Maison Vézina

Maison Vézina


Restauration et archéologie

L'objectif de l'Association culturelle et artistique de la Maison Vézina (ACAMV) est d'assurer la pérennité de la maison en conservant des éléments originaux et en respectant son évolution des derniers siècles. En 2002, ce regroupement d’artistes et de résidents de Boischatel a décidé de faire revivre le patrimoine inestimable des lieux par une restauration énergique.  

Les fouilles archéologiques réalisées dans la cave et autour de la maison ont, entre autres, permis de découvrir les vestiges d'une ancienne laiterie, d'une armoire encastrée et de plusieurs artéfacts, allant de la vaisselle aux boulets de canons qui datent de la guerre de la Conquête.

Photo : N.J. Rochefort

Architecture, généalogie et histoire militaire

Habitée par huit générations de la famille Vézina sur une période de 313 ans (1666-1979), cette maison est un exemple remarquable de l’architecture rurale du XVIIIe siècle. Habitée par Wolfe en 1759, elle fut l'une des rares bâtisses à être épargnée par les britanniques lors de la politique de la terre brûlée qui a suivi leur défaite de la bataille de Montmorency.

Cette maison tricentenaire a ainsi vécu la colonisation de la Nouvelle-France, la Guerre de la Conquête (1758-1759) et le développement industriel, pour ensuite être abandonnée pendant 23 ans.

Photo : Répertoire du patrimoine culturel du Québec

Les ancêtres Vézina

Jacques Vézina et sa femme Marie Boisdon, tous deux originaires de La Rochelle en France, sont les premiers Vézina à arriver en Nouvelle-France le 7 septembre 1659. Ceux-ci ont appareillé un 2 juillet, pour une traversée de l’Atlantique de plus de 2 mois sur le Saint-André; voilier qui a également transporté Jeanne Mance et Marguerite Bourgeoys.

Jacques était maître-tonnelier, mais a aussi exercé les métiers de marchand et de colon. Ce dernier a acheté une terre en 1660 et s’y est installé avec sa famille. Cependant, c’est en 1666 que leur fils aîné, François, achète la parcelle de terre avoisinante à la chute Montmorency, la terre actuelle de la Maison Vézina.

À l’été 1670, un contingent de près de 165 filles du Roy arrive à Québec. Parmi elles, une jeune fille de 25 ans nommée Jeanne Marié; orpheline provenant de la paroisse de Saint-Sulpice de Paris. Elle résilie un contrat de mariage qu'elle avait signé le 31 août pour passer devant le notaire avec François Vézina le 20 septembre. Le mariage est célébré le 29 octobre 1670 à Château-Richer, date à partir de laquelle les époux s'installent sur leur terre du Sault et commencent à élever leur famille.

Photo : N.J. Rochefort

Vidéo - Extérieur de la maison Vézina


Vidéo - intérieur de la maison Vézina




Extrait de
Boischatel, une histoire exceptionnelle

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