Le marsouin

Pêche au marsouin à Rivière-Ouelle

Le béluga (jadis connu sous le nom de marsoin) se pêche dans le Saint-Laurent et Rivière-Ouelle fut de tout temps son lieu de prédilection.

Source image : Archives de la Côte-du-Sud, vers 1930.

L’histoire de la pêche

Aux XIXe et XXe siècles, l’abondance des bélugas coïncide avec une baisse marquée du nombre de morues pêchées. On a tôt fait d’accuser le marsouin et le gouvernement québécois lui déclare la guerre dans les années 30. Chaque personne rapportant une queue de marsouin au représentant du ministère reçoit une prime de 15 $. On raconte que la même queue a servi à toutes les familles d’un même village, permettant à chacune de toucher une prime de 15 $.

Des bombes sont même lâchées sur le fleuve pour exterminer les pauvres cétacés. Cela durera jusqu’en 1939, moment où les recherches scientifiques du Dr Vadim-D. Vladykov prouvent que le cétacé se nourrit principalement de poissons de peu de valeur. Mais le mal est fait et la population, décimée. Afin d’éviter sa disparition, le marsouin est une espèce protégée depuis 1979.

Source contenu : Le dernier pêcheur de marsouin, Musée de la mémoire vivante, Saint-Jean-Port-Joli. Repéré à http://www .museevirtuel.ca/sgc-cms/histoires_de_chez_nous-community_memories /pm_v2.php?id=story_line&lg=Francais&fl=0&ex=00000490&sl=7000 &pos=1

Source contenu : Vladykov, V.D. (1898-1986), Études sur les mammifères aquatiques, ministère de la Chasse et des Pêcheries département des pêcheries, [1940]-1946.

Source image : Parc à pescher [sic]des marsoüins blancs à l'embouchure [de la rivière Ouelle] et dans le fleuve Saint-Laurent, L. Peyre, Collection initiale, 1728, Québec, BAnQ P600, S4, SS2, D29.

La pêche elle-même

En quantité phénoménale, les éperlans et les capelans vont frayer à marée basse sur les berges et bancs de sable. Les marsouins les suivent pour s'en nourrir.

Repus, les marsouins veulent retourner au milieu du fleuve, mais des perches leur en bloquent l’accès. Faites de jeunes érables, au nombre pouvant atteindre 7200, elles sont plantées dans le fleuve à deux pieds d’intervalle pour former un demi-cercle d’où les mammifères ne peuvent pas s’échapper.

Les pêcheurs arrivent en larges barques basses à fond plat, les marsouins ont peur et retournent sur la berge; les pêcheurs les harponnent alors. On les dépèce sur place ou on revient les chercher avec des chevaux pour les mener au site de dépeçage.

Sur place, on ouvre le marsouin à l’aide d’un crochet. On incise la peau et la couche de gras d’un minimum de cinq pouces d’épaisseur. On enlève la peau qu’on roule pour la laisser sécher au soleil, avant de la tanner. On fait alors fondre la graisse pour en faire de l’huile.

L’huile tirée des jeunes marsouins, l’huile blanche, est la plus appréciée; elle sert à la friture. Celle qui provient de la tête du marsouin est utilisée pour la lubrification des mécanismes fins d’appareils divers comme les montres. La seconde huile, brune ou jaune, de qualité inférieure, servira, entre autres, à l’éclairage ou à la lubrification des roues de locomotives.

Jean-Charles Chapais, marchand de Saint-Denis au XIXe siècle, exploitait une pêche au marsouin à Rivière-Ouelle. Il chargeait ses goélettes d’huile jaune et la vendait aux tanneries de Québec pour adoucir les peaux de cuir. L’arrivée sur le marché d’huiles synthétiques sonne le glas de l’usage de l’huile de marsouin, son odeur ayant toujours été son pire ennemi.

Source image : Partie de la seigneurie de Sainte-Anne (Rivière-Ouelle), compagnie de pêche aux marsouins à la pointe Rivière-Ouelle, [vers 1821], Fonds ministère des Terres et Forêts, BAnQ E21, S555,SS3,SSS4,P131-5.

Les marsouins sont cause d'une grande famine

Source image :  L'Action catholique, 26 juillet 1926, p. 10.

Certificat d'actions de la Compagnie de la pêche

Certificat d'actions de la Compagnie de la pêche aux marsouins de la Rivière-Ouelle émis le 31 décembre 1881.

Source image : Photo: Guy Duguay, Collection privée Georges-Henri Lizotte.

Le marsouin ancré dans les armoiries

« Il nous est apparu que le marsouin pour Rivière-Ouelle joua le même rôle que le castor jadis, pour la Nouvelle-France. L’un et l’autre, objet des convoitises, au temps de son abondance, furent ensuite abandonnés, lorsqu’ils se firent rares, et que d’autres produits «à la mode»  les eussent supplantés. Le marsouin méritait de figurer sur les blasons de la paroisse au même titre que le castor règne en place d’honneur sur les armoiries du Québec. »

Source texte : Hudon, Paul-Henri, Rivière-Ouelle de la Bouteillerie : 3 siècles de vie (1672-1972), Comité du tricentenaire de Rivière-Ouelle, 1972, p. 431.

Source image : Municipalité de Rivière-Ouelle

 

La population actuelle de bélugas

« Habitat essentiel du béluga du Saint-Laurent. La carte représente la délimitation de l’habitat essentiel ainsi que la bathymétrie dans l’estuaire du Saint-Laurent. L’habitat essentiel s’étend des battures aux Loups Marins jusqu’à la portion sud de l’estuaire au large de Saint-Simon. Il exclut la zone plus profonde de la tête du chenal laurentien. Il inclut la portion aval de la rivière Saguenay, de l’embouchure à l’île Saint-Louis. En médaillon, la localisation du secteur au Québec. La carte inclut les coordonnées géographiques du polygone de l’habitat essentiel. »

Source texte : Béluga, Pêches et Océans Canada. Repéré à : http:/ /dfo-mpo.gc. ca/species-especes/profiles-profils/belugaStLa-fra.html

 « En 2014, le nombre de bélugas dans le Saint-Laurent oscillait autour de 900 individus. C'est essentiellement le même nombre qu'en 2012. »

Source texte : La population de bélugas dans le Saint-Laurent se stabilise, 11 avril 2017, Radio-Canada. Repéré à :https:/ /ici.radio-canada. ca/nouvelle/1027601/etude-population-belugas-saint-laurent-peche-ocean-canada

Source image : Béluga (Population de l’estuaire du Saint-Laurent. Repéré à http://dfo -mpo.gc.c a/species-especes/profiles-profils/belugaStLa-fra html
 

Le béluga

« Le béluga est l’une des baleines les plus faciles à identifier, et sa peau blanche et son expression souriante en font l’un des cétacés les plus aimés. Ce mammifère extrêmement social vit, chasse et migre en troupeaux comptant de quelques individus à plusieurs centaines de baleines.

Le béluga se distingue d’autres cétacés par un long cou, qui lui donne beaucoup de souplesse et lui permet de réaliser plusieurs mouvements lorsqu’il nage. Son front, qui a la forme d’un bulbe et lui donne l’air de porter un chapeau melon, est souple et peut changer de forme, ce qui permet au béluga d’arborer différentes expressions faciales et de produire une série de sons – couic, claquements, sifflements et tintements – qui lui ont valu le surnom de canari des mers. Ce vaste éventail de sons lui sert à communiquer avec ses semblables, à naviguer et à trouver sa nourriture grâce à l’écholocalisation.
 
Le béluga vit principalement dans les régions où l’on trouve les glaces de mer arctiques, et l’on estime que les eaux canadiennes abritent environ les deux tiers de la population mondiale de bélugas, soit quelque 200 000 individus. Quelques petits groupes d’individus vivent plus au sud, notamment dans le fleuve Saint-Laurent, reliquats de la dernière période glaciaire.

Bien que l’espèce compte parmi les plus résilientes de la famille des cétacés vivant en Arctique, le béluga a subi les assauts du réchauffement climatique, de la pollution chimique et sonore, et d’une surexploitation. À l’instar des autres baleines vivant au milieu des glaces – narval et baleine boréale – le béluga a besoin de la banquise pour se protéger contre ses prédateurs, et notamment contre l’épaulard qui se trouve en nombre croissant dans un territoire que la fonte des glaces lui rend maintenant accessible. »

Source texte : La baleine blanche. Repéré à : http://www. wwf. ca/fr/conservation/arctique/faune_arctique/le_beluga/

Ce qu’on en disait…

« Quant à la pêche aux marsouins, voici ce [que l’abbé Alphonse Casgrain] en dit : «… Presqu’aussitôt après le départ des glaces de la rivière et du fleuve, on commence à tendre la pêche. On se figure ces vigoureux hommes, dans l’eau froide, glacée du printemps, passant cinq heures mouillés jusqu’à la ceinture. Cependant on n’en a pas vu mourir de froid. Il y a des imprudents quelquefois; de pauvres malheureux ont bien souffert, mais jamais de mortalité.

Mais il y avait des soins à prendre. Dans la maison de la Pointe, on tenait toujours un bon feu. Dans un gros coffre, on renfermait toutes sortes de médicaments, de remèdes quelconques, confiés à un vieux membre de la société des six. Il y avait du bon thé, du vin de choix, des meilleures liqueurs fortes et maintes autres choses, en cas d’accidents. »

Source texte : Hudon, Paul-Henri, Rivière-Ouelle de la Bouteillerie : 3 siècles de vie (1672-1972), Comité du tricentenaire de Rivière-Ouelle, 1972, p. 435.
 

Passeurs de mémoire - Soucy

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Tableau généalogique Soucy

Les tableaux généalogiques ne sont pas exhaustifs; y sont principalement intégrées les personnes mentionnées dans les circuits géolocalisés et les capsules virtuelles. Pour faciliter la consultation, la plupart du temps, les enfants décédés en bas âge et les célibataires n’y figurent pas. Certaines personnes figurent dans leur lignée sans que tous leurs ascendants y soient indiqués. Leur nom est alors dans des cases reliées par un trait rouge. Les cases teintées de gris signifient qu’il est question de la famille de l’époux ou de l’épouse dans un autre circuit Passeurs de mémoire.
 

Introduction - Soucy

Source photo: La seigneurie de la Bouteillerie et les environs en 1825. Extrait d’un plan de la province du Bas-Canada. (BAnQ Québec E21-S555-SS1-SSS24-P10)


Un terreau fertile pour des racines profondes…

Des familles pionnières prennent racine dans la vallée du Saint-Laurent dès le premier quart du XVIIe siècle. D’abord concentrée autour de Québec, la migration touche les deux rives du fleuve et de ses affluents, créant au passage des seigneuries et des paroisses. Plusieurs régions deviennent le berceau de familles dont la nombreuse descendance anime toujours notre société. Peut-être vous-même, des parents, des amis ou des voisins portez ces noms souvent familiers. Avec "Passeurs de mémoire", Parcours Fil Rouge vous invite à une grande fête de famille dans vos régions d’origine.

Un certain mystère entoure les origines du pionnier Jean Soucy. La première mention de sa présence en Nouvelle-France, comme soldat du régiment de Carignan, remonte à l’été 1665. On ne sait pas exactement à quel moment Jean épouse Jeanne, puisque leur acte de mariage est introuvable, mais ce serait avant 1671, alors que naît leur premier enfant.

Jeanne Savonnet (Savonet) arrive en Nouvelle-France en 1670 comme Fille du roi en provenance de Paris. Son patronyme prend diverses formes dans les documents religieux et juridiques de l’époque. Ils sont alors établis à l’Île-aux-Oies et ils se déplacent ensuite à l’Île-aux-Grues. C’est leur fils Pierre qui s’établit dans la Grande-Anse à La Pocatière. Comme d’autres arrivants, Jean pourrait avoir été attiré par l’abondance des terres arables ou par le potentiel de la pêche et de la chasse pour subvenir à ses besoins. Durant cette période de peuplement, il côtoie surtout des Malécites et des Micmacs qui fréquentent cette région de la Côte-du-Sud.

Jean Soucy décède à une date inconnue. En 1679, sa veuve épouse Damien Bérubé, qui décède à son tour en 1688. Jeanne épouse le veuf François Miville en 1692. Parmi les nombreux descendants de Jean Soucy et de Jeanne Savonnet, soulignons quelques noms connus tels l’artiste Jean Soucy, l’écrivain Gaétan Soucy et l’un des préfets de la MRC de Kamouraska et maire de Mont-Carmel, Yvon Soucy. À la fin du XXe siècle, ce patronyme figure au 239e rang des noms de famille du Québec. 
 

Nouvelle-France

La première mention de la présence de Jean Soucy dit La Vigne en Nouvelle-France, comme soldat de la compagnie de Grandfontaine du régiment de Carignan, remonte à l’été 1665, plus précisément le 17 août.

On ne sait pas exactement à quel moment Jean Soucy épouse Jeanne Savonnet puisque leur acte de mariage est introuvable. Jean et Jeanne s’établissent dans la seigneurie de l’Île-aux-Oies avant de s’installer dans la seigneurie de l’Île-aux-Grues, sur une terre qui leur est concédée.

Les origines de Jean Soucy sont obscures. Le foyer principal actuel des Soucy de France demeure la Normandie, mais, selon l’Association des familles Soucy, Jean était possiblement originaire d’une région plus au sud. 

Jean épouse Jeanne Savonnet en 1670. À ce jour, les documents concernant leur mariage sont demeurés introuvables. Jean et Jeanne s’établissent à l’île aux Oies avant de se déplacer à l’île aux Grues, 

Jeanne Savonnet, née vers 1649, est la fille de Jacques et d’Antoinette Babilette Parmentier. En 1670, elle quitte Paris comme Fille du roi pour se rendre en Nouvelle-France. À cette époque, le roi favorise l’immigration des femmes dans le but de peupler la colonie.

L’habillement et les frais de la traversée sont alors pris en charge par le roi. Entre 1667 et 1672, notons que chacune d’elles reçoit une dot royale d’au moins 50 livres tournois. Certaines reçoivent une dot plus importante, 100 ou 200 livres, et parfois, en raison de la pénurie de monnaie, le roi leur donne des denrées provenant des magasins du roi de la colonie. 

L’arrivée des Filles du roi est un événement désigné au registre du patrimoine culturel du Québec. On y lit : « Pendant dix ans, elles sont entre 764 et 1 000 à profiter de cette initiative royale et à s’installer dans la colonie. Le taux de natalité en Nouvelle-France atteint alors les 63 naissances par 1 000 habitants. Conséquemment, les Filles du roi ont largement contribué à faire doubler la population coloniale de 1666 à 1672. »

Source image : Carte de Nouvelle-France dessinée par Champlain, 1612. (Wikipédia)

 

Jean Soucy et Jeanne Savonnet

Jean Soucy et Jeanne se marient en 1670 et Anne, leur premier enfant, naît en 1671. Comme l’indique le tableau généalogique, Jean Soucy et Jeanne Savonnet ont quatre enfants : deux garçons et deux filles. De ce nombre, tous laissent une descendance. Ils ont une trentaine de petits-enfants, dont quelques-uns perpétuent le patronyme Soucy. 
 
À proximité de l’entrée du cimetière Notre-Dame-de-Liesse se trouvent un monument et sa plaque en hommage aux ancêtres Damien Bérubé et Jeanne Savonnet et un autre monument érigé la même année pour rendre hommage à Jeanne Savonnet et à son premier époux, Jean Soucy.  

POUR EN SAVOIR DAVANTAGE, rendez-vous au cimetière de Rivière-Ouelle pour y découvrir le "Mémorial" situé dans le Parc des ancêtres à l’entrée du site. Le plan du cimetière et les listes de défunts sont conçus pour faciliter la localisation. Le "Mémorial" évoque aussi plusieurs éléments inscrits dans ce secteur d’intérêt historique.


Source image : Plaque commémorative, Jeanne Savonnet et Jean Soucy dit La Vigne, cimetière Notre-Dame-de-Liesse, Rivière-Ouelle, 2004.

Marraine d'un jeune amérindien

À Rivière-Ouelle, le 3 août 1704, Jeanne Savonnet et Noël Pelletier (Peltier) deviennent respectivement marraine et parrain de Joseph qui est inscrit dans l’acte de baptême sans nom de famille comme son père François et sa mère Marguerite. Cet acte, dont un extrait est reproduit ici, se lit comme suit :

« L’an mil sept cent quatre ce troisième aout a ete baptise par --- soussigné cure de cette paroisse joseph age d’un mois fils de François et Marguerite la femme --- sauvagesse le parrain a ete Noel Peltier et la marraine Jeanne Savonnet épouse de Francois Miville qui ont declaré ne savoir ny écrire ny signer a ete interpellez suivant l’ordonnance
JBernard Derequeleyne P. C
. »

Source image : Acte de baptême de Joseph, Rivière-Ouelle, 3 août 1704.

Anne Soucy

Jean Soucy et et Jeanne Savonnet baptisent Anne, leur fille aînée, le 15 septembre 1671 à l’île d’Orléans. Le 16 août 1689, Anne épouse Jean Lebel, fils de Nicolas et de Thérèse Mignault. Établis à Rivière-Ouelle, ils ont cinq enfants entre octobre 1690 et mars 1699. Jean Lebel décède le 6 octobre 1699.

Le 5 octobre 1703 à Rivière-Ouelle, Anne Soucy baptise sa fille née hors mariage : Thérèse Soucy. L’extrait de cet acte de baptême reroduit ici se lit comme suit : «L’an mil sept cen trois ce sizième octobre a été baptisée par moy prêtre soussigné et curé de cette paroisse Marie Thérèse fille de Marie Anne Soucy, le parrain a été Jean Migneau et la marraine Marie Boucher son épouse qui a signé. Le parrain ayant déclaré ne savoir ny écrire ny signer de les interpellz suivant l’ordonnance. - JBernard Derequeleyne P. C. ». 

Le parrain est Jean Mignault et la marraine, son épouse Marie Boucher, fille de Pierre Boucher dit Pitoche. Thérèse adopte plus tard le patronyme du second mari de sa mère : Bois.

Anne Soucy épouse Jacques Bois le 24 novembre 1704 à Rivière-Ouelle. De ce mariage sont nés sept enfants : six fils et une fille : Madeleine. Quatre fils atteignent l’âge adulte et se marient. Jacques Bois décède le 13 novembre 1741 et est inhumé à Rivière-Ouelle. Anne Soucy meurt le 4 février 1743 à Rivière-Ouelle et elle est portée en terre le lendemain. 

Anne Soucy deviendra la mère des descendants de Jean Lebel par son premier mariage et de ceux de Jacques Bois par son second mariage.



Source image : Acte de baptême de Thérèse Soucy, Rivière-Ouelle, 6 octobre 1703.

Pierre Soucy

Pierre, fils de Jean Soucy et de Jeanne, naît en 1673 à l’Île-aux-Oies. Il est maître charpentier, fermier et pêcheur de marsouins. En 1697, Pierre s’établit dans la Grande-Anse sur une terre de quatre arpents de front sur 42 arpents de profondeur bordant le fleuve.   

Le 13 janvier 1699 à Rivière-Ouelle, il épouse Élisabeth-Ursule Fouquereau, originaire de Neuville. De cette union naissent sept filles et cinq garçons. Parmi eux, huit se marient et fondent des familles à Rivière-Ouelle, à Sainte-Anne-de-la-Pocatière et ailleurs dans la région. Au moins trois fils de la famille ont une descendance qui perpétue le patronyme jusqu’à nos jours. 

Pierre Soucy, fils de Pierre et d’Élisabeth-Ursule, épouse Jeanne Michaud en 1723, Joseph Soucy épouse Madeleine Minier en 1727 et François Soucy épouse Claire Rousseau en 1735. Quant à Charles-François, né en 1721, rien n’indique qu’il se soit marié. Il décède le 20 septembre 1753 au Fort de la Presqu’île, sur les rives du lac Érié. La même année, au même endroit, Joseph Ouellet né à Sainte-Anne-de-la-Pocatière en 1730 y décède aussi, le 18 octobre. Le colonel américain George Washington avait sommé les Canadiens de quitter le fort. Ce Joseph Ouellet était le frère de Charlotte qui a combattu les Anglais en 1759.

Anne Soucy, fille de Pierre et d'Élisabeth-Ursule, naît en 1700 et elle épouse Augustin Dubé en 1721. La seconde fille de Pierre, prénommée comme sa mère Élisabeth-Ursule, naît en 1706 et elle épouse, en 1724, Michel Mignault. Madeleine Soucy, née en 1708, épouse, en 1726, Guillaume Miville-Deschênes, fils de Jean et de Madeleine Dubé. En 1733, Françoise, sœur de Madeleine, épouse Bernard Miville-Deschênes, frère de Guillaume. Enfin, Catherine Soucy épouse Louis Moreau en 1734.

Pierre Soucy, père aurait également fait partie du groupe qui a empêché le débarquement des troupes du major général anglais William Phips sur les rives de Rivière-Ouelle en 1690.

Pierre Soucy, père décède à Rivière-Ouelle le 7 janvier 1760 et il y est inhumé deux jours plus tard.

POUR EN SAVOIR DAVANTAGE, visitez leMarqueur Soucy-Fouquereau situé sur la terre ancestrale à La Pocatière sur le terrain de l’évêché.

POUR EN SAVOIR DAVANTAGE, consultez le panneau d’interprétation « Les héros de Rivière-Ouelle » et son contenu sur le Circuit Fil Rouge Rivière-Ouelle de l’application BaladoDécouverte en cliquant ici. Un autre panneau d’interprétation relate l’événement; il est situé dans le parc Ernest-Gagnon qui longe la rivière devant l’église Notre-Dame-de-Liesse.

POUR EN SAVOIR DAVANTAGE, consultez la chronique de l’historien Yves Hébert dans le journal Le Placoteux en cliquant ici.

Marie-Anne Soucy

L'autre fille de Jean Soucy et de Jeanne Savonnet se prénomme Marie-Anne. Née en 1675, elle épouse, à Rivière-Ouelle le 24 novembre 1701, Charles Pelletier, fils de Noël et de Madeleine Mignault et petit-fils de Jean Pelletier et d’Anne Langlois. Ils ont un seul fils, Joseph, qui décède à 17 ans.

Charles Pelletier meurt en 1713 et Marie-Anne convole en secondes noces avec Robert Gaulin le 15 avril 1716 à l’île d’Orléans. Gaulin décède en 1723 et Marie-Anne épouse, en troisièmes noces, Charles Brisebois, le 29 septembre 1732 à Laval. Marie-Anne est inhumée à Yamaska en 1755.
 

Guillaume Soucy

Né en 1677, Guillaume Soucy, fils de Jean et de Jeanne Savonnet né dans la seigneurie de l’ïle-aux-Grues comme son frère Pierre et ses sœurs, est le père d’un unique fils : Jean-Baptiste dit Guillaume Soucy, né hors mariage le 21 juillet 1704 à Rivière-Ouelle. Sa mère est Marguerite Bouchard, fille des pionniers rivelois Michel et Marie Trottain. Jean-Baptiste dit Guillaume épouse Catherine Demers Dumais en 1726 à La Prairie. Ils ont un fils et au moins une fille. En 1731, il épouse, en secondes noces à Varennes, Madeleine Daudelin avec qui il n’a pas d’enfant. Il décède à La Prairie en 1733.  

La date du décès de Guillaume Soucy, père ainsi que le lieu de son inhumation sont inconnus et sa lignée s’éteint sans postérité, avec le décès de son unique fils.


POUR EN SAVOIR DAVANTAGE, suivez les traces des familles Bouchard, Bérubé, Miville, Plourde et Lebel en cliquant ici et procurez-vous les circuits généalogiques PASSEURS DE MÉMOIRE qui leur sont consacrés.
 

Décès

Le pionnier Jean Soucy décède entre le 1er mai 1677 et le 22 août 1679 dans des circonstances qui sont à ce jour encore inconnues. Les documents confirmant son décès avant 1679, année du remariage de sa veuve, demeurent introuvables. En effet, entre le baptême de leur fils Guillaume, le 5 avril 1677, auquel il assiste, et le second mariage de Jeanne Savonnet le 22 août 1679, rien ne permet de préciser la date de son décès. Jeanne Savonnet meurt le 12 mars 1721 et elle est inhumée dans le cimetière de Rivière-Ouelle le jour suivant.
 

Armoiries

« Armes : Le bleu et le blanc sont les couleurs du drapeau du Québec. Oiseaux migrateurs, les deux oies blanches rendent hommage au périple entrepris par les ancêtres Jean Soucy dit la Vigne et Jeanne Savonnet qui se sont installés à l’Isle-aux-Oyes dans l’archipel de Montmagny, en Nouvelle-France, en 1671. Elles symbolisent l’ingéniosité, la persévérance et l’endurance, ainsi que la détermination que [sic] ces derniers ont dû faire preuve. La partie inférieure de l’écu représente l’Isle-aux-Oyes et L’Isle-aux-Grues, foyers successifs de la famille Soucy, divisées par le Saint-Laurent, représenté ici par l’étai d’azur.

Cimier : Le léopard lionné et la couronne rappellent le duché de Normandie, terre natale des Soucy. Les fontaines de la couronne représentent les quatre enfants nés en Nouvelle-France du premier couple Soucy, soit Anne, Pierre, Marie-Anne et Guillaume. Les fleurs de lis symbolisent la France et le Québec. Le livre évoque les sources écrites de l’histoire et la notion de découverte intellectuelle. Ses pages blanches symbolisent l’histoire à écrire des prochaines générations de Soucy.

Devise : La devise souligne la fierté des Soucy à l’égard de leurs origines françaises. Elle rappelle également que le patronyme Soucy tire ses racines étymologiques du mot source et la fierté du généalogiste lorsqu’il trouve des sources inédites pour écrire une nouvelle page de l’histoire de la famille Soucy.
Concept original de l’Association des familles Soucy Inc., assistée par les hérauts de l’Autorité héraldique du Canada »

POUR EN SAVOIR DAVANTAGE, parcourez le circuit généalogique PASSEURS DE MÉMOIRE consacré à la famille Soucy en cliquant ici  et procurez-vous le premier livre de la collection historique « Passeurs de mémoire », Le Kamouraska et la Grande‑Anse,  EN CLIQUANT ICI. Publié aux Éditions GID, ce premier titre embrasse le territoire du Kamouraska avec une incursion à l’ouest soit le littoral du fleuve Saint-Laurent, de Saint-André à Saint-Roch-des-Aulnaies, couvrant jusqu’aux terrasses du piémont et à l’arrière-pays.

POUR EN SAVOIR DAVANTAGE, consultez les sites Web des associations des familles Soucy en cliquant ici et Bérubé en cliquant ici.



Source image : Armoiries de l’Association des familles Soucy. (Artiste-peintre : Robert Tunstall. Calligraphe : Doris Wionzek)
 

Passeurs de mémoire - Lavoie

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Tableau généalogique Lavoie

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Introduction Lavoie

Source photo: La seigneurie de La Bouteillerie et les environs en 1825. Extrait d’un plan de la province du Bas-Canada. (BAnQ Québec E21-S555-SS1-SSS24-P10)


Un terreau fertile pour des racines profondes…

Des familles pionnières prennent racine dans la vallée du Saint-Laurent dès le premier quart du XVIIe siècle. D’abord concentrée autour de Québec, la migration touche les deux rives du fleuve et de ses affluents, créant au passage des seigneuries et des paroisses. Plusieurs régions deviennent le berceau de familles dont la nombreuse descendance anime toujours notre société.
Peut-être vous-même, des parents, des amis ou des voisins portez ces noms souvent familiers. Avec "Passeurs de mémoire", Parcours Fil Rouge vous invite à une grande fête de famille dans vos régions d’origine.

René Lavoie (de Lavoye) naît le 28 novembre 1628 en Normandie. En 1656, on signale sa présence en Nouvelle-France. À Québec au printemps de cette année-là, René épouse Anne Godin, originaire de La Rochelle. Anne arrive dans la colonie avec ses parents en 1654 ou un peu avant. Le couple s’établit à Sainte-Anne-de-Beaupré et huit enfants naissent de cette union. Leur second fils, Jean, déménage à Rivière-Ouelle en 1685.
Comme d’autres arrivants, il pourrait avoir été attiré par l’abondance des terres arables ou par le potentiel de la pêche ou de la chasse pour subvenir à ses besoins. Durant cette période de peuplement, il côtoie des Malécites et des Micmacs qui fréquentent cette partie de la Côte-du-Sud.

Le 22 octobre 1688 à Rivière-Ouelle, Jean épouse Madeleine, fille de ses voisins de la Côte-de-Beaupré, Galeran Boucher et Marie Leclerc (Clerc). Jean Lavoie et son épouse Madeleine Boucher sont les ancêtres des Lavoie rivelois. Parmi leurs nombreux descendants, soulignons quelques noms connus tels l’écrivain américain Jack Kerouac, l’auteur-compositeur-interprète Daniel Lavoie, le journaliste Gilbert Lavoie, le triathlète Pierre Lavoie et Thérèse Lavoie-Roux, femme politique. À la fin du XXe siècle, ce patronyme figure au 8e rang des noms de famille du Québec avec environ 34 800 porteurs de ce nom.

Nouvelle-France

En Normandie, le 28 novembre 1628, on baptise René Lavoie (de Lavoye), fils de René et d’Isabeau Bellenger (Bélanger). Son père, né en 1601, décède avant 1672 et sa mère naît en 1607. René a six sœurs et trois frères baptisés : Robert, Pierre, Marie, Catherine, Jeanne, Marie, André, Élisabeth et Catherine.

René Lavoie est présent dans la colonie en 1656. En fait, il serait le premier pionnier de ce patronyme en Nouvelle-France. On y dénombre six autres pionniers Lavoie, dont Pierre Lavoie, son épouse Jacquette Grignon et leurs quatre enfants Jean, Marie, Olive et Suzanne, arrivés de Charente-Maritime en 1666. Le sixième pionnier Lavoie en Nouvelle-France, René Pelchat dit Lavoie, un pêcheur originaire de la Manche, arrive au pays beaucoup plus tard, en 1752.


Source image : Carte de Nouvelle-France dessinée par Champlain, 1612.(Wikipédia)
 

Mariage

René épouse Anne Godin le 19 avril 1656 à Québec. Anne naît le 16 octobre 1639 à La Rochelle. Ses parents sont huguenots comme on appelait les protestants français à partir de 1560. Selon l’historien Philippe Joutard, dans son article Les Huguenots en Amérique, un patrimoine paradoxal le rôle des protestants en Nouvelle-France est loin d’être négligeable. 

Après les explorations de Cartier, la première colonisation est tentée en 1541-1543 par un protestant, Jean-François la Rocque de Roberval.
Un demi-siècle plus tard, c’est un autre réformé, Pierre Duguat de Monts, qui établit la première colonisation en Acadie, à l’île Sainte-Croix, en 1604.

Ensuite, à partir de 1627, Richelieu interdit officiellement aux protestants de s’installer en Nouvelle-France ou en Acadie. Mais ceux-ci sont loin d’être absents et pour cause ! Marins et marchands actifs en Amérique viennent des provinces atlantiques en grande partie gagnées à la Réforme. Mais on préfère nier leur existence, même après la conquête anglaise, tant l’identité linguistique se confond longtemps avec l’identité religieuse, langue française étant synonyme de catholicisme. Les anglophones s’accordent fort bien de la situation et contribuent à cette occultation. 

Le généalogiste Michel Barbeau dénombre 321 Huguenots établis au Canada des origines a 1763. 

POUR EN SAVOIR DAVANTAGE, consultez la biographie de R. La Roque de Roquebrune, « LA ROCQUE DE ROBERVAL, JEAN-FRANÇOIS DE », dans Dictionnaire biographique du Canada en cliquant ici et celle de Georges MacBeath « DUGUA DE MONTS (Du Gua, de Mons), PIERRE » en cliquant ici


Source image : Jean-François La Rocque de Roberval. Société d’Archéologie et d’Histoire de Saint-Valéry-sur-Somme
 

Descendants

Comme l’indique le tableau généalogique, du mariage de René Lavoie (père) et sa femme Anne Godin naissent huit enfants : cinq fils et trois filles. De ce nombre, tous se marient et laissent une descendance. René et Anne ont un peu plus de 70  petits-enfants, dont une quinzaine de garçons mariés qui perpétuent le patronyme.

Leur fille Anne, née le 17 février 1664 à Château-Richer, épouse Pierre Allard le 22 novembre 1683 à Sainte-Anne-de-Beaupré. De ce couple naissent deux enfants : Marie et Pierre. Anne Lavoie décède en 1686, peu après la naissance de son fils. Le 9 novembre 1690, Pierre Allard (père) épouse en secondes noces Marthe Dugré, puis le 29 août 1700, il épouse Madeleine Pinel.

Pierre, troisième fils de René et d’Anne, naît le 15 août 1666 à Château-Richer. Il épouse Constance Duchene le 2 mai 1696 à l’île d’Orléans avec qui il a quatre enfants : Élisabeth, Jeanne, Jacques et Marguerite Lavoie. Constance décède avant le 10 février 1716 puisqu’à cette date Pierre épouse en secondes noces, à La Durantaye, Madeleine Tourneroche, veuve de Julien Dumont. Trois filles naissent de cette union : Geneviève, Madeleine et Josèphe Lavoie.

Jacques Lavoie, quatrième fils de René et d’Anne, naît le 12 septembre 1669 à Château-Richer. Il épouse Angélique Garand le 15 février 1706 à Baie-Saint-Paul. Comme on le verra, son frère aîné, René Lavoie, vit dans Charlevoix depuis 1686. Jacques s’établit à Baie-Saint-Paul. Les cinq enfants du couple y naissent et au moins quatre y décèdent. Angélique meurt en mai 1718 et elle est inhumée à Baie-Saint-Paul. Jacques épouse la veuve Manon Barbeau (mère d’une fille décédée en bas âge et d’un fils)  à Charlesbourg le 7 août 1719. De cette union naissent sept enfants entre 1720 et 1732. Jacques est inhumé à Petite-Rivière-Saint-François le 3 janvier 1752 et Marie Barbeau est enterrée à Baie-Saint-Paul le 12 décembre 1767.

Madeleine Lavoie, fille de René père et d’Anne Godin, naît le 1er avril 1672. Elle épouse Étienne Godard le 6 octobre 1687 à Sainte-Anne-de-Beaupré. De ce couple naissent neuf enfants. Brigitte Lavoie, dernière fille de la famille, naît le 3 mars 1675 à Sainte-Anne-de-Beaupré. Elle épouse Charles Routhier le 3 novembre 1697. Neuf enfants naissent de cette union.

Le benjamin, Joseph Lavoie, naît le 13 janvier 1678. À Sainte-Anne-de-Beaupré, le 21 novembre 1701, il épouse Françoise Guimond. Cette dernière est veuve et mère d’une petite fille, Marie-Anne Racine, née de son mariage avec Noël Racine, à laquelle s’ajoutent neuf enfants Lavoie.

En secondes noces, Joseph Lavoie épouse Catherine Allaire le 25 novembre 1726 à Saint-François, île d’Orléans. Aucun enfant ne naît. Après le décès de Joseph, elle se remarie en 1727 et donne vie à six enfants Savard.
 

René Lavoie, fils et Marguerite Bouchard

L’aîné de la famille de René Lavoie et d’Anne Godin se prénomme René comme son père. Né vers 1657, René obtient, en 1680, une concession à Petite-Rivière-Saint-François dans Charlevoix.

À Sainte-Anne-de-Beaupré, le 4 novembre 1683, René épouse Marguerite Bouchard. Ils ont 11 enfants entre 1684 et 1707 et ils élèvent leur famille à Petite-Rivière-Saint-François. En effet, en mai 1684, l’acte de baptême de leur aîné François-Xavier stipule que le père et la mère résident à « Cote Saint-François-Xavier ». En avril 1686, lors du baptême de leur fille Rosalie, on précise que les grands-parents maternels de l’enfant, Claude Bouchard et Louise Gagné, résident à « mission Saint-François-Xavier ».

La famille de Marguerite n’est pas de la même lignée que celle de Michel Bouchard qui s’établit dans la seigneurie de la Bouteillerie vers 1676. Son père, le percheron Claude Bouchard dit « Le petit Claude », exerce le métier de tailleur d’habits avant d’arriver dans la colonie à l’été 1650 non pas comme « engagé », mais à ses frais, ayant hérité d’un petit pécule lors du décès de son père Jacques Bouchard. Claude fait le voyage sous la protection de Robert Giffard, après avoir obtenu auprès d’Olivier Letardif, procureur de la Compagnie de Beaupré, une concession de terre à Sainte-Anne-du-Petit-Cap. En 1654 à Beaupré, Claude épouse Louise Gagné, fille des pionniers percherons Louis Gagné et Marie Michaud. Ils quittent la Côte-de-Beaupré pour s’établir dans Charlevoix où Bouchard décède en 1699. Une plaque commémorative honore la mémoire de ce pionnier à Saint-Cosme-en-Varais. On rapporte que c’est précisément à cet endroit qu’était autrefois l’Auberge du Cheval blanc, un relais de poste où Robert Giffard et les frères Juchereau recrutaient les futurs colons pour la Nouvelle-France.

René Lavoie et Marguerite Bouchard sont inhumés à Baie-Saint-Paul avec leur fils Joseph. Leurs fils Jean et Michel reposent à Petite-Rivière-Saint-François et leur fille Catherine, aux Éboulements, l’aîné repose à Sainte-Anne-de-Beaupré, trois à Québec et une à Laprairie.

POUR EN SAVOIR DAVANTAGE, suivez les traces de la famille Bouchard de Rivière-Ouelle en cliquant ici et procurez-vous le circuit généalogique PASSEURS DE MÉMOIRE qui lui est consacré.

Source image : Plaque en l’honneur de Claude Bouchard, Saint-Cosme-en-Vairais, 2016. (Association Perche-Canada)
 

Michel Lavoie, notaire royal

Michel Lavoie, fils de René (fils) et de Marguerite Bouchard, est nommé notaire royal le 30 décembre 1737 par l’intendant Gilles Hocquart. 

POUR EN SAVOIR DAVANTAGE, consultez la biographie de Donald J. Horton, « HOCQUART, GILLES » dans Dictionnaire biographique du Canada en cliquant ici.

Source image : J. Edmond Roy, Histoire du notariat au Canada depuis la fondation de la colonie jusqu’à nos jours, 1899, Québec.

Jean Lavoie et Madeleine Boucher

À Rivière-Ouelle en 1688, Jean Lavoie, fils de René et d’Anne Godin, épouse Madeleine Boucher, fille de Galeran et de Marie Leclerc. Jean aurait fait partie du groupe qui a empêché le débarquement des troupes du major général anglais William Phips sur les rives de Rivière-Ouelle en 1690. 

Madeleine et Jean baptisent leurs treize enfants à Rivière-Ouelle.
Madeleine Boucher est quatre fois marraine d’enfants amérindiens avec des parrains différents : son époux, Jean Lavoie, Pierre Hudon dit Beaulieu, Thomas Langlois et Robert Morin. La « sauvagesse » baptisée en 1699 se prénomme Madeleine comme sa marraine. Madeleine est inhumée dans le cimetière de l'hôpital de l'Hôtel-Dieu à Québec.

Marguerite Lavoie, fille de Jean Lavoie et Madeleine Boucher, et son époux Daniel-Louis-Philippe Sérien (Sargent) Langlais (Langlois) sont parmi les derniers à se marier, en 1718, entre familles d’origine protestantes. Daniel est né probablement 1699 à Worcester au Massachusetts et son père, Digory Sargent, est originaire de la Cornouaille.  

Capturé lors de l’attaque de Worcester les Abénaquis durant l’hiver 1703-1704, Daniel est amené en Nouvelle-France avec sa sœur Martha et son frère John. Les enfants sont alors orphelins. Il passe quelques années avec ses ravisseurs. Son acte de baptême catholique en 1707 indique que l’enfant a par la suite été donné au gouverneur de la Nouvelle-France Philippe de Rigaud de Vaudreuil et qu’il habitait alors chez Robert Potier Dubuisson, commis au contrôle de la marine. On lui accorde la nationalité française en mai 1710. Il ira plus tard s’établir à la Rivière-Ouelle et y décède vers 1728. Louis-Philippe et Marguerite Lavoie sont les ancêtres des Sérien dit Langlais d’Amérique, la plupart des descendants de leur seul fils ayant conservé le patronyme Langlais.


POUR EN SAVOIR DAVANTAGE, suivez les traces de la famille Boucher en cliquant ici et procurez-vous le circuit généalogique PASSEURS DE MÉMOIRE qui lui est consacré.

POUR EN SAVOIR DAVANTAGE sur le débarquement de Phips, consultez le panneau d’interprétation « Les héros de Rivière-Ouelle » et son contenu sur le circuit Fil Rouge Rivière-Ouelle de l’application BaladoDécouverte en cliquant ici. Un autre panneau d’interprétation relate l’événement. Il est situé dans le parc Ernest-Gagnon qui longe la rivière devant l’église Notre-Dame-de-Liesse.

Source image : Vue à vol d’oiseau de l’Hôtel-Dieu de Québec. (BAnQ, Eugen Haberer [1837-1921] - L’Opinion publique, Vol. 8, no 35, 30 août 1877, p. 411.)
 

Décès

Anne Godin décède le 26 février 1678 à Sainte-Anne-du-Petit-Cap (Sainte-Anne-de-Beaupré), un mois après la naissance de son fils Joseph.

René Lavoie père décède subitement le 11 mars 1696 à Château-Richer. Il est inhumé le lendemain. L’acte de sépulture indique les circonstances de sa mort : « ettant mort subitement en chemin qu’il avait commencé de venir a la Ste messe dans L’Église de cette parroisse ». Cet acte se lit comme suit :

« L’an mil six cent quatre-ving seixe l’onzième jour de mars est décédé rené de la voye veuf de feue Anne Godin, habitant de St-Anne du petit-cap agé de soixante trois ans, ettant mort subitement en chemin qu’il avait commencé de venir a la Ste messe dans L’Église de cette parroisse et le lendemain je soussigné prêtre curé de cette parroisse reconnaissant qu’il avait reçu en catholique La religion catholique et romaine, l’ay enterré dans Le Cimetière de cette Église selon l’usage de notre mère la Sainte Église romaine en présence de Guillaume Morel, Pierre Allard, Jean Plante et Alexis Morel signé les autres ont déclaré ne savoir signer de ce interpellé selon L’ordonnance.
G Morel 
»

Huit des enfants de Madeleine Boucher  et Jean Lavoie sont inhumés dans le premier cimetière entre 1695 et 1773 : Marie-Anne et Marie-Anne, toutes deux décédées dans leurs premières journées de vie, Charles, Pierre, Jean-François, Françoise, Alexis et Marguerite.

POUR EN SAVOIR DAVANTAGE, rendez-vous à l'entrée du cimetière de Rivière-Ouelle pour y découvrir le "Mémorial" situé dans le Parc des ancêtres. Le plan du cimetière et les listes de défunts sont conçus pour faciliter la localisation. Le "Mémorial" évoque aussi plusieurs éléments inscrits dans ce secteur d’intérêt historique.

POUR EN SAVOIR DAVANTAGE, parcourez le circuit généalogique PASSEURS DE MÉMOIRE consacré à la famille Lavoie en en cliquant ici etprocurez-vous le premier livre de la collection historique « Passeurs de mémoire », Le Kamouraska et la Grande‑Anse,  EN CLIQUANT ICI. Publié aux Éditions GID, ce premier titre embrasse le territoire du Kamouraska avec une incursion à l’ouest soit le littoral du fleuve Saint-Laurent, de Saint-André à Saint-Roch-des-Aulnaies, couvrant jusqu’aux terrasses du piémont et à l’arrière-pays.


POUR EN SAVOIR DAVANTAGE, suivez les traces des familles Lévesque et Hudon dit Beaulieu en cliquant ici et procurez-vous les circuits généalogiques PASSEURS DE MÉMOIRE qui leur sont consacrés.


Source image : Acte de sépulture de René Delavoye (Lavoie), Château-Richer, 11 mars 1696.

 

Jeanne Savonnet

Jeanne se marie trois fois : avec Jean Soucy en 1670, avec Damien Bérubé en 1679 et avec François Miville en 1692. Après son mariage avec Damien Bérubé, les quatre enfants nés de son mariage avec Jean Soucy, alors tous âgés de moins de dix ans, continuent de vivre avec leur mère et son nouvel époux. Ils verront naître les enfants de cette nouvelle famille qui porteront le nom de Bérubé.

Devenu veuf depuis le mois d’août 1687, François Miville était alors responsable de nombreux enfants. Au début de l’année 1688, il devient tuteur des enfants de son frère Jacques et de sa belle-sœur Catherine Baillon. François loue une terre à Rivière-Ouelle le 7 novembre 1689 et s’y établit définitivement. Après son mariage avec Jeanne Savonnet, les enfants Bérubé vivent avec eux, les enfants Miville et Soucy étant mariés ou en mesure de subvenir à leurs besoins ou sous la garde d’autres personnes. Plus tard naîtra Marie-Françoise Miville, issue du troisième mariage de Jeanne.

Jeanne Savonnet est la mère de cinq fils et de six filles et l’ancêtre de tous les descendants des familles Soucy et Bérubé d’Amérique. Jeanne est aussi, par le mariage de ses enfants, l’ancêtre des descendants d’autres familles telles les Bois, Lebel, Morais, Plourde et Roussel.

Au numéro 112 du chemin du Sud-de-la-Rivière à Rivière-Ouelle, découvrez le Marqueur Bérubé-Savonnet. La concession Bérubé longe la rivière Ouelle au nord et elle mesure 12 arpents de large sur 42 arpents de long. À quelques mètres vers l’est du Chemin du Sud-de-la-Rivière, se trouve le Marqueur Plourde-Bérubé qui conduit à la terre ancestrale de Jeanne-Marguerite Bérubé (Plourde), fille de Jeanne Savonnet et demi-sœur des enfants Soucy. 

POUR EN SAVOIR DAVANTAGE, suivez les traces des familles Bérubé, Lebel, Miville-Deschênes, Pelletier et Plourde en cliquant ici et procurez-vous les circuits généalogiques PASSEURS DE MÉMOIRE qui leur sont consacrés.

POUR EN SAVOIR DAVANTAGE, rendez-vous au cimetière de Rivière-Ouelle pour y découvrir les monuments Bérubé et Savonnet érigés dans le Parc des ancêtres.

POUR EN SAVOIR DAVANTAGE, rendez-vous à La Pocatière, sur le terrain de l’évêché, et découvrez-y le Marqueur Soucy-Fouquereau qui indique la localisation de la terre de Pierre Soucy, fils de Jeanne Savonnet.

 



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Extrait de
Circuit Fil Rouge à Rivière-Ouelle

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