Les quais

Des outils de développement pour Rivière-Ouelle

Il est possible que le marchand Étienne Jeanneau (1668-1743), propriétaire d’un bateau, ait eu un quai sur la Ouelle. Une certitude existe cependant avec le marchand Florence. En 1773, il acquiert un terrain sur lequel il fait construire une maison, qui sera connue par la suite sous le nom de manoir d’Airvault, et un quai face à sa résidence.

Le 18 décembre 1848, Pierre-Thomas Casgrain passe un marché avec Clément Lévesque qui doit lui livrer dans le courant du mois de janvier suivant à son quai du nord ou du sud de la rivière Ouelle, à son choix, trente morceaux de bois d’épinette.

Le quai situé à l'emplacement du marchand Florence, devenu vétuste, est remplacé en 1927. Construit en bois et en pierre il mesure 35 pieds de large par 38 de profond et 20 pieds de haut. Dans l’inventaire des ressources naturelles et industrielles du comté de Kamouraska effectué en 1938, on écrit : « un petit débarcadère construit par le gouvernement fédéral au coût de 5 à 10,000 $. Il est situé sur la rivière Ouelle à 1 1/2 mille de son embouchure et reçoit régulièrement la goélette de monsieur Pelletier (100 tonnes) qui est la seule à assurer un service régulier de transport dans la municipalité. » Démoli en 1990, on retrouve sur son emplacement le parc des Capitaines-Pelletier.

Illustration :
Le quai du village en 1971.
(Archives de la Côte-du-Sud, Fonds Paul-Henri Hudon)


Le quai des King

Emplacement approximatif du quai des King. https://www.google.ca/maps/place/Saint-Pacôme, QC G0L 3X0/@47.4695803,-69.9939949,13z/data=!4m5!3m4!1s0x4cbeeffba94610c5:0x2374d82b895120ea!8m2!3d47.409322!4d-69.947818?hl=fr

Un autre quai mérite une mention spéciale, celui des King. Ces entrepreneurs forestiers ayant œuvré de 1862 à 1902 à Saint-Pacôme avaient construit un quai à la pointe de Rivière-Ouelle et il s’étendait depuis la grange actuelle de Jocelyn Bonenfant jusqu’au centre du terrain de Gérard Madore (rang de l’Éventail). Les madriers de pin étaient chargés au quai sur des bateaux qui se rendaient aux vaisseaux plus imposants ancrés au large. Le chargement prenait de une à deux semaines, ce qui faisait l'affaire des journaliers engagés pour transporter les madriers. La route pavée en bois pour se rendre au quai reliait la maison de Léopold Bérubé (Bernadette Bérubé) à celle de Baptiste Bonenfant (Jocelyn Bonenfant) (chemin de l’Éventail).
 

Le quai devant le manoir d'Airvault au XIXe siècle

(Souvenances canadiennes, Henri-Raymond Casgrain)  


Le quai de la Pointe-aux-Orignaux

P546,D8,P62 / Fonds Fred C. Würtele / Rivière-Ouelle / Fred C. Würtele, 1886

Vue du phare au bout du quai 1886

P546,D8,P63 / Fonds Fred C. Würtele / Rivière-Ouelle / Fred C. Würtele, 1886

Vue du quai prise de la côte à Bélanger

Vue du quai prise de la côte à Bélanger à Rivière-Ouelle en 1888.
(Photo : Fred C. Würtele - 1888, BAnQ P546-D8-P1)
 

Le village du quai

(Municipalité de Rivière-Ouelle)

Passeurs de mémoire - Pelletier

propose un circuit virtuel pour suivre les traces des ancêtres de la famille Pelletier.

En complément de chacun des 24 circuits généalogiques autoguidés, Passeurs de mémoire propose des capsules gratuites composées de plusieurs points d’info associés à une famille.
 

Tableau généalogique Pelletier

Les tableaux généalogiques ne sont pas exhaustifs; y sont principalement intégrées les personnes mentionnées dans les circuits géolocalisés et les capsules virtuelles. Pour faciliter la consultation, la plupart du temps, les enfants décédés en bas âge et les célibataires n’y figurent pas. Certaines personnes figurent dans leur lignée sans que tous leurs ascendants y soient indiqués. Leur nom est alors dans des cases reliées par un trait rouge. Les cases teintées de gris signifient qu’il est question de la famille de l’époux ou de l’épouse dans un autre circuit Passeurs de mémoire.
 

Introduction Pelletier

Source photo: La seigneurie de la Bouteillerie et les environs en 1825. Extrait d’un plan de la province du Bas-Canada. (BAnQ Québec E21-S555-SS1-SSS24-P10)


Un terreau fertile pour des racines profondes…

Des familles pionnières prennent racine dans la Vallée du Saint-Laurent dès le premier quart du XVIIe siècle. D’abord concentrée autour de Québec, la migration touche les deux rives du fleuve et de ses affluents, créant au passage des seigneuries et des paroisses. Plusieurs régions deviennent le berceau de familles dont la nombreuse descendance anime toujours notre société.

Peut-être vous-même, des parents, des amis ou des voisins portez ces noms souvent familiers. Avec Passeurs de mémoire, Parcours Fil Rouge vous invite à une grande fête de famille dans vos régions d’origine.

Guillaume Pelletier (Peltier) naît vers 1598 à Bresolettes, dans le Perche. Il y épouse Michelle Mabille le 12 février 1619. Le couple arrive en Nouvelle-France en 1641 avec son fils Jean, alors âgé d’environ 14 ans. Guillaume est d’abord engagé par Robert Giffard, seigneur de Beauport et également originaire du Perche. Il s’établit sur la Côte-de-Beaupré.

À Québec en novembre 1649, Jean épouse Anne Langlois. Alors âgée de 12 ans, elle est la fille de Noël Langlois et de Françoise Grenier de Beauport. Jean, Anne et leurs enfants habitent la maison des parents de Jean jusqu’en 1665, année du décès de sa mère, Michelle Mabille.

Ils passent par l’île d’Orléans, l’Île-aux-Oies et l’Île-aux-Grues avant de s’établir définitivement dans la seigneurie des Aulnaies vers 1679. Leur déplacement est probablement motivé par le fait que leur fils Noël et leur fille Anne soient déjà établis dans la Grande-Anse de la seigneurie de La Pocatière.

Comme d’autres arrivants, Jean pourrait aussi avoir été attiré par l’abondance des terres arables ou le potentiel de la pêche pour subvenir à ses besoins. Rappelons que durant cette période de peuplement, les colons côtoient des Malécites et des Micmacs qui fréquentent cette partie de la Côte-du-Sud.

Guillaume Pelletier et Michelle Mabille sont les ancêtres de la majorité des Pelletier d’Amérique. Parmi leurs nombreux descendants, soulignons quelques noms connus tels que le lieutenant-gouverneur Charles-Alphonse-Pantaléon Pelletier, le journaliste et syndicaliste Gérard Pelletier, le maire Jean Pelletier, le chef d’orchestre Wilfrid Pelletier, la comédienne Denise Pelletier et son frère cadet le metteur en scène et comédien Gilles Pelletier, les auteures-compositrices-interprètes Klô Pelgag et Sophie Pelletier ainsi que le médaillé olympique David Pelletier. À la fin du XXe siècle, le patronyme Pelletier figure au 12e rang des noms de famille du Québec avec environ 32 900 porteurs de ce nom. 

POUR EN SAVOIR DAVANTAGE sur l’histoire de la famille Pelletier et pour suivre les traces de ses ancêtres, procurez-vous le circuit généalogique PASSEURS DE MÉMOIRE qui lui est consacré en cliquant ici.
 

Bresolettes

Guillaume Pelletier est baptisé vers 1598 dans l’église de Bresolettes, département de l’Orne, en Normandie.

Une plaque rendant hommage aux pionniers Guillaume et Antoine Pelletier a été apposée à l’intérieur de l’église en 1977 par l’ambassadeur du Canada en France, Gérard Pelletier, un descendant de Guillaume.

Source image : Église de Bresolettes. (Photo : Alonso de Mendoza)

 

Les Pelletier

Guillaume est le fils du marchand de bois Éloi Pelletier et de Françoise Matte. La famille compte au moins un autre fils : Antoine.

Source images : Domaine de la maison ancestrale Pelletier à Bresolettes. (Association des familles Pelletier, photo: Pascal Pelletier)
 

Mariage

C’est dans la paroisse voisine de Saint-Aubin de Tourouvre, située à quelques kilomètres au sud de Bresolettes, que Guillaume épouse Michelle Mabille le 12 février 1619. On leur connaît trois fils : Claude (1622-), Guillaume (1624-) et Jean (1627-).

Source image : Église Saint-Aubin.
 

Baptême de Jean

Cet acte se lit comme suit :

« Le 12 du même mois, Jean fils de Guillaume Pelletier et de Mabille sa femme, fut baptisé. Parrain Jean Loyseau, fils de Robert, marraine Michèle Bahere femme de Claude Mabille. »

Source image : Acte de baptême de Jean Pelletier, Saint-Aubin de Tourouvre, 1627.
 

Nouvelle-France

Une dizaine d’hommes et une Fille du roi (Marie) portant le patronyme Pelletier s’établissent en Nouvelle-France avant 1755 ; la majorité arrive entre 1636 et 1690.

Les familles de Jean Pelletier et de Pierre Dessaint Saint-Pierre sont les deux premières familles de la seigneurie des Aulnaies pendant dix-neuf ans.
Guillaume Pelletier est le chef de la lignée qui nous mène jusqu’aux seigneuries de la Bouteillerie et de La Pocatière.

En 1641, Guillaume père exerce le métier de charbonnier lorsqu’il décide de partir pour la Nouvelle-France. Avec son épouse Michelle, ils disposent de leurs biens et font le voyage avec leur fils Jean et vraisemblablement leur autre fils Guillaume. Aucune des sources consultées n’indique la présence de Claude Pelletier, leur fils aîné.

Le frère de Guillaume père, Antoine, aurait été du voyage. Il épouse la Rochelaise Françoise Morin le 19 août 1647 à Québec. En octobre de la même année, il se noie, en tombant d’un canot, près de sa maison, au Sault-de-Montmorency.

Comme plusieurs de leurs compatriotes, les frères Pelletier auraient été recrutés par Robert Giffard, un des principaux artisans de l’immigration percheronne en Nouvelle-France.
 

Aventures

En 1646, Guillaume Pelletier, frère de Jean, accompagne les Jésuites à Sainte-Marie-des-Hurons. Dans les Relations des Jésuites, le père Lallemand écrit : « Le 28 [août 1646] je partis seul dans un canot pour aller aux Trois-Rivières. Je menai avec moi dans une chaloupe deux hommes et un enfant. L’un des hommes était le fils du gobloteur, nomme%u0301 Guillaume Pelletier, déserteur, scieur de long, charpentier, charbonnier, etc. Il se donna tout d’un coup ; on promit toutefois a%u0300 ses parents cent francs pour sa première anne%u0301e, et on ne laissa pas de l’habiller tout de neuf. »

 Jean Pelletier aurait suivi un cheminement semblable à celui de son frère Guillaume et serait lui aussi entré chez les Jésuites en août 1646. Aucun document ne permet de dire quelle fut la durée exacte du séjour de Jean Pelletier en Huronie.

Source image : Les Relations des Jésuites, 1646. (Collection P.-J.-Olivier Chauveau)
 

Mariage de Jean

Cet acte se lit comme suit :

« Le 9 nov 1649, les bans ayant été au préalable publiés savoir le 7 de ce même mois un dimanche pour tous les 3 bans par dispense a raison quils avoyent desia (sic) este publiés par trois jours de fête en juin et juillet de l’an1647 et ne sestant trouvé aucun empêchement légitime, mr Jean LeSueur, chapelain des religieuses hospitalières ayant pouvoir du supr des lieux estant en la coste de Beauport ai interrogé Jean Peltier fils de Guill. et Michelle Mabille de la paroisse de Québec d’une part et Anne Langlois fille de Noël Langlois et de Françoise Garnier et ayant recu leur mutuel consentement par parole de présent les a solennellement mariés en la maison de Mr Giffart à Beauport en présence de témoins connus Jean Juchereau, sr de La Ferté, Jean Gyon, jean Coste de la paroisse de Québec ».

Après s’être fiancé deux ans plus tôt, Jean Pelletier épouse Anne Langlois à Québec le 9 novembre 1649. Jean a 21 ans et Anne n’a que 12 ans. La cérémonie est célébrée par le prêtre Jean Lesueur.

Source image : Acte de mariage de Jean Pelletier et Anne Langlois, Québec, 9 novembre 1649.

 

Voisins

 Les registres précisent que le mariage d’Anne Langlois et de Jean Pelletier a lieu à la résidence de Robert Giffard en présence de la parenté immédiate, de Jean Juchereau de la Ferté, beau-frère de la mariée, de Jean Guyon et de Jean Coste.

Juchereau est un important marchand de la colonie et il est membre du conseil souverain. Guyon, arpenteur royal et de surcroît Percheron de Tourouvre, est l’ancêtre des Dion d’Amérique. Coste, un autre Percheron beauportois, est voisin de Langlois.

Jean et Anne s’installent chez les parents de Jean à Beauport avant de déménager leur famille sur la Côte-du-Sud.

Source image : Plan de la seigneurie de Beauport (Tiré de Marcel Trudel, Le terrier du Saint-Laurent en 1663. Beauport, au cœur du vieux bourg, Commission des biens culturels du Québec, 2005)
 

Décès

Guillaume Pelletier est inhumé le 28 novembre 1657 à Québec, à 59 ans. Son épouse, Michelle Mabille, est enterrée le 21 janvier 1665 à Québec, à 73 ans.
 

Famille de Jean et d'Anne

Jean est scieur de long, charpentier, charbonnier et défricheur à Québec, à Beauport, à l’île d’Orléans, et dans la seigneurie des Aulnaies où il décède.

Comme l’indique le tableau généalogique, Jean et sa femme Anne ont cinq garçons et quatre filles, incluant Antoine et Delphine, morts peu après leur naissance. Ils naissent tous à Beauport sauf Marie, née à l’île d’Orléans.

Les enfants de Jean Pelletier et d’Anne Langlois se marient et laissent une nombreuse descendance : ils ont plus de soixante petits-enfants.

L’ancêtre Jean Pelletier ainsi que ses fils Noël et Jean feraient également partie du groupe qui a empêché le débarquement des troupes du major général anglais William Phips sur les rives de Rivière-Ouelle en 1690.

POUR EN SAVOIR DAVANTAGE sur le débarquement de Phips, consultez le panneau d’interprétation « Les héros de Rivière-Ouelle » et son contenu sur le circuit Fil Rouge Rivière-Ouelle de l’application BaladoDécouverte en cliquant ici. Un autre panneau d’interprétation relate l’événement. Il est situé dans le parc Ernest-Gagnon qui longe la rivière devant l’église Notre-Dame-de-Liesse.
 

Noël Pelletier

Cet acte se lit comme suit :

 « L’an mil sept cent quatre ce troisième aout a ete baptise par --- soussigné cure de cette paroisse joseph agé d’un mois fils de François et Marguerite la femme --- sauvages le parrain a ete Noel Peltier et la marraine Jeanne Savonet [Savonnet] épouse de Francois Miville qui ont declaré ne savoir écrire ny signer a ete interpellez… ».
JBernard Derequeleyne P. C. »

Noël, le fils aîné d’Anne et de Jean, naît en 1654 et il épouse Madeleine Mignault en 1674. Ils ont huit enfants.

La famille s’établit à la Grande-Anse (La Pocatière) vers 1676, c’est là que leur fils aîné est baptisé en décembre. L’acte de baptême est inscrit dans le registre de Notre-Dame-de-Québec par le missionnaire Thomas Morel.

L’aîné, prénommé Noël comme son père, épouse Marie-Anne Thiboutot à Rivière-Ouelle en 1708. En 1701 à Rivière-Ouelle, Charles, leur second fils, épouse Anne Soucy, fille des pionniers Jean Soucy et Jeanne Savonnet. Leur autre fils, Jean-François, y marie Madeleine Lavoie en 1710.

À Rivière-Ouelle, le 3 août 1704, Noël Pelletier et Jeanne Savonnet sont respectivement parrain et marraine de Joseph qui, avec son père François et sa mère Marguerite, sont tous inscrits dans l’acte de baptême comme « sauvage », sans nom de famille.

Jean Pelletier père ainsi que ses fils Noël et Jean feraient également partie du groupe qui a empêché le débarquement des troupes du major général anglais William Phips sur les rives de Rivière-Ouelle en 1690.

Source image : Acte de baptême de Joseph, Rivière-Ouelle, 3 août 1704.
 

Anne Pelletier

Anne, seconde enfant de la famille d’Anne Langlois et de Jean Pelletier, naît en 1656. Elle épouse Guillaume Lizotte le 19 janvier 1670 à Québec. Ce dernier est le fils de Robert et de Catherine Joanne. Ils ont neuf enfants.

Les enfants d’Anne et Guillaume se sont tous mariés à Rivière-Ouelle, sauf Catherine, la cadette. Anne Pelletier et Guillaume sont les ancêtres de tous les Lizotte d’Amérique.

Guillaume Lizotte se remarie en 1696 à Québec, Anne, sa première épouse, étant vraisemblablement décédée vers l’âge de 30 ans. Guillaume épouse Marguerite Peuvret (Peuvrier), fille de Nicolas, procureur au Parlement de Paris. Fille du roi, elle aurait fait partie du contingent de 1662 et se serait mariée à Québec en même temps que les Filles arrivées en juin 1663.  

Marguerite est veuve du chirurgien Jacques Meneux et mère d’au moins dix enfants, dont la plus jeune est âgée d’environ 14 ans.

En 1702, Noël Lizotte, fils de Guillaume et d’Anne Pelletier, épouse Catherine Meneux, fille du premier mariage de sa belle-mère Marguerite. En 1705, Marie-Anne Lizotte, fille de Guillaume et d’Anne Pelletier, suit les traces de son frère et épouse Joseph Meneux, fils de sa belle-mère.
 

René Pelletier

René Pelletier naît le 2 mars 1659. Il épouse Madeleine Leclerc à Saint-Pierre, île d’Orléans le 5 novembre 1691 et le couple s’y établit. Six enfants naissent de leur union. Le corps de Madeleine Leclerc repose dans le cimetière de Saint-Pierre. Il y est inhumé le 24 octobre 1702. René épouse, le 23 juillet 1703, la veuve Jeanne-Anne Godbout. Ils ont trois enfants. René décède à Saint-Pierre le 13 janvier 1713.
 

Jean Pelletier

Jean naît le 19 avril 1663 et épouse Marie-Anne Huot Saint-Laurent à Rivière-Ouelle le 8 janvier 1689. Ils ont huit enfants tous nés à Rivière-Ouelle entre 1689 et 1703. Leur fils Joseph (1694-1753) épouse Marie Anne Boucher (1701-1797), fille de Pierre Boucher (1673-) et de Madeleine Dancause, fille de Pierre Dancause et de Madeleine Bouchard. Ce mariage illustre bien les alliances matrimoniales qui se forment à l’époque entre les grandes familles de la région.

Marie-Anne Huot Saint-Laurent et Jean Pelletier décèdent successivement en 1734 et en 1739; Marie-Anne est inhumée à Sainte-Anne-de-la-Pocatie%u0300re et Jean, à Saint-Roch-des-Aulnaies. Jusqu’en 1735, alors que s’ouvrent les registres, les paroissiens de Saint-Roch étaient inhumés à Sainte-Anne.

Leur petit-fils Joseph est l’arrière-grand-père de Charles-Alphonse-Pantaléon Pelletier, un autre illustre Rivelois.
 

Charles-Alphonse-Pantaléon Pelletier

Charles-Alphonse-Pantaléon Pelletier naît le 22 janvier 1837 à Rivière-Ouelle. Il est le fils de Jean-Marie Pelletier, cultivateur et marchand, et de Julie Painchaud, sœur de l’abbé Charles-François Painchaud, fondateur du Collège de Sainte-Anne-de-la-Pocatie%u0300re en 1820.

Il fait ses études au Collège de Sainte-Anne-de-la-Pocatie%u0300re et il étudie le droit à l’Université Laval. En 1861, il épouse Susanne Casgrain, fille de Charles-Eusèbe Casgrain et d’Eliza-Anne Baby. Suzanne décède à la suite de la naissance de son premier enfant, Oscar-Charles, lequel sera élevé par sa grand-mère maternelle. Celui-ci étudie au Séminaire de Québec avant d’être admis à l’école militaire, au Canada et en Angleterre, et entreprend par la suite une carrière militaire.

En 1866, Pelletier épouse la descendante d’une autre grande famille, Eugénie de Sales Laterrière, fille de Marc-Pascal de Sales, médecin, et d’Eulalie-Antoinette Dénéchaud. Un seul enfant naît de ce mariage et il meurt en bas âge. Charles-Alphonse-Pantaléon Pelletier est un politicien influent qui s’illustre également comme officier de milice, homme d’affaires, éditeur, juge, sénateur et lieutenant-gouverneur. D’allégeance conservatrice, Pelletier se lance en politique et se retrouve confronté en 1867 avec un autre conservateur, Jean-Charles Chapais. Il préside la Société Saint-Jean-Baptiste de Québec de 1871 à 1873. Sur le plan politique, sa carrière est mouvementée, car il profite pour un temps du privilège du double mandat comme député, représentant à la fois le comté de Kamouraska (1869-1877) aux Communes et celui de Québec-Est à l’Assemblée législative (1873-1874).

Charles-Alphonse-Pantaléon Pelletier succède à Luc Letellier à titre de ministre de l’Agriculture et il préside en 1878 la commission canadienne à l’Exposition universelle de Paris.

Il mène aussi une carrière d’homme d’affaires. L’archiviste Jean-Guy Pelletier rappelle que Pelletier est victime d’une tentative d’assassinat durant la campagne électorale de 1873 et qu’en 1890, il est enlevé alors qu’il est à bord d’un train faisant le trajet entre Lévis et Sainte-Anne-de-la-Pocatie%u0300re ; 26 personnes sont arrêtées et accusées de cet enlèvement.

Charles-Alphonse-Pantaléon Pelletier est lieutenant-gouverneur du Québec de 1908 à son décès en 1911.

POUR EN SAVOIR DAVANTAGE, consultez en ligne la biographie de Jean-Guy Pelletier, « PELLETIER, sir CHARLES-ALPHONSE-PANTALÉON », dans Dictionnaire biographique du Canada, vol. 14, Université Laval/University of Toronto, 2003 en cliquant ici.

Source image : Charles-Alphonse-Pantaléon Pelletier. (BAnQ, P428, S3, SS1, D44, P274, Fonds L'Action Catholique, vers 1890)

 

Marie Pelletier

Marie, fille de Jean et d’Anne Langlois, naît le 4 mai 1667. Elle décède le 6 novembre 1725 à Cap-Saint-Ignace après avoir donné naissance à 15 enfants sur une période de 28 ans. Elle épouse Jacques Jalbert (Gerbert) à Cap-Saint-Ignace le 5 mai 1686 avec qui elle a huit enfants, tous nés à Cap-Saint-Ignace. Leur fille Dorothée est inhumée à Rivière-Ouelle à l’âge de sept ans. À Rivière-Ouelle le 21 septembre 1718, leur fils Joseph épouse Catherine Gagnon, fille de Jacques et Madeleine Rochon Rocheron et petite-fille des pionniers Robert Gagnon et Marie Parenteau. Joseph est inhumé le 5 mai 1774 à Saint-Anne-de-la-Pocatière.

Marie épouse Mathieu Guillet à Cap-Saint-Ignace le 26 novembre 1700, quelques mois après le décès de son premier mari. À Cap-Saint-Ignace, elle a sept autres enfants de ce second mariage.

POUR EN SAVOIR DAVANTAGE, suivez les traces de la famille Gagnon-Belzile en cliquant ici et procurez-vous le circuit généalogique PASSEURS DE MÉMOIRE qui lui est consacré.
 

Charles Pelletier

Charles naît à Québec le 25 septembre 1671. Il épouse Thérèse Ouellet le 7 janvier 1698 à Rivière-Ouelle. Elle est la fille des pionniers rivelois René Ouellet et Thérèse Mignault. Charles Pelletier et Thérèse Ouellet auront à Rivière-Ouelle trois garçons et deux filles dans la future paroisse de Saint-Roch-des-Aulnaies ; ils les font baptiser à Rivière-Ouelle, seule église sise dans les environs. Leurs enfants Charles, Joseph et Thérèse se marient et s’établissent dans la région. Thérèse Ouellet décède prématurément en 1706 ; elle n’a pas encore 30 ans. En 1711, Charles Pelletier épouse Barbe Saint-Pierre à Rivière-Ouelle. Il a dix enfants de ce second mariage.

Charles décède à Saint-Roch-des-Aulnaies le 30 décembre 1748.
 

Charlotte Pelletier

Charlotte, cadette de la famille de Jean et d’Anne, est baptisée en 1674 à Beauport, les parents souhaitant comme parrain et marraine Charles et Marie-Anne Juchereau, enfants du seigneur de la Grande-Anse et de Thérèse Giffard (fille de Robert Giffard).

Charlotte épouse André Minier dit Lagacé à Rivière-Ouelle le 10 novembre 1693 et y est inhumée le 2 septembre 1699. André épouse Françoise Ouellet le 31 mai 1701. Âgée de 18 ans, elle est la fille de René et de Thérèse Mignault.

Ils ont 12 enfants tous né à Sainte-Anne-de-la-Pocatie%u0300re, les six aînés sont baptisés à Rivière-Ouelle entre 1702 et 1712, seule église des environs. Les six autres sont baptisés dans leur paroisse natale de Sainte-Anne-de-la-Pocatie%u0300re.

En 1697 à Rivière-Ouelle, Charlotte, tout comme son frère Noël Pelletier en 1704, est marraine d’André, d’origine abénaquise, et son mari est parrain. Le père de l’enfant, prénommé Ignace, n’a pas de nom de famille et le prénom de sa mère est laissé en blanc dans l’acte.
 

Pelletier-Ouellet

Trois filles d’Anne Pelletier et Guillaume Lizotte épousent des fils issus des deux mariages d’un autre pionnier rivelois, René Ouellet. L’aînée, Françoise Lizotte, marie Joseph Ouellet le 12 février 1691 et Marie-Anne-Josèphe épouse Grégoire Ouellet le 5 mars 1696. Ils sont les fils de René Ouellet et d’Anne Rivet. Madeleine Lizotte épouse Sébastien Ouellet, fils de René et de Thérèse Mignault, le 16 août 1707.

Jean-Baptiste Pelletier, fils de Jean, épouse Angélique-Marguerite Ouellet à Rivière-Ouelle en 1714. Elle est la fille de René Ouellet et de Thérèse Mignault. Elle est également la veuve d’Ignace Bérubé, fils des pionniers Damien et Jeanne Savonnet. C’est dire que, sur les 11 enfants des deux mariages de René Ouellet, cinq ont épousé, à Rivière-Ouelle, un fils, un petit-fils et trois petites-filles d’Anne Langlois et Jean Pelletier.

POUR EN SAVOIR DAVANTAGE, suivez les traces des familles Bouchard, Bérubé, Boucher, Dancause, Lizotte, Ouellet, Soucy et Thiboutot en cliquant ici et procurez-vous les circuits généalogiques PASSEURS DE MÉMOIRE consacrés à ces familles.
 

Décès de Jean

Jean décède le 24 février 1698 à l’âge de 70 ans. Il est inhumé à Rivière-Ouelle.  Anne Langlois est enterrée à Rivière-Ouelle le 17 mars 1704.

Cet acte se lit comme suit :

« L’an mil six cen nonante huit le vingt cinquième février a été inhumé dans le cimetière de cette paroisse par moy prestre soussigné Jean Pelletier agé de 66 ans décédé le 24e jour précédent du même mois de février, ont assisté à l’enterrement Robert Leveque et François Pinel.
JBernard Derequeleyne P. C. » 

Source image : Acte de sépulture de Jean Pelletier, Rivière-Ouelle, 1698.

 

Gérard Pelletier

Gérard Pelletier est de la lignée de Charles Pelletier et de Thérèse Ouellet représentés dans le tableau généalogique.

« Homme de conviction », Pelletier joue un rôle de premier plan dans le Québec d’après-guerre. Issu d’un milieu modeste, il étudie à l’Université de Montréal. Il voyage beaucoup avant de devenir journaliste pour Le Devoir et rédacteur en chef d’une publication syndicaliste, Le Travail. Rédacteur en chef à La Presse, il est également cofondateur, avec son collègue Pierre-Elliott Trudeau, de Cité Libre, une revue politique influente. Ces derniers, avec Jean Marchand, font le saut en politique fédérale en 1965.

En 1968, Pelletier est secrétaire d’État aux Affaires extérieures puis ministre des Communications dans le gouvernement Trudeau. Ambassadeur du Canada en France entre 1975 et 1981, il représente ensuite le Canada aux Nations-Unies.

Source image : Gérard Pelletier, journaliste et homme politique. (BAnQ, P795, S1,D11355, 1962)
 

Les armoiries

« Devise : Stella Ducet (conduit par l’étoile)

Description : D’azur au chevron d’or, accompagné de trois pommes de pin du même et surmonté d’une étoile d’argent au chef du blason.

Couleur :
- L’azur (bleu) représente la loyauté et la splendeur.
- L’or dénote la générosité, la valeur ou la persévérance.
- L’argent symbolise la sérénité et la noblesse.

Signification : rLe chevron indique que le porteur a accompli un fait d’armes remarquable. Les pommes de pin désignent le lieu d’origine du héros : la Bretagne. »

POUR EN SAVOIR DAVANTAGE sur l’histoire de la famille Pelletier et pour suivre les traces de ses ancêtres, procurez-vous le circuit généalogique PASSEURS DE MÉMOIRE qui lui est consacré en cliquant ici.

POUR EN SAVOIR DAVANTAGE sur la famille Pelletier, consultez le site Web de l’Association des Familles Pelletier en cliquant ici.

Source image : Armoiries de la famille Pelletier.
 



Extrait de
Circuit Fil Rouge Rivière-Ouelle

Voyez le circuit complet avec l'application BaladoDécouverte gratuite pour Android et iOS