Saint-Pacôme

Entre plaine, rivière et montagne

Saint-Pacôme est un village de contrastes, entre montagne et rivière, entre haut et bas de la côte, entre catholiques et protestants, entre pauvreté et prospérité.

Avec une superficie totale de 29,52 km2, la municipalité est située dans la partie appelée piedmont de la région de Kamouraska et a des frontières communes avec Rivière-Ouelle, Saint-Philippe-de-Néri, Mont-Carmel, Saint-Gabriel-Lalemant et Sainte-Anne-de-la-Pocatière. En termes de superficie, elle est la plus petite municipalité du Kamouraska.

Le troisième rang de la seigneurie de la Bouteillerie devient Saint-Pacôme en 1851. Avant cette date, l’histoire de Saint-Pacôme s’identifie à celle de Rivière-Ouelle, puisque son territoire est situé en totalité dans la seigneurie concédée en 1672. Saint-Pacôme vit ses cent premières années sous le signe de l’exploitation forestière. De grandes familles d’origine anglaise s’installent alors au village et contribuent à sa prospérité grâce à leurs moulins à scie. La cohabitation harmonieuse entre patrons anglophones protestants et ouvriers francophones catholiques donnera une couleur particulière à la vie sociale, sportive et culturelle du lieu tout en influençant l’architecture locale.

La première église de Saint-Pacôme est construite à l'hiver 1852 et incendiée en mai de la même année. À la fin de l'année 1852, les citoyens bâtissent l’église actuelle, qui fera l’objet de réparations en 1901 et connaîtra un agrandissement en 1907.

Érigé en 1868, le presbytère n'avait pas l'aspect qu'il a aujourd'hui. C'est en 1926 qu'un deuxième étage de neuf pieds de haut est ajouté au bâtiment. Depuis 2001, la vocation du presbytère a changé pour devenir l'Auberge Comme au premier jour.

Source image : Le village de Saint-Pacôme, photo : Jean-Baptiste Dupuis, Famille Norbert E. Dionne.
 

Saint-Pacôme

Gagnon et de Mathilde Massé, la deuxième Canadienne française à obtenir un diplôme de médecine. Sa fierté est tout aussi grande d’avoir vu vivre ou séjourner en ses terres les ancêtres de plusieurs gens illustres, entre autres, la mère de l’écrivain américain Jack Kerouac, le grand-père de l’ancien premier ministre René Lévesque et le père de Louis-Alexandre Bélisle, l’auteur du Dictionnaire nord-américain de la langue française.

Membre de l’Association des plus beaux villages du Québec, la municipalité de Saint-Pacôme est aussi reconnue comme village récréotouristique. Au fil des décennies s’y sont développées des activités sportives et de plein air, qu’il s’agisse du ski alpin, du golf ou de la pêche au saumon.

Depuis 2001, Saint-Pacôme est la Capitale du Roman policier. Le Prix Saint-Pacôme, attribué à un auteur québécois de polar, a acquis une enviable réputation. La Bibliothèque Mathilde-Massé, localisée dans un édifice rénové en 2010, abrite même une section réservée au roman policier.

Fiers de la qualité de vie qu’ils trouvent chez eux, les Pacômiens ont toujours réussi à combiner leur sens de l’initiative, leur capacité à travailler ensemble et leur côté fonceur. Porteurs des mêmes caractéristiques, les nouveaux citoyens de la municipalité sont nombreux à se joindre à eux au sein de divers comités et organismes afin de concrétiser des projets de toute nature. Bref, comme le diraient les vieux du village :
« Si ça existe, c’est que ça se fait, donc on le fait! »

Source image : Saint-Pacôme vu du Belvédère de la Croix, photo : Louis-Bernard Forgues, municipalité de Saint-Pacôme.
 

Saint-Pacôme

« Un curé réside dans cette paroisse depuis 1852 et les registres paroissiaux s'ouvrent en l'année 1855. […] Le territoire de cette paroisse a été détaché de la paroisse de Notre-Dame-de-Liesse-de-la-Rivière-Ouelle. […] Le village est situé à un mille et demi de la station de Rivière-Ouelle sur le parcours du chemin de fer Canadien National, ainsi que de la gare de Saint-Pacôme, aujourd'hui Rivière-Ouelle-Est. Au sujet du choix du saint Patron de la paroisse, M. l'abbé P.A. Caron, curé actuel, nous écrit ce qui suit : « Lors de l'érection canonique, Mgr Cazeau proposa de donner le nom de Saint-Côme à la paroisse, mais les paroissiens n'en voulurent pas. Alors, dit Mgr Cazeau, nous allons la mettre sous le patronage de saint Pacôme, ce que tous acceptèrent. La paroisse de Saint-Pacôme compte aujourd'hui parmi les meilleures paroisses agricoles du comté de Kamouraska. Pop. 2,375. »

Source texte : Magnan, Hormisdas, Dictionnaire historique et géographique des paroisses, missions et municipalités de la Province de Québec, 1925, p. 605.

Source image : Côte Norbert à Saint-Pacôme vers 1920, photo: Jean-Baptiste Dupuis, Famille Norbert E. Dionne.

Le villagede Saint-Pacôme d'autrefois

Source image : Saint-Pacôme, photo : Jean-Baptiste Dupuis, Famille Norbert E. Dionne.

Saint-Pacôme

Source image : Saint-Pacôme au début du XXe siècle, photo : Jean-Baptiste Dupuis, Famille Norbert E. Dionne.
 

Saint-Pacôme

Source image : Vue de Saint-Pacôme vers 1900, Famille Norbert E. Dionne.

 

Saint-Pacôme à l'automne

Source image : Saint-Pacôme à l’automne, photo : Suzanne Hudon, 2013.



Extrait de
Circuit Fil Rouge à Saint-Pacôme

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