Albert Lévesque, ferblantier

Le premier ferblantier de Saint-Pacôme

« François Lévesque est né le 13 mars 1864 à Saint-Pacôme, comté de Kamouraska, dans un petit village situé non loin des rives du Saint-Laurent. Son père, modeste cultivateur, décide de lui faire faire son apprentissage de ferblantier, car il n’y a aucun ferblantier au village et dans les environs.

Au dire du fils d’Albert Lévesque, “l’apprentissage ne coûtait pas cher à l’époque et ça évitait à mon grand-père de lui acheter une terre” pour l’y installer, comme c’était la coutume au 19e siècle. M. Picard de Ste-Anne-de-la-Pocatière éest alors le ferblantier le plus près de St-Pacôme. C’est là que François va faire son apprentissage, lequel ne dure qu’une seule année. À cette époque, François n’a pas à payer pour apprendre son métier. Au contraire, il reçoit un petit salaire en retour du travail qu’il effectue à la boutique du maître. Aucun contrat n’est signé entre les responsables : l’entente se fait verbalement, à l’amiable, et aucun problème d’importance ne se produit. Il est logé et nourri chez son maître et, tous les dimanches et fêtes, il peut se rendre chez ses parents. »

Source texte : Hardy, Jean-Pierre, Un ferblantier de campagne (1875-1950), Musée National de l’homme : Collection Mercure, Ottawa, 1975, page 5.

Source image :  François Lévesque (1864-1944). Archives Famille Charles LeBel.

Phébée D'Anjou (1869-1945)

François Lévesque épouse Phébée D’Anjou en 1886, à l’âge de 22 ans. « Elle est déjà couturière de métier, spécialisée dans les habits de noce pour homme. Elle avait fait un apprentissage d’un an avec une des tantes de François. Elle cousait d’abord pour les autres, ce qui lui valut d’être une aide précieuse pour son mari, en fournissant sa part de revenus dans l’équilibre du budget. Lorsqu’elle eut suffisamment d’enfants pour occuper pleinement son temps, elle cessa de coudre pour les autres et consacra son savoir-faire à sa famille, enfants et petits-enfants. Elle eut 19 enfants, dont 12 garçons et 7 filles. »

Source texte : Hardy, Jean-Pierre, Un ferblantier de campagne (1875-1950), Musée National de l’homme : Collection Mercure, Ottawa, 1975, page 7.

Source image : Phébée D’Anjou (1869-1945), Archives Famille Charles LeBel.

L'arbre généalogique de la famille Lévesque

L'arbre généalogique de la famille Lévesque

Une famille nombreuse

Source image : Noces d’or de François Lévesque et Phébée D’Anjou, Archives Famille Charles LeBel.

Les Lévesque, une famille nombreuse

Les familles étant nombreuses à cette époque, Albert Lévesque compte onze frères et sept sœurs. L’un d’eux, François, de six ans son aîné, devenu ferblantier à Sainte-Louise, a joué un rôle important dans la vie d’Albert puisqu’il lui a permis de perfectionner ce qu’il avait commencé d’apprendre dans l’atelier de son père, ainsi que le révèle l’extrait suivant :

«À l’âge de dix ans, Albert se fait déjà la main au métier en servant d’apprenti à son père ou à son frère François. À la boutique, il est d’abord initié par son père et son frère aux travaux les plus faciles comme la réparation des gobelets, des tasses à eau, des chaudières et des tuyaux. Mais c’est surtout au contact de son frère qu’il apprend le métier car dès qu’il atteint ses seize ans, il l’accompagne au village et dans la campagne environnante pour faire des couvertures de maisons et de bâtiments. À la même époque, François se marie et va s’installer à Ste-Louise. Albert s’y rendra souvent pour l’aider à accomplir certaines tâches qui nécessitent deux hommes et y restera jusqu’à ce que l’ouvrage soit terminé. C’est là qu’il apprendra, par exemple, à faire un travail aussi difficile et délicat que la finition des toits de lucarnes.»

Source texte : Hardy, Jean-Pierre, Un ferblantier de campagne (1875-1950), Musée National de l’homme : Collection Mercure, Ottawa, 1975, p. 9-10.

Quelques-uns des frères d’Albert Lévesque

Source image : François D. Lévesque (1888-193)4, Archives Famille Charles LeBel.

Quelques-uns des frères d’Albert Lévesque

Source image : Wilfrid Lévesque (1891-1964), Archives Famille Charles LeBel.

Quelques-uns des frères d’Albert Lévesque

Source image : Sylvio Lévesque (1897-1984), Archives Famille Charles LeBel.

Quelques-uns des frères d’Albert Lévesque

Source image : Joseph Lévesque (1899-1981), Archives Famille Charles LeBel.

Quelques-uns des frères d’Albert Lévesque

Source image : Auguste Lévesque (1903-1984), Archives Famille Charles LeBel.

Quelques-uns des frères d’Albert Lévesque

Source image : Lucien Lévesque (1907-1996), Archives Famille Charles LeBel.

Quelques-uns des frères d’Albert Lévesque

Source image : Gilbert Lévesque (1914-1953), Archives Famille Charles LeBel.

Deux des sœurs d’Albert Lévesque

Source image : Julia Lévesque [sœur de la Congrégation Notre-Dame, Sœur Saint-Albert-de-Rome] (1893-1973), Archives Famille Charles LeBel.

Deux des sœurs d’Albert Lévesque

Source image : Alice Lévesque [sœur de la Congrégation Notre-Dame, Sœur Saint-François-du-Seigneur] (1895-1980), Archives Famille Charles LeBel.

Une réalisation marquante de Julia Lévesque

Julia, Sœur Saint-Albert-de-Rome, a été très impliquée dans l’écriture d’un classique, le Manuel de Cuisine Raisonnée. En effet, elle est coauteure du livre qui était destiné à l’époque aux élèves des cours élémentaires de l’École normale classico-ménagère de Saint-Pascal. Il fait maintenant partie des références en cuisine partout au Québec. En 2008, une nouvelle édition abrégée a même été publiée. À son décès, la congrégation lui a ainsi rendu hommage :

« Il est une autre tâche, et non la moindre, qu’on ne saurait passer sous silence puisque Sœur Saint-Albert-de-Rome s’y dévoua tout au long de sa vie religieuse : le travail de “La Cuisine raisonnée”. Elle fut sans contredit la principale collaboratrice de vénérée S.S.-Marie-Vitaline dans la préparation, la composition et l’impression de la 1re Édition, en 1919 ; par la suite, elle continuera son aide précieuse jusqu’à l’Édition de 1964. Sœur Saint-Albert a noté : “En tout 240 000 exemplaires”. Et elle ajoute : “J’espère que les 240 000 ménagères qui ont utilisé ‘La Cuisine raisonnée’ en ont été satisfaites et en ont fait profiter leurs familles.” Les chiffres parlent d’eux-mêmes ! »

Source texte : Notice nécrologique, Julia Lévesque (S. S.-Albert-de-Rome), vol. III, numéro 9, p. 130-131.
 

Albert Lévesque

Source image : Albert Lévesque à 20 ans en 1914, Archives Famille Charles LeBel.

Albert Lévesque lors de son mariage

Source image : Albert Lévesque (1894-1976) et Éva Bérubé (1895-1973) lors de leur mariage en 1920, Archives Famille Charles LeBel.

Une scène de famille

Source image : Albert Lévesque et sa femme Éva Bérubé avec leurs plus jeunes garçons, Donald et Georges-Albert, Archives Famille Charles LeBel.

Un homme impliqué socialement

Source image : Conseil municipal lors du 100e anniversaire de la municipalité de Saint-Pacôme, Albert Lévesque, maire [3e de gauche à droite, 1’ rangée], Archives Famille Charles LeBel.

Un homme impliqué socialement

M. Albert Lévesque était très impliqué dans les mouvements sociaux. Ici, on le voit lors d’un rassemblement des Lacordaire.

Source image : Albert Lévesque lors d’un rassemblement des Lacordaire, [1er de gauche, 2ème rangée], Archives de la Côte-du-Sud.
 

La maison et la boutique

Source image : Saint-Pacôme, boulevard Bégin dans les années 1945, maison et boutique familiales du Ferblantier Lévesque, Famille Norbert-É. Dionne.

La maison et la boutique

Source image : Ancien atelier de ferblantier au 265, rue Bégin à Saint-Pacôme, Inventaire du patrimoine régional. Martin, Léonidoff, Provencher, Lepage et associés, 1990.

La maison et la boutique

Source image : Maison familiale Lévesque, Inventaire du patrimoine régional. Martin, Léonidoff, Provencher, Lepage et associés, 1990.

Exemples d’articles fabriqués par Albert Lévesque

Source image : Boîte ronde servant à ranger divers objets, photo : Léonie Lévesque, Archives Famille Charles LeBel.

Exemples d’articles fabriqués par Albert Lévesque

Les contenants de ce type étaient peints de couleur différente afin d’identifier facilement leur contenu.

Source image : Boîte carrée peinte servant à ranger diverses denrées périssables, photo : Léonie Lévesque, Archives Famille Charles LeBel.


 

Exemples d’articles fabriqués par Albert Lévesque

Source image : Tôle à biscuits faite sur mesure pour le fourneau de sa petite fille, Christiane LeBel, photo : Léonie Lévesque, Archives Famille Charles LeBel.
 

Modèles de girouette des Lévesque

Source image : Modèles de girouettes utilisés par la famille Lévesque, Archives Famille Charles LeBel.

Exemples d’articles fabriqués par Albert Lévesque


Exemples d’articles fabriqués par Albert Lévesque

« À la fin de l’hiver, à l’approche du temps des sucres, une autre fonction particulière est la confection de chaudières à érable que les cultivateurs avaient commandées. Ici, les femmes et les filles de la maison entrent en scène et se mettent les mains à la pâte. À leur retour de l’école, des piles de chaudières les attendent ; c’est à [elles] que revient la tâche d’enduire d’une résine séchée et écrasée en poussière toutes les jointures des fonds et des côtés des chaudières. Sur cette résine, le ferblantier ajoutait une soudure à l’étain. Les femmes n’aimaient pas cet ouvrage, car cette poussière granuleuse irritait les doigts ; elles préféraient, nous rapportent-elles, s’amuser à faire des dentelles sur des pièces de tôles inutilisées. »

Source texte : Hardy, Jean-Pierre, Un ferblantier de campagne (1875-1950), Musée National de l’homme : Collection Mercure, Ottawa, 1975, p. 13-15.

Le commerce au jour le jour

Source image : Facture du ferblantier Albert Lévesque de Saint-Pacôme, Famille Norbert-É. Dionne.

La relève de M. Albert Lévesque

M. Albert Lévesque a légué le commerce familial à ses enfants lors de son décès en 1976.


La relève de M. Albert Lévesque

Source image : Donald Lévesque (1926-2003), Archives famille Charles LeBel.

La relève de M. Albert Lévesque

Source image : Laurette Lévesque (1924-2007), Archives famille Charles LeBel.

Le ferblantier, un homme aux mille et un talent

« Un peu comme un médecin, on venait parfois me chercher en pleine nuit, par exemple lorsqu’une bouilloire pour le sirop d’érable se mettait à couler ; pendant le temps des sucres, on ne pouvait pas se permettre d’arrêter le travail en cours pendant très longtemps ; il fallait faire les réparations au plus tôt. D’autres fois, il s’agissait de réparer un réservoir à eau chaude intégré à un poêle à bois ; pour les ménagères de ce temps-là, la vie était compliquée ; si elles oubliaient de maintenir le réservoir plein, la chaleur du poêle faisait fondre la soudure et c’était la catastrophe. J’étais prêt à répondre à toutes urgences. J’avais même un fer à souder spécial pour souder les lunettes à monture de métal… »

Source image : Henriette Major, Eugène Dionne, ferblantier, Perspectives-Dimanche, vol. 9, no 41, 9 octobre 1977, p. 19.

La fabrication d’une chaudière pour l’eau d’érable

Source image : Bernard Genest, René Bouchard, Lise Cyr et Yvan Chouinard, Les artisans traditionnels de l'est du Québec, ministère des Affaires culturelles, 1979. 391 p. 49-55.

La fabrication d’une chaudière pour l’eau d’érable

Source image : Bernard Genest, René Bouchard, Lise Cyr et Yvan Chouinard, Les artisans traditionnels de l'est du Québec, ministère des Affaires culturelles, 1979. 391 p. 49-55.

La fabrication d’une chaudière pour l’eau d’érable

Source image : Bernard Genest, René Bouchard, Lise Cyr et Yvan Chouinard, Les artisans traditionnels de l'est du Québec, ministère des Affaires culturelles, 1979. 391 p. 49-55.

La fabrication d’une chaudière pour l’eau d’érable

Source image : Bernard Genest, René Bouchard, Lise Cyr et Yvan Chouinard, Les artisans traditionnels de l'est du Québec, ministère des Affaires culturelles, 1979. 391 p. 49-55.

La fabrication d’une chaudière pour l’eau d’érable

Source image : Bernard Genest, René Bouchard, Lise Cyr et Yvan Chouinard, Les artisans traditionnels de l'est du Québec, ministère des Affaires culturelles, 1979. 391 p. 49-55.

La fabrication d’une chaudière pour l’eau d’érable

Source image : Bernard Genest, René Bouchard, Lise Cyr et Yvan Chouinard, Les artisans traditionnels de l'est du Québec, ministère des Affaires culturelles, 1979. 391 p. 49-55.

La fabrication d’une chaudière pour l’eau d’érable

Source image : Bernard Genest, René Bouchard, Lise Cyr et Yvan Chouinard, Les artisans traditionnels de l'est du Québec, ministère des Affaires culturelles, 1979. 391 p. 49-55.



Extrait de
Circuit Fil Rouge à Saint-Pacôme

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