Le moulin Casgrain

Un témoin du passé en plein coeur de Saint-Pacôme

En 1840, Pierre-Thomas Casgrain, seigneur de la Bouteillerie, voit à l’édification d’un moulin banal qui lui permettra de percevoir les taxes qu’il est en droit de lever sur le grain que ses censitaires doivent moudre à son moulin. Ces taxes s’appellent « banalités » à l’époque.

Le moulin seigneurial est érigé le long de la Ouelle, dans la partie du village de Rivière-Ouelle qu’on appelle alors le 3e rang et qui deviendra, onze ans plus tard, la paroisse de Saint-Pacôme.

Source image : Fonds Cécile Dionne, Le moulin Casgrain en 1896, Archives de la Côte-du-Sud.
 

L'histoire de Charles Pearson

Charles Pearson est un personnage qui a joué un rôle déterminant au début du 19ième siècle dans l'histoire du moulin seigneurial de la Rivière-ouelle à Saint-Pacôme (Kamouraska).

En vous rendant sur le le site web du moulin de Saint-Pacôme, vous pourrez lire l’histoire de Charles Pearson et en apprendre davantage sur ce lieu.

Un rare témoin

« La valeur patrimoniale du moulin Casgrain repose sur sa rareté. Il s'agit de l'un des seuls moulins à farine construits en bois à subsister sur le territoire de la Côte-du-Sud. Ce moulin est bâti en madriers de bois posés sur le plat, un type de construction dont il ne resterait que très peu d'exemples au Québec. D'autre part, des douze moulins construits en bordure de la rivière Ouelle, le moulin Casgrain-Lévesque est le seul à être conservé. Il constitue, par ailleurs, l'un des plus anciens bâtiments de la municipalité de Saint-Pacôme. »

Source texte : Moulin Casgrain-Lévesque, Lieux patrimoniaux du Canada, 2006. Repéré à http://www.h istoricplaces.ca/fr/rep-reg/place-lieu.asp x?id=6212

Source image : Vue latérale du moulin Casgrain-Lévesque, ministère de la Culture et des Communications, photo : Jean-François Rodrigue, 2008.

Des moulins à farine qui ont marqué Saint-Pacôme

Source image : Ulric Lévesque et al., Saint-Pacôme 1851-2001 ; Notre histoire, Corporation des Fêtes du 150e de Saint-Pacôme, tome 1, 2001, p. 191-202.
 

Pont et moulin Belisle

Source image : Pont et moulin Belisle, Famille Norbert E. Dionne.
 

Passeurs de mémoire - Casgrain

En complément d'information, Passeurs de mémoire propose des capsules gratuites composées de plusieurs points d’info associés à une famille. Ce site (externe à l'application BaladoDécouverte) permet de suivre les traces des ancêtres de la famille Casgrain. Accédez-y en cliquant ici.

Tableau généalogique Casgrain

Les tableaux généalogiques ne sont pas exhaustifs; y sont principalement intégrées les personnes mentionnées dans les circuits géolocalisés et les capsules virtuelles. Pour faciliter la consultation, la plupart du temps, les enfants décédés en bas âge et les célibataires n’y figurent pas. Certaines personnes figurent dans leur lignée sans que tous leurs ascendants y soient indiqués. Leur nom est alors dans des cases reliées par un trait rouge. Les cases teintées de gris signifient qu’il est question de la famille de l’époux ou de l’épouse dans un autre circuit Passeurs de mémoire.
 

Introduction - Casgrain

Source photo: La seigneurie de La Bouteillerie et les environs en 1825. Extrait d’un plan de la province du Bas-Canada. (BAnQ Québec E21-S555-SS1-SSS24-P10)


Un terreau fertile pour des racines profondes…

Des familles pionnières prennent racine dans la vallée du Saint-Laurent dès le premier quart du XVIIe siècle. D’abord concentrée autour de Québec, la migration touche les deux rives du fleuve et de ses affluents, créant au passage des seigneuries et des paroisses. Plusieurs régions deviennent le berceau de familles dont la nombreuse descendance anime toujours notre société Peut-être vous-même, des parents, des amis ou des voisins portez ces noms souvent familiers. Avec Passeurs de mémoire, Parcours Fil Rouge vous invite à une grande fête de famille dans vos régions d’origine.

Jean Casgrain (Cassegrain, Cassegrin) arrive en Nouvelle-France vers 1748. Il s’établit à Québec, au pied du cap Diamant. Il y ouvre La Cloche bleue, un commerce de vin qui offre aussi des repas. En 1750, il épouse Geneviève Duchene qui décède en 1764 sans avoir eu d’enfant. Peu après, Jean épouse Marguerite Cazeau (Caso). De ce mariage naissent 14 enfants dont dix décèdent en bas âge.

Leur fils Pierre quitte la maison vers l’âge de treize ans et travaille pour un marchand de fourrures. Avant d’être propriétaire de la seigneurie de La Bouteillerie et de celle de L’Islet–Saint-Jean, Pierre Casgrain est commerçant. Il ouvre un magasin général à Rivière-Ouelle, un autre à Kamouraska, puis il s’associe avec son commis Amable Dionne.

Après la Conquête, comme plusieurs Canadiens français, Pierre Casgrain signe la déclaration publique de loyauté à la couronne britannique. Il obtient une commission de juge de paix pour le district de Québec et s’enrôle dans la milice de Rivière-Ouelle.

En 1790, Pierre épouse une amie de la famille, Marguerite Bonenfant, qui n’a que 14 ans. En 1798, Casgrain s’associe aux frères McCallum de Québec, acquiert une pêcherie au fief de Saint-Denis et fonde une compagnie avec son fils Pierre-Thomas.

Du mariage de Pierre et de Marguerite naissent quatorze enfants. Leur famille contribuera au développement de la Côte-du-Sud et rayonnera de diverses manières au Québec. Plusieurs personnalités y sont associées. Parmi elles, soulignons Luc Letellier, lieutenant-gouverneur, Henri-Raymond Casgrain, auteur et historien, Louis Beaubien, journaliste, politicien et homme d’affaires, Horace Bélanger, commerçant de fourrures, et la politicienne Thérèse Forget-Casgrain. Aujourd’hui, plusieurs voies de communication, parcs, places et cours d’eau portent le nom de Casgrain au Québec.
 

Pierre Casgrain

Pierre Casgrain est baptisé à Québec, le 16 juin 1771. L'acte de son baptême se lit comme suit :

« Lan mil sept cent soixante onze le seize juin par nous Curé de québec soussigné acte Bapteme Pierre --- fils --- Jean Casgrain traiteur --- Marguerite Caseaux, Parrain M. Marcoux --- Marraine Mlle Josephte Martel qui ont signé avec nous, le père --- »

Source image : Acte de baptême de Pierre Casgrain, Québec, 16 juin 1771.
 

Mariage de Pierre Casgrain

Pierre Casgrain épouse Marguerite Bonenfant à Rivière-Ouelle le 27 juillet 1790.
Le père et la mère de Pierre sont présents de même que ses amis François Boucher et Nicholas Bouchard. Du côté de Marguerite, son père Jean-Baptiste Bonenfant et sa mère Marie Côté sont présents de même que sa sœur Charlotte Bonenfant, ses oncles Louis et Philippe Côté et de nombreux parents et amis. L' acte de leur mariage se lit comme suit :

« L’an mil sept cent quatre vingt dix le vingt sept juillet après la publication d’un seul ban de mariage,  Monseigneur L’Évêque de Québec ayant accordé dispense de deux autres bans entre Pierre Cassegrin fils de Jean Cassegrin et de Marguerite Caso (Cazeau) et père et mère de la paroisse de la Ste Famille ville de Québec d’une part et Marie Marguerite Bonenfant, fille de Jean Baptiste Bonenfant et de Marie Côté père et mère de la paroisse de la Rivière Ouelle d’autre part, ne s’étant point trouvé d’empêchement au dit mariage, nous Curé soussigné avons reçu leur mutuel consentement et leur avons donné la bénédiction nuptiale suivant le rite prévu par notre mère la Ste Église Romaine, et ce en présence du côté de l’Époux de Marguerite Caso, de Jean Haussmann, de François Boucher, Nicolas Bouchard  des amis et du côté de l’épouse de Jean Baptiste Bonenfant son père, de Charlotte Bonenfant sa ---, de Louis et Philippe Côté, ses oncles et de plusieurs autre parents et amis dont les uns ont signé avec les époux et nous, les autres ont déclaré ---
Bern. Canet ptre »



Source image : Acte de mariage de Pierre Cassegrin (Casgrain) et de Marie Marguerite Bonenfant, Rivière-Ouelle, 27 juillet 1790.
 

Famille Bonenfant

Le marchand vendéen Jean-Baptiste Bonenfant serait arrivé en Nouvelle-France avant 1750 avec sa femme Élisabeth Baals (Bard, Balse) et au moins un fils. Il aurait pu être accompagné de Jean Casgrain. Le couple a cinq enfants connus.
Son épouse Élisabeth décède à Rivière-Ouelle en juin 1774. Le 15 février 1775, Jean-Baptiste épouse Marie Côté de Québec. De ce mariage sont nées leurs filles Marguerite, qui épouse Pierre Casgrain en 1790, et Charlotte, qui épouse François Têtu en 1793.

Par ces mariages, la famille Bonenfant s’associe à deux familles bien en vue de Rivière-Ouelle. Les Têtu, à l’instar d’autres familles riveloises, constituent l’élite de la paroisse. Ces mariages participent du foisonnant réseau des alliances familiales de la Côte-du-Sud de cette époque.

POUR EN SAVOIR DAVANTAGE, consultez en ligne la biographie de Nive Voisine, « TÊTU, CHARLES-HILAIRE » dans « Dictionnaire biographique du Canada » en cliquant ici.
 

Descendants

Comme l’indique le tableau généalogique, la famille Casgrain tisse des liens avec plusieurs grandes familles de la région.  Lors de leur mariage, les filles de Pierre et de Marguerite reçoivent de bonnes dots. À Rivière-Ouelle, Sophie épouse le notaire François Letellier le 5 juillet 1814 et Luce épouse l’avocat Philippe Panet en 1819. Quant à Justine, elle convole en justes noces avec le médecin Charles B. Maguire en 1819. Un an après son décès en 1828, elle épouse le médecin montréalais Pierre Beaubien.

Leur fils, Charles-Eusèbe Casgrain, épouse Eliza-Anne Baby, fille de James Baby, conseiller législatif et exécutif du Haut-Canada. Olivier-Eugène épouse Hortense Dionne, fille du désormais riche et influent Amable Dionne.

POUR EN SAVOIR DAVANTAGE, suivez les traces des familles Letellier et Dionne en cliquant ici et procurez-vous les circuits généalogiques PASSEURS DE MÉMOIRE qui leur sont consacrés.
 

Pierre-Thomas Casgrain

Pierre-Thomas épouse en 1818 Émilie Trouillet (Truillier) Lacombe originaire de la Montérégie. De leur mariage naissent 17 enfants dont Flavie qui épouse le notaire Augustin Ovide Martineau en 1841, Clément-Charles qui épouse Éloïse Miville-Deschênes, fille de Pierre et de Marie-Anne Juchereau-Duchesnay, et Louis-Alphonse Casgrain, vicaire à Chicoutimi puis curé dans de nombreuses paroisses.

Au décès de son père en 1828, Pierre-Thomas hérite de quelques terres, du magasin et de la seigneurie de La Bouteillerie. Avec l’abolition du régime seigneurial, il devient le premier maire de la municipalité de Rivière-Ouelle.

POUR EN SAVOIR DAVANTAGE, rendez-vous à l’entrée du cimetière de Rivière-Ouelle pour y découvrir le Mémoriasitué dans le Parc des ancêtres. Son plan et ses listes sont conçus pour faciliter la recherche des défunts et leur localisation. Le Mémorial évoque aussi plusieurs éléments inscrits dans ce secteur d’intérêt historique.

POUR EN SAVOIR DAVANTAGE, suivez les traces de la famille Miville-Deschênes en cliquant ici et procurez-vous le circuit généalogique PASSEURS DE MÉMOIRE qui lui est consacré.

 

Sophie Casgrain

Sophie Casgrain est la fille aînée de Pierre Casgrain et de Marguerite Bonenfant. Le 5 juillet 1814, elle épouse le notaire François Letellier de Saint-Just, fils de Michel Letellier et de Marie-Louise Moreau. Sophie a 15 ans. Dans l’acte de mariage, on lit « gentilhomme, notaire public, fils de Michel Letellier de Saint-Just, écuyer, ci-devant membre du parlement provincial ».

Originaire de Saint-Vallier, François Letellier fait des études classiques, il étudie le droit et est reçu notaire en 1811. Premier Rivelois de la famille, il acquiert des terres qu’il cultive et ouvre un commerce en plus de pratiquer le notariat. En 1820, il se présente comme député pour le comté de Cornwallis, mais n’est pas élu.

Sur une période de 14 ans, Sophie et François ont dix enfants : Justine épouse Jean-Baptiste Dupuis de Saint-Roch-des-Aulnaies ; Flore marie Norbert Piuze ; Pierre-François demeure célibataire tandis que son jumeau Georges épouse Marie Bouchard ; Luc, notaire, homme d’affaires, député et lieutenant-gouverneur, épouse Eugénie-Éliza Laurent et Charles marie Éliza Chapais.

François Letellier décède à 36 ans. Sa disparition oblige sa veuve à assumer la lourde responsabilité de huit enfants. Le réseau familial aide celle-ci à subvenir aux besoins de sa famille. Sophie se remarie en 1833 avec Édouard Bélanger et quatre enfants naissent de ce mariage « houleux ». Bélanger quitte Rivière-Ouelle pour devenir l’un des principaux employés de la Compagnie de la Baie d’Hudson et se noie le 28 octobre 1853 dans la rivière Little-White-Wale-River. Leur fils Horace Bélanger suit son père dans l’ouest. Très jeune, il entre au service de la Compagnie de la Baie d’Hudson. Il y gravit les échelons et laisse le souvenir d’un homme de bien.

POUR EN SAVOIR DAVANTAGE, consultez la biographie de. Bruce F. Donaldson et Martha McCarthy, « BÉLANGER, HORACE » dans « Dictionnaire biographique du Canada » en cliquant ici.

POUR EN SAVOIR DAVANTAGE, suivez les traces de la famille Letellier en cliquant ici et procurez-vous le circuit généalogique PASSEURS DE MÉMOIRE qui lui est consacré.
 

Baie d'Hudson

Les archives de la Compagnie de la Baie d’Hudson contiennent des feuillets biographiques sur les employés, dont celui d’Horace Bélanger.

POUR EN SAVOIR DAVANTAGE, consultez en ligne l’article d’Arthur J. Ray « Compagnie de la Baie d’Hudson » dans « L’encyclopédie canadienne », 2009 en cliquant ici.

Source image : Feuillet biographique Édouard Bélanger [1836-1892], [1853-1892]. (Compagnie de la Baie d’Hudson)
 

Luce Casgrain Panet

Luce, fille de Pierre Casgrain et de Marguerite Bonenfant, épouse Philippe Panet le 14 juillet 1819. Originaire d’une famille aisée de Québec, il pratique le notariat avant d’être député puis juge. Ils ont 14 enfants 

POUR EN SAVOIR DAVANTAGE, consultez en ligne la biographie de Claude Vachon, « PANET, PHILIPPE » dans « Dictionnaire biographique du Canada » en cliquant ici.

Source image : Philippe Panet. (Archives de la ville de Montréal)


 

Justine Casgrain Beaubien

Justine Casgrain, sœur de Sophie, Luce et Suzanne, épouse le chirurgien Charles Butler Maguire la laisse veuve à 24 ans avec un jeune enfant. En secondes noces, Justine épouse le médecin Pierre Beaubien de Baie-du-Febvre avec qui elle a plusieurs enfants.

En cherchant Justine Casgrain dans le répertoire historique des toponymes montréalais, on peut lire : « […] veuve du médecin Charles Butler Maguire, épouse le 11 mai 1829 le docteur Pierre Beaubien. Grand propriétaire terrien, celui-ci cède à la municipalité de Saint-Louis-du-Mile-End plusieurs voies qu’il nomme Maguire, de Gaspé Beaubien, Casgrain, Lauretta et Alma, d’après les membres de sa famille. À la fin du XIXe siècle, l’avenue Casgrain est comprise entre les avenues Laurier et Saint-Viateur. » Saint-Louis-du-Mile-End est annexée à Montréal en 1910. Le quartier montréalais du « Mile End » fait partie de l’arrondissement du Plateau-Mont-Royal. Il occupe à peu près l’espace compris entre le boulevard Saint-Joseph, la rue de Mentana, l’avenue du Mont-Royal et la rue Berri.

Pierre Beaubien est né en 1796. Après des études au séminaire de Nicolet et au petit séminaire de Montréal, en philosophie, il étudie la médecine à Paris et y pratique durant quelques années. Député de la Cité de Montréal en 1843 et 1844 et de Chambly en 1848 et 1849, il quitte la vie politique et devient médecin à la prison de Montréal, poste qu’il conserve durant trente ans. Il enseigne à l’Hôtel-Dieu de Montréal et à l’École de médecine. Beaubien possède plusieurs terres au centre de la ville de Montréal.  

Le professeur Jacques Bernier résume ainsi sa contribution : « Même si Pierre Beaubien n’a pas été un homme public très en vue, il reste que sa carrière très diversifiée et sa grande fortune ont fait de lui une figure marquante de la société montréalaise du milieu du XIXe siècle. » 

Louis Beaubien, fils de Justine et Pierre né en 1837, est journaliste, politicien et homme d’affaires et se distingue par la diversité de ses talents et sa fortune. À son sujet, consultez en ligne la biographie de Fernande Roy « BEAUBIEN, LOUIS » dans « Dictionnaire biographique du Canada » en cliquant ici.

POUR EN SAVOIR DAVANTAGE, consultez en ligne la biographie de Jacques Bernier, « BEAUBIEN, PIERRE » dans « Dictionnaire biographique du Canada » en cliquant ici.

POUR EN SAVOIR DAVANTAGE, consultez en ligne la biographie de Fernande Roy « BEAUBIEN, LOUIS » dans « Dictionnaire biographique du Canada » en cliquant ici



Source image : Pierre Beaubien, M.D. (BAnQ, IQ 4107, photo : Studio of Inglis)

Suzanne Casgrain

Suzanne Casgrain, fille de Pierre Casgrain et de Marguerite Bonenfant, épouse l’avocat rivelois Charles-Alphonse-Pantaléon Pelletier qui deviendra plus tard lieutenant-gouverneur. 

Suzanne Casgrain décède prématurément après avoir donné naissance à son premier enfant fils Oscar-Charles.

POUR EN SAVOIR DAVANTAGE, suivez les traces de la famille Pelletier en  cliquant ici et procurez-vous le circuit généalogique PASSEURS DE MÉMOIRE qui lui est consacré.

POUR EN SAVOIR DAVANTAGE, consultez en ligne la biographie de Jean-Guy Pelletier, « PELLETIER, sir CHARLES-ALPHONSE-PANTALÉON » dans « Dictionnaire biographique du Canada » en cliquant ici.


POUR EN SAVOIR DAVANTAGE, consultez en ligne la biographie de Jean-Guy Pelletier, « PELLETIER, sir CHARLES-ALPHONSE-PANTALÉON » dans « Dictionnaire biographique du Canada » en cliquant ici.

Source image : Charles-Alphonse - Pantaléon Pelletier vers 1890. (BAnQ, P428, S3, SS1, D44, P274 Fonds L’Action catholique)
 

Philippe Baby Casgrain, fils de Charles-Eusèbe

Charles-Eusèbe, fils de Pierre Casgrain et de Marguerite Bonenfant, est avocat, homme politique, député de Kamouraska de 1830 à 1834 et fonctionnaire. Il épouse Eliza-Anne Baby, fille de James Baby et d’Elizabeth Abbott. 14 enfants naissent de leur mariage. Notons qu’Eliza-Anne est l’auteur, en 1869, des Mémoires de famille C. E. Casgrain. Elle signe cet ouvrage sous le nom de madame C. E. Casgrain née Baby, Rivière-Ouelle Manoir d’Airvault.

Fils de Charles-Eusèbe Casgrain et d’Anne-Elizabeth Baby, Philippe Baby Casgrain épouse, en 1854, Charlotte Mathilde Perrault, fille de François-Xavier Perrault, greffier et militaire, et de Marie-Esther Lussier. Avocat, il s’associe avec Pierre-Joseph-Olivier Chauveau, futur premier ministre du Québec. Avocat-conseil de la reine, il représente la circonscription électorale fédérale de L’Islet sous la bannière du parti libéral de 1872 à 1891. Portant un intérêt à la culture, il préside la Société littéraire et historique de Québec en 1898, 1899 et 1906. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages, notamment : Letellier de Saint-Just et son temps (1885), Mémorial des familles Casgrain, Baby, et Perrault du Canada (1898), La vie de Joseph François Perrault : surnommé le père de l’éducation du peuple canadien (1898), et de nombreux autres ouvrages.

POUR EN SAVOIR DAVANTAGE, consultez en ligne la biographie d’Antonio Lechasseur, « CASGRAIN, CHARLES-EUSÈBE » dans « Dictionnaire biographique du Canada » en cliquant ici.

POUR EN SAVOIR DAVANTAGE, consultez en ligne la biographie de John Clarke, « BABY, JAMES » dans « Dictionnaire biographique du Canada » en cliquant ici.

Source image : Philippe Baby-Casgrain vers 1885. (BAnQ P1000, S4, D83, PC42, Collection Centre d’archives de Québec, photo : Montminy & Cie)

Thomas Chase-Casgrain

Né à Détroit en 1852, il est le fils de Charles-Eugène Casgrain et de Charlotte Chase, et le petit-fils de Charles-Eusèbe et d’Éliza Anne Baby. Il est avocat, professeur, homme politique et co-propriétaire du journal L’Événement de Québec.

L’historien René Castonguay relate ainsi les principaux moments de sa carrière : « Il reçoit un doctorat en droit en 1883, un an après avoir été nommé avocat de la couronne pour le district de Québec. En 1885, le gouvernement fédéral […] le désigne pour faire partie de l’équipe d’avocats qui représenteront la couronne au procès de Louis Riel. […] [Il est] procureur général du Québec […] En 1896, il entreprend une carrière politique sur la scène fédérale. […] Homme fortement contesté au Québec, Thomas Chase-Casgrain représente mieux que personne, en ce début du XXe siècle, l’attachement à l’Empire manifesté par un groupe canadien-français de plus en plus restreint, combattant contre toute forme d’indépendance canadienne. Il est l’antithèse parfaite de Henri Bourassa et de son groupe nationaliste […] ».

POUR EN SAVOIR DAVANTAGE, consultez en ligne la biographie de René Castonguay, « CHASE-CASGRAIN, THOMAS » dans « Dictionnaire biographique du Canada » en cliquant ici.

Source image : Thomas Chase-Casgrain vers 1901. (BAnQ, P1000, S4, D83, PC39, Collection Centre d’archives de Québec, photo : Elliott & Fry)
 

Olivier-Eugène Casgrain et Henri-Edmond

Olivier-Eugène Casgrain, né en 1812, est le fils de Pierre et de Marguerite Bonenfant. Notaire et juge, il épouse à Kamouraska, en 1832, Hortense Dionne, fille d’Amable et de Catherine Perrault. Il hérite d’une part de la seigneurie de L’Islet–Saint-Jean et de celle de la seigneurie de L’Islet de Bonsecours. Son fils Henri-Edmond est chirurgien-dentiste et inventeur, passionné du transport motorisé. 

POUR EN SAVOIR DAVANTAGE, consultez en ligne la biographie de John Hare, « CASSEGRAIN, OLIVIER-ARTHUR » dans « Dictionnaire biographique du Canada» en cliquant ici.


Source image : M. Henri-Edmond Casgrain, le premier automobiliste du Québec. (Magazine prestige, 2012)
 

Henri-Raymond Casgrain

Henri-Raymond, né en 1831, est le fils de Charles Eusèbe Casgrain et d’Éliza Anne Baby. Après des études classiques au Collège de Sainte-Anne-de-la-Pocatière, il poursuit ses études en théologie au Séminaire de Québec. Ordonné en 1856, il enseigne avant d’être nommé vicaire dans le diocèse de Québec. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages littéraires et historiques et apporte une contribution originale à la littérature canadienne.

Ses premiers écrits s’inspirent de contes et de légendes de la Côte-du-Sud. Plus tard, Casgrain devient biographe et historien. Il s’intéresse à l’histoire de l’Acadie et au Marquis de Montcalm. Certaines de ses œuvres sont couronnées par l’Académie française.

POUR EN SAVOIR DAVANTAGE sur Henri-Raymond Casgrain, consultez les ouvrages de Gilles Pageau Henri-Raymond Casgrain. Souvenances canadiennes, paru en 2016, et Évocations du fleuve Saint-Laurent dans l’œuvre d’Henri-Raymond Casgrain (1831-1904), paru en 2011. Ces livres sont en vente aux Archives de la Côte-du-Sud. Informez-vous en cliquant ici.

POUR EN SAVOIR DAVANTAGE, consultez en ligne la biographie de Jean-Paul Hudon, « CASGRAIN, HENRI-RAYMOND » dans « Dictionnaire biographique du Canada » en cliquant ici.

POUR EN SAVOIR DAVANTAGE, parcourez le circuit généalogique passeursdememoire.com consacré à la famille Casgrain en cliquant ici et procurez-vous le premier livre de la collection historique Passeurs de mémoireLe Kamouraska et la Grande‑Anse,  en cliquant ici. Publié aux Éditions GID, ce premier titre embrasse le territoire du Kamouraska avec une incursion à l’ouest soit le littoral du fleuve Saint-Laurent, de Saint-André à Saint-Roch-des-Aulnaies, couvrant jusqu’aux terrasses du piémont et à l’arrière-pays.


 



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Extrait de
Circuit Fil Rouge Saint-Pacôme

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