La vie à la Rivière-aux-Rats

La vie à la Rivière-aux-Rats


La vie à la Rivière-aux-Rats

Arthur Laforest, arrivé vers 1899 ou 1900 à St-Eugène, rapporte que, jusqu’en 1911, il n’y avait personne au-delà des 2 ou 3 premiers acres longeant la Rivière-aux-Rats. En dehors de cette zone habitée, il y avait un nombre incalculable de sapins dont on récoltait la gomme , reconnue pour ses propriétés médicinales . L’idée même de cette cueillette venait des Iroquois qui mangeaient les jeunes pousses de pins blancs pour se soigner .

Adélard Bouchard, un autre habitant des premiers temps de St-Eugène, qui à l’époque faisait partie de Mistassini, raconte qu’avant même la construction du moulin à scie des Couture, les gens devaient construire leur maison « pièce par pièce », les moulins étant trop éloignés et le sciage coûtant trop cher. De la mousse ramassée à même le sol calfeutrait les habitations et on bâtissait les maisons avec un maillet en bois .

La vie de chantiers représentait une mine d’or pour les colons de la Rivière-aux-Rats. Dès 1889, Home acquiert des terrains dans le canton Pelletier à des fins d’exploitation forestière. Puis, en 1920, la compagnie Price achète des concessions au sud de la rivière Mistassini .

Une première écluse a été construite au Lac-aux-Rats en 1926, année où la papetière Lake St. John Power and Paper annonce son ouverture prochaine. Une seconde écluse sera installée en 1937. Cette usine a fait vivre bien des familles dans les paroisses en lisière de la Rivière-aux-Rats grâce à la drave et à la coupe de bois . La drave sur la Rivière-aux-Rats cessa en 1974 .




Extrait de
L'exploitation forestière, géants et démesure

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