L'avenue Royale et les richesses patrimoniales

L'avenue Royale

Esquissée par Mgr de Laval, la première route de la Nouvelle-France, d’abord nommée chemin du Roy, traverse Boischatel d’ouest en est depuis 1683. Rebaptisée avenue Royale, cette artère devient, au tournant du XIXe siècle, le cœur du village. Elle compte aujourd’hui quelque 60 bâtiments d’intérêt patrimonial.

Les maisons rurales du début du XVIIIe siècle ont été les témoins d’une évolution architecturale et d’une adaptation du savoir-faire au contexte climatique du Québec à l’époque de la Nouvelle-France. L’orientation de la façade vers le sud et un grand nombre d’ouvertures en façade sur le mur le plus long assurent un maximum d’ensoleillement et de chaleur. La façade est également protégée des vents dominants. Les lucarnes, apparues au XIXe siècle, viennent éclairer les combles, qui ne servent plus seulement de grenier pour conserver le grain, mais deviennent habitables. Des influences stylistiques britanniques à la fin du XVIIIe siècle s’illustrent notamment par les larmiers incurvés ajoutés à la base des versants du toit, qui permettent d’éloigner l’eau de pluie de la surface des murs gouttereaux.

Crédit : Maryse Gaudreault

La maison Claude-Gilbert-et-Claire-Gagnon

Cette maison de ferme, en pierre, est érigée entre 1765 et 1781. Elle est construite sur la terre des Vézina, à l’ouest de la maison Vézina, au 5056, avenue Royale, avec laquelle elle forme un alignement parfait.

La famille Vézina demeure propriétaire de la terre sur laquelle s’élève cette résidence pendant neuf générations. Jusqu’au début des années 1970, la famille y pratique l’agriculture.

Source : Ministère de la Culture et des Communications

La maison Bourbeau

Située en retrait de l’avenue Royale, au 258, rue du Bataillon, la maison Bourbeau est d’abord érigée entre 1760 et 1800, puis agrandie du côté ouest vers 1830 et des avant-toits courbés et des lucarnes à pignon sont ajoutés. La répartition asymétrique des ouvertures, à la suite de l’agrandissement, est typique d’un mélange d’architecture française et néoclassique québécoise.

Jadis, l’appentis adossé contre le mur pignon sert au traitement et à l’entreposage du lait de la ferme. Il est généralement chaulé ou peint en blanc, afin de réfléchir la lumière, et érigé de préférence dans un endroit frais, souvent au nord-est de l’habitation.

Source : Ministère de la Culture et des Communications

La maison Jacob

Située au 5361, avenue Royale, la maison Jacob est une maison de ferme d’inspiration française possiblement érigée en 1839, mais qui pourrait avoir été construite dans la seconde moitié du XVIIIe siècle. Elle conserve tous les éléments de la maison normande, à l’exception d’une galerie ajoutée sur la façade sud. La maison est également connue sous le nom de maison Turcotte.

Source : Ministère de la Culture et des Communications

L'église de Boischatel

Bien que la municipalité ait été fondée en 1920, les citoyens doivent continuer de fréquenter l’église de L’Ange-Gardien jusqu’à l’érection canonique de la paroisse de Sainte-Marguerite-Marie-de-Boischatel en 1925.

Il faut attendre 1938 avant que Boischatel ait sa propre église qui est construite en 1937 et 1938. Son style moderne est inspiré de l’architecte français bénédictin Dom Bellot qui a également réalisé le Grand Séminaire de Québec.

L’église est convertie en condominiums après sa fermeture en 2010.

Crédit : Robin Lefrançois

La croix de la côte de l'Église

En 1950, une croix de bois éclairée est installée dans la falaise surplombant la côte de l’Église par la paroisse ecclésiastique, afin de souligner le 25e anniversaire de sa fondation. Malheureusement, les années ont raison de sa structure de bois. En 2015, un généreux donateur, Aldéric Racine, propose au conseil municipal d’installer une nouvelle croix sur les fondations de l’ancien socle en gage de symbole de l’héritage patrimonial.

Source : Municipalité de Boischatel

La maison Léonidas-Vézina

La maison Léonidas-Vézina est probablement construite au XVIIIe siècle sur la terre défrichée au cours du siècle précédent, puis modifiée au cours du XIXe siècle. La résidence, située au 5490, avenue Royale, est liée à l’une des familles souches de la région et figure parmi les plus anciennes demeures de Boischatel.

Source : Ministère de la Culture et des Communications

Le manoir de Charleville

Charles Aubert de la Chesnaye fait bâtir cette demeure d’inspiration française vers les années 1660. Elle devient le manoir du fief de Charleville de 1677 à 1694. Le manoir est situé en retrait 5580, avenue Royale, et entouré de grands champs. Le bâtiment a été agrandi à deux reprises.

Il s’agit de l’un des plus anciens bâtiments de la Côte-de-Beaupré. La porte d’entrée actuelle est la porte arrière puisque le chemin du Roy passait alors au sud de la maison.

Source : Ministère de la Culture et des Communications

La croix de chemin

Symbole de la présence religieuse, les croix de chemin sont fréquemment visibles en bordure de route au Québec. Boischatel n’échappe pas à la tradition et on peut voir, aujourd’hui encore, une croix de chemin près du manoir de Charleville, situé au 5580, avenue Royale.

Photo : patrimoineduquebec/croix/Accueil

La croix du Calvaire

Située à l'extrémité nord de Boischatel, sur le boulevard Trudelle, la croix du Calvaire a été érigée en pleine forêt par les frères Hector et Léopold Vézina. Inaugurée par le curé Gravel avant 1975, elle représentait, jadis, le Christ en croix. 

Crédit : N.J. Rochefort

La véloroute Marie-Hélène Prémont

Homologuée à la Route verte depuis juin 2010 et accréditée au Sentier Transcanadien en 2011, la Vélo-route Marie-Hélène Prémont propose un trajet de 55 km bordés des extraordinaires panoramas de la Côte-de-Beaupré.

Sillonnant les pistes, de Boischatel à l’ouest jusqu’à la réserve nationale de faune du Cap-Tourmente à l’est, les cyclistes seront amenés à découvrir tous les trésors de la Route de la Nouvelle-France : la Chute Montmorency, le Moulin du Petit-Pré, des centaines de maisons ancestrales et beaucoup plus. Vous pourrez ainsi découvrir sept municipalités rurales de l’Amérique française ainsi qu’une quarantaine d’attraits touristiques.

Extrait de
Boischatel, une histoire exceptionnelle

Boischatel, une histoire exceptionnelle image circuit

Présenté par : Ville de Boischatel

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