza-Anne Baby, fille de James Baby, conseiller législatif et exécutif du Haut-Canada ; Luce (1802-1870) qui épouse en 1819 Philippe Panet, avocat et juge, membre d’une famille aisée de Québec ; Justine (1804-1882) qui épouse le médecin Charles Butler McGuire et en 1829 Pierre Beaubien, médecin, homme politique et figure marquante de la société montréalaise du milieu du XIXe siècle ; Olivier Eugène (1812-1864) qui épouse en 1832 Hortense, fille d’Amable Dionne. Plusieurs membres de cette famille se sont illustrés dans diverses sphères de la société sudcôtoise et canadienne.

À sa mort, Pierre Casgrain lègue la seigneurie de La Bouteillerie à son fils Pierre-Thomas, quelques terres et le magasin à Charles-Eusèbe. Olivier-Eugène hérite quant à lui de la seigneurie de L’Islet.

En 1834, Pierre-Thomas fait construire son manoir et, en 1840, il bâtit le moulin banal, « le moulin Casgrain » présenté dans le circuit Fil Rouge de Saint-Pacôme, avant de devenir le premier maire de Rivière-Ouelle en 1854, à la fin du régime seigneurial.

Source texte : Serge Gagnon, « CASGRAIN, PIERRE », dans Dictionnaire biographique du Canada, vol. 6, Université Laval/University of Toronto, 2003.

Source image : Fonds Paul-Henri Hudon. Pierre Casgrain, seigneur de la Bouteillerie, Archives de la Côte-du-Sud.

 

Pierre-Thomas Casgrain (1797-1863)

Pierre-Thomas Casgrain a été le premier maire de la municipalité de Rivière-Ouelle.

Source image : Fonds Paul-Henri Hudon, Pierre-Thomas Casgrain vers 1850, Archives de la Côte-du-Sud.
 

Pont Casgrain

À Rivière-Ouelle, tout à côté du pont actuel sur la route 132 (Pont Plourde), on peut encore voir les accumulations de pierres qui servaient d’assises au Pont Casgrain.

 Source image : Pont Casgrain, Archives de la Côte-du-Sud.
 

Sophie Casgrain (1799-1865)

Sophie est l’aïeule de la famille Dionne dont il est question dans le circuit Fil Rouge de Saint-Pacôme. Elle épouse le notaire François Letellier. Premier Letellier installé à Rivière-Ouelle, il y acquiert un vaste domaine et y ouvre un commerce de marchandises.

Le couple a neuf enfants, parmi lesquels Justine, Flore, Achille-Georges, Luc et Charles.

François Letellier décède en 1828. Son beau-frère Pierre-Thomas prend sous son aile ses deux neveux, Charles et Luc, et se charge de leur éducation.

En secondes noces, Sophie épouse Édouard Bélanger, homme d’affaires établi dans le domaine de la pêche à la baleine. Sophie semble démunie face aux malheurs que lui apporte ce second mariage ; des poursuites sont intentées et son fils Luc Letellier la soutient afin qu’elle obtienne un jugement de la cour pour empêcher Bélanger de calomnier contre elle. De cette union naissent Adèle et Louise, qui deviennent religieuses, et Horace, commis, dessinateur, trafiquant de fourrures et juge de paix, qui parvient au sommet de l’administration de la Compagnie de la Baie d’Hudson, seul Canadien français à accéder à ce rang au XIXe siècle.

Charles-Eusèbe Casgrain (1800-1848)

Il est le fils de Pierre Casgrain et épouse Éliza-Anne Baby en 1824.

Source image : Charles-Eusèbe Casgrain, [Vers 1840], photo : E. Livernois Photo, Québec, BAnQ P564, S2, D1, P169.
 

Henri-Raymond Casgrain (1831-1904)

L’abbé Henri-Raymond Casgrain, dit l’abbé Casgrain, est le fils de Charles-Eusèbe Casgrain. Il s’est illustré en tant qu’historien, auteur et critique littéraire.
 
Il est le petit-fils du seigneur Pierre Casgrain dont il est question dans dans le présent circuit Fil Rouge du Belvédère de la Croix de Saint-Pacôme. On en parle également dans Le moulin Casgrain du circuit Saint-Pacôme et dans Les Ponts et Les quais du circuit Fil Rouge de Rivière-Ouelle.

Henri-Raymond étudie au Collège Sainte-Anne-de-la-Pocatière, présenté dans le circuit Fil Rouge de La Pocatière.

Vous pouvez consulter ses mémoires dans le livre Souvenances canadiennes de Gilles Pageau.

Source image : Collection de photographies Jules-Ernest Livernois, L’abbé Raymond Casgrain, Bibliothèque et Archives Canada, R670-0-2-F.
 

Henri-Raymond Casgrain

Dans La Jongleuse, Légendes canadiennes, publié chez Beauchemin en 1922, l’abbé Henri-Raymond Casgrain raconte La légende de la Jongleuse.

Source image : Henri-Raymond Casgrain, Légendes canadiennes, Beauchemin, Montréal, 1922.
 

La seigneurie de La Bouteillerie

La seigneurie de la Bouteillerie est concédée le 29 octobre 1672 par l’intendant Jean Talon à Jean-Baptiste-François Deschamps de La Bouteillerie. Ce Normand d’origine s’implique alors dans le développement de sa seigneurie en s'entourant de pionniers prêts à défricher un nouveau pays et à s’y implanter. La communauté compte 62 âmes en 1681 et, s'il y a 302 habitants en 1739, ce chiffre grimpe à 819 en 1765. 

En 1790, on dénombre 1 859 habitants, ce qui en fait la seigneurie la plus populeuse de la région. Cette réputation se confirme au début du XIXe siècle avec plus de 3 200 habitants en 1821, chiffre qui atteint un nouveau sommet avec 3 784 en 1831. 

La vague de détachements du territoire de Rivière-Ouelle, commencée par Saint-Denis (1841), se poursuit avec les paroisses de Saint-Pacôme (1851), Mont-Carmel (1867) et Saint-Philippe-de-Néri (1870). Ces migrations affectent la population de la paroisse-mère. En 1859, l'arrivée du train, passant à Saint-Pacôme, déplace également le pôle économique plus au sud, faisant concurrence, entre autres, au transport maritime. De plus, l’implantation de moulins à bois dans cette même municipalité génère une activité importante tant et si bien qu'en 1907 la population de Saint-Pacôme (1 760 habitants) dépasse pour la première fois celle de Rivière-Ouelle (1 609 habitants).

Cependant, ces chiffres auraient été encore beaucoup plus importants n'eût été de la saignée démographique qu'ont connue la région et la province de 1840 à 1930, alors que 900 000 personnes ont quitté le Québec pour les États-Unis.  Les causes ont été d'abord le manque de terres cultivables pour la population majoritairement agricole toujours croissante. Très vite l'attrait des salaires dans les usines en force plus d'un à s'expatrier momentanément ou définitivement.

Il ne faudrait pas oublier un autre groupe ayant contribué à façonner l'image de Saint-Pacôme, les familles anglophones reliées au développement des moulins à scie qui ont exercé un rôle d'attraction pour la population. Les King, Power, Harding, McCannon et McGoldrick ont laissé un héritage qui subsiste encore aujourd'hui par l'architecture de certaines maisons, l'aménagement d'un terrain de golf ou encore la présence du cimetière réservé aux membres de ces familles. L'histoire étant en perpétuel recommencement, une population nombreuse du sud de Saint-Pacôme obtient la fondation de Saint-Gabriel en 1938. 

Du fleuve au Haut-Pays, ce sont maintenant de nouvelles municipalités avec chacune leurs caractéristiques qui sont unies par une histoire et des ancêtres communs.  Preuve de la valeur et de la ténacité des premiers défricheurs, les noms de Lévesque, Bérubé, Hudon, Miville dit Deschênes, Boucher, Bouchard, Dancause et Thiboutot, faisant partie du premier contingent de colons, se sont perpétués jusqu’à aujourd’hui. La somme impressionnante de membres d'une même famille a nécessité l'emploi de nombreux surnoms afin de les différencier. Mais ça, c'est une autre histoire…

L’érection canonique des paroisses

L’érection canonique des paroisses

Rivière-Ouelle

« Desservi par voie de mission jusqu'en 1685, date de la nomination du premier curé résidant et de l'ouverture des registres de la paroisse. […] Le territoire de cette paroisse comprend la seigneurie de la Rivière Ouelle ou de La Bouteillerie, laquelle, d'après Bouchette, fut concédée le 29 octobre 1692, au Sieur de La Bouteillerie. […] L'abbé H.-R. Casgrain dit que la paroisse doit son nom à la rivière Ouelle qui la traverse. Cette rivière doit elle-même son nom à Monsieur Ouel, compatriote de Champlain, membre de la compagnie des Cent Associés, et l'un des bienfaiteurs insignes des missionnaires Récollets, dont il était le syndic au Canada. On écrivait autrefois «Ouel et Houel», et ce n'est que plus tard que l'on a adopté l'orthographe Ouelle. Pop. 1,500. » 

Source texte : Magnan, Hormisdas, Dictionnaire historique et géographique des paroisses, missions et municipalités de la Province de Québec, 1925, p.112.

Source image : Le presbytère, l’église et le couvent vers 1877, municipalité de Rivière-Ouelle.
 

Rivière-Ouelle

Source image : Le presbytère, l’église et le couvent vers 1943, municipalité de Rivière-Ouelle.

Population de Rivière-Ouelle 1681-1996

Source image : Ulric Lévesque avec la collaboration de Gemma Deschênes, 325 ans... Une grande famille. Rivière-Ouelle vous accueille 1672-1997, Corporation du 325e anniversaire de Rivière-Ouelle, 1997, p. 9.

Saint-Denis-de-La-Bouteillerie

« Desservi par voie de mission par le curé de la Rivière-Ouelle de 1838 à 1841, date de la nomination du premier curé en titre et de l'ouverture des registres de la paroisse. La première chapelle en bois fut construite en 1839. L'église actuelle, commencée en 1840, fut terminée en l'année 1856. […] Le territoire de cette paroisse a été détaché des paroisses de la Rivière-Ouelle, de Kamouraska et de Saint-Pascal. Il comprend une partie des seigneuries de La Bouteillerie et de Kamouraska. […] La seigneurie ou fief de Saint-Denis a été concédée le 12 mai 1679, à Nicolas-Juchereau de Saint-Denis, pour et au nom de son fils, Joseph. C'est en l'honneur de ce dernier que la paroisse a été mise sous le patronage de saint Denis. Le nom du saint patron de la paroisse rappelle aussi le souvenir de Denis Blanchet, fils de François Blanchet, ancien seigneur de La Bouteillerie. Pop. 760. » 

Source texte : Magnan, Hormisdas, Dictionnaire historique et géographique des paroisses, missions et municipalités de la Province de Québec, 1925, p. 316.

Source image : Fonds du Collège de Sainte-Anne, Maison Dionne construite dans la première moitié du XIXe siècle, Saint-Denis-De La Bouteillerie, Archives de la Côte-du-Sud.


 

La population de Saint-Denis

Source image : Recensements du Canada, 1861 à 2016, ministère de l’Agriculture, Bureau fédéral de la statistique, Statistique Canada.

Saint-Pacôme

« Un curé réside dans cette paroisse depuis 1852 et les registres paroissiaux s'ouvrent en l'année 1855. […] Le territoire de cette paroisse a été détaché de la paroisse de Notre-Dame-de-Liesse-de-la-Rivière-Ouelle. […] Le village est situé à un mille et demi de la station de Rivière-Ouelle sur le parcours du chemin de fer Canadien National, ainsi que de la gare de Saint-Pacôme, aujourd'hui Rivière-Ouelle-Est. Au sujet du choix du saint Patron de la paroisse, M. l'abbé P.A. Caron, curé actuel, nous écrit ce qui suit : « Lors de l'érection canonique, Mgr Cazeau proposa de donner le nom de Saint-Côme à la paroisse, mais les paroissiens n'en voulurent pas. Alors, dit Mgr Cazeau, nous allons la mettre sous le patronage de saint Pacôme, ce que tous acceptèrent. La paroisse de Saint-Pacôme compte aujourd'hui parmi les meilleures paroisses agricoles du comté de Kamouraska. Pop. 2,375. »

Source texte : Magnan, Hormisdas, Dictionnaire historique et géographique des paroisses, missions et municipalités de la Province de Québec, 1925, p. 605.

Source image : Côte Norbert à Saint-Pacôme vers 1920, photo: Jean-Baptiste Dupuis, Famille Norbert E. Dionne.

Saint-Pacôme

Source image : Saint-Pacôme vers 1920, Famille Norbert E. Dionne.

Saint-Pacôme

Source image : Saint-Pacôme, Famille Norbert E. Dionne.

La population de Saint-Pacôme au fil du temps

Source image : Recensements du Canada, 1861 à 2016, ministère de l’Agriculture, Bureau fédéral de la statistique, Statistique Canada.

Mont-Carmel

« Une première église fut construite en 1851, par M. l'abbé Édouard Guertin, curé de Saint-Denis, qui desservit d'abord la paroisse. La mission portait alors le nom de « Saint-Édouard ». […] Un curé y réside depuis 1859, année de l'ouverture des registres de la paroisse. Le territoire de cette paroisse a été détaché de la paroisse de Rivière-Ouelle. Pour description, voir M. et P. de Deschamps, pages 168 et 1029. La municipalité de la paroisse de Notre-Dame-du-Mont-Camel a été érigée le 1er janvier 1855, en vertu de l'Acte 18 Vict. chap. 100, section 3, paragraphe 11. Le territoire de cette paroisse s'étend derrière les coteaux qui se trouvent sur le haut du 5e rang du fief de Saint-Denis, à 3 milles de la station de Saint-Philippe-de-Néri, sur le parcours du chemin de fer Canadien National. C'est l'abbé Édouard Guertier, ancien curé de Saint-Denis, qui a suggéré à l'autorité ecclésiastique que la paroisse fût mise sous le patronage de Notre-Dame-du-Mont-Carmel, qui était sa dévotion particulière. Pop. 1,350. »

Source texte : Magnan, Hormisdas, Dictionnaire historique et géographique des paroisses, missions et municipalités de la Province de Québec, 1925, p. 143.

Source image : La vieille église de Mont-Carmel, construite en 1851 et démolie en 1906, Ulric Lévesque, Notre-Dame-du-Mont-Carmel, comté de Kamouraska, 1867-1967.

La population de Mont-Carmel

(Ministère de l'Agriculture/Bureau fédéral de la statistique/Statistique Canada, Recensements du Canada, 1861 à 2016)

Saint-Philippe-de-Néri

« La paroisse fut desservie comme mission jusqu'en 1870. C'est en cette dernière année que s'ouvrent les registres de la paroisse et qu'un curé résidant y fut nommé. […] Le territoire de cette paroisse a été détaché des paroisses de Saint-Denis, de Notre-Dame-du-Mont-Carmel, de Saint-Pascal et de Saint-Pacôme. […] Le village est situé sur le parcours du chemin de fer Canadien National. M. l'abbé E. Pelletier, curé actuel, nous écrit : « Le patron de la paroisse a été choisi en 1870, par Mgr C.F. Baillargeon, à cause de la grande popularité dont saint Philippe de Néri jouissait à Rome, à cette époque. Les citoyens avaient d'abord choisi saint Jean-Baptiste pour patron, en l'honneur d'un citoyen généreux, M. Jean-Baptiste Langlois, qui avait fait don du terrain de l'église, mais tous se rendirent au désir de leur évêque qui arrivait d'un voyage dans la Ville Éternelle. Pop. 792. » (Magnan, Hormisdas, Dictionnaire historique et géographique des paroisses, missions et municipalités de la Province de Québec, 1925, p.629

Magnan, Hormisdas, Dictionnaire historique et géographique des paroisses, missions et municipalités de la Province de Québec, 1925, p. 629.

La population de Saint-Philippe de Néri

Source image : Recensements du Canada, 1861 à 2016, ministère de l’Agriculture, Bureau fédéral de la statistique, Statistique Canada.

Saint-Gabriel-Lalemant

« Le 15 août 1938, une pétition est signée par 115 citoyens de ces rangs pour solliciter la faveur de constituer ce territoire en une paroisse indépendante de Saint-Pacôme. […] Le 17 janvier 1939, M. l’Abbé François St-Pierre fut nommé desservant ou vicaire économe de la paroisse de Saint-Gabriel-Lalemant. La construction de l’église et du presbytère se poursuivit tout au long de l’année 1939 et, le 3 décembre de cette même année, l’église fut bénite. Monsieur l’Abbé Paul-Émile Paquet assuma la charge de curé fondateur. »

Source texte : Municipalité de Saint-Gabriel-Lalemant. Repéré à : (http://www.saintgabriellalemant.qc.ca/pages/histoire-de-la-municipalite)

Source image : Saint-Gabriel, Famille Norbert E. Dionne.

Saint-Gabriel-Lalemant

Source image : Saint-Gabriel, Famille Norbert E. Dionne.

La population de Saint-Gabriel-Lalemant

Source image : Recensements du Canada, 1861 à 2016, ministère de l’Agriculture, Bureau fédéral de la statistique, Statistique Canada.

Les recensements racontent l’histoire

De 1791 à 1829, le Bas-Canada se compose de 27 circonscriptions électorales (comtés). Le Bas-Saint-Laurent que nous connaissons aujourd’hui est alors entièrement inclus dans le comté de Cornwallis.

En 1829, dans la foulée d’une refonte de la carte électorale, le comté de Cornwallis est scindé en deux : Kamouraska et Rimouski.

Le nouveau comté de Kamouraska se subdivise alors en 11 sous-districts.

« 1840 L’Acte d’Union instaure des changements importants à la représentation électorale du Bas-Canada. Regroupés sous une même législature, le Haut-Canada et le Bas-Canada peuvent élire chacun 42 députés. Chaque circonscription est représentée par un député, sauf pour les cités de Montréal et de Québec, qui conservent chacune deux représentants. […] Cette carte compte donc 40 circonscriptions et a été utilisée pour les élections générales de 1841, de 1844, de 1847 et de 1851.

1853    Cette carte compte 62 circonscriptions et a été utilisée pour l’élection générale de 1854.

1855    Cette carte compte 64 circonscriptions et a été utilisée pour l’élection générale de 1857.

1860    Cette carte compte 68 circonscriptions et a été utilisée pour les élections générales de 1861et de 1863.

1867    Avec la proclamation de l’Acte de l’Amérique du Nord britannique (AANB), le Québec retrouve ses propres institutions parlementaires.

L’Assemblée peut dès lors procéder à la délimitation des circonscriptions de la province. […] Cette carte compte 68 circonscriptions et a été utilisée pour les élections générales de 1867, de 1871, de 1875, de 1878, de 1881 et de 1886. »

Source texte : Repéré à : http:// lacarte.electionsquebec .qc.ca/fr/historique_carte. php
 

Recensement de 1851-1852

Le Québec ne faisait pas partie du Dominion du Canada et s'appelait Canada-Est.

Le Recensement de 1851 est une collection des recensements du Canada-Est, du Canada-Ouest, du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Écosse effectués à différentes époques.

Le détail par district de ce recensement indique que la paroisse (parish) de Saint-Pacôme, nouvellement fondée, n’y apparaît pas encore tout comme celle de Notre-Dame-du-Mont-Carmel.

Source image et texte : Districts et sous-districts du Recensement de 1851 : Canada-Est, Bibliothèque et Archives Canada.
 

Recensement de 1861

Il faut attendre le recensement de 1861 avant que Saint-Pacôme et Notre-Dame-du-Mont-Carmel soient considérés comme sous-districts du comté de Kamouraska.

C’est dire qu’à cette époque la population du territoire aujourd’hui situé à Saint-Gabriel est recensée dans le sous-district de Saint-Pacôme. Quant à la paroisse de Saint-Philippe de Néri, elle est formée en 1871 et se détache de Saint-Denis, Notre-Dame-du-Mont-Carmel, Saint-Paschal, Saint-Pacôme et Saint-Louis (Kamouraska).

Source image et texte : Districts et sous-districts du Recensement de 1861 : Canada-Est, Bibliothèque et Archives Canada.

Pour en savoir plus sur le recensement de 1861, suivez ce lien: http://www.bac-lac.gc.ca/fra/recensements/1861/Pages/canada-est.aspx#k)
 



Extrait de
Circuit Fil Rouge au Belvédère de la Croix de Saint-Pacôme

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