Route de la Nouvelle-France

Filles du Roy


Priorité : peupler le territoire

La première priorité de la colonie était de peupler le territoire, lequel ne comptait en 1663 que 2 500 âmes, dont une écrasante majorité d'hommes. Les 1 200 officiers et soldats du régiment de Carignan-Salières, envoyés afin de pacifier les relations avec les Iroquois, furent d’ailleurs encouragés à s’établir en Nouvelle-France lorsque leur campagne militaire fut terminée, ce que près du tiers d’entre eux ont fait. Afin d'améliorer la balance des sexes, le roi a donc financé l'envoi de femmes célibataires, qui furent dénommées « les Filles du Roy ». Celles-ci sont venues en Nouvelle-France afin de trouver un époux, ce qui eu pour conséquence directe d’accroître rapidement la démographie grâce à la hausse des naissances qui s’ensuit. Le système seigneurial fut réorganisé par l’intendant dans les mêmes années afin de distribuer et d’exploiter les terres.

Source : patrimoine-culturel.gouv.qc.ca/rpcq/detail.do?methode=consulter&id=26366&type=pge#.WCy3rfnhDic

Monseigneur de Laval

François de Laval, missionnaire jésuite originaire de France, est ordonné évêque en 1658. L’année suivante, il arrive en Nouvelle-France et porte le titre de vicaire apostolique de la colonie. Il fonde le Séminaire de Québec en 1663 et le Petit Séminaire en 1668 afin d’assurer un clergé local, qu’il nourrit grâce à la Petite Ferme (1663) puis la Grande Ferme (1667), toutes deux situées au Cap-Tourmente. C’est donc afin de relier ces deux fermes au Séminaire de Québec que Monseigneur de Laval trace, dès 1664, le Chemin du Roy, l’une des plus anciennes routes d’Amérique. Dix ans plus tard, il devient le premier évêque de la Nouvelle-France.

Source: Site Web The Canadian Encyclopedia

Manoir de Charleville

 Il s’agit ici de l’une des plus anciennes maisons de Boischatel, construite entre 1660 et 1667. La valeur patrimoniale du manoir de Charleville repose principalement sur con ancienneté. Le bâtiment est également digne d’intérêt historique puisque « deux importants marchands de Québec - Charles Aubert de la Chesnaye (1632-1702) et Charles Bazire (1624-1677) - obtiennent en 1677 que la « terre de Caput », dont ils sont propriétaires dans la seigneurie de Beaupré, soit constituée en fief.

Photo : Registre du patrimoine culturel du Québec

Maison Jacob

La maison Jacob, dite Turcotte, est l'une des plus anciennes demeures de Boischatel.

Photo : Registre du patrimoine culturel du Québec

Maison Pageau

Cette maison ancestrale construite par la famille Bourbeau, et lui ayant appartenu de génération en génération, se trouve sur la rue du Bataillon, au milieu de prestigieuses constructions modernes.

Photo : Registre du patrimoine culturel du Québec

Croix de chemin

La croix de chemin simple; poteau et traverse avec parfois des éléments décoratifs aux extrémités. Celle-ci se trouve sur les abords de l'avenue Royale, comme beaucoup d'autres.

Photo : patrimoineduquebec/croix/Accueil

Croix du calvaire

Cette croix est située à l'extrêmité nord de Boischatel, sur le boulevard Trudelle. Inaugurée par le curé Gravel avant 1975, cette dernière était autrefois une croix du Calvaire, représentant le Christ en croix. 
Le calvaire : il est parfois surmonté d’un édicule. La Vierge et l’apôtre Jean se retrouvent à l’occasion au pied de la croix.

Photo: N.J. Rochefort

Croix de chemin Côte de l'Église

C’est à cet endroit exact qu’une croix de chemin illuminée fut installée, impossible à manquer pour quiconque monte la fameuse et abrupte Côte de l’Église après le coucher du Soleil. Notre croix du « Mont Roya l», importée de la région de Montréal , faisait partie du patrimoine municipal, mais le temps a eu raison de sa structure. Cependant, grâce à un généreux donateur, résident et propriétaire du terrain concerné, une nouvelle croix illuminée remplace l’originale au même endroit. 

Photo: N.J. Rochefort

Église Sainte-Marguerite-Marie

La paroisse catholique Sainte-Marguerite-Marie-de-Boischatel a été créée en 1925. La toute dernière génération de Vézina à avoir habité la maison ancestrale est la seule à célébrer la messe de minuit à Boischatel, ceci dans une chapelle installée dans l’école du village, à compter de 1926. Il faut se rappeler qu’avant 1920, « le Sault » faisait partie de L’Ange-Gardien. C’est donc dans la première chapelle de colombage, érigée en 1664, que François, l’aîné, et ses descendants allaient se recueillir…« Cette chapelle sera remplacée en 1675 par une église en maçonnerie, construite sur le site de l’actuelle église et qui sera incendiée en 1931. »

L’église de Boischatel fut, quant à elle, inaugurée près de 13 années après la création de la paroisse, soit en 1937, créant un noyau institutionnel à l’intersection de la côte de l’Église et de l’avenue Royale.

Le presbytère de la paroisse Sainte-Marguerite-Marie-de-Boischatel est un édifice de style Four Square érigé vers 1937 et a été, à l'instar de l'église, transformé en condominium et agrandi par l’arrière il y a quelques années.

Photo : N.J. Rochefort

Vélo-route Marie-Hélène Prémont

Homologuée à la Route verte depuis juin 2010 et accréditée au Sentier Transcanadien en 2011, la Vélo-route Marie-Hélène Prémont propose un trajet de 55 km bordés des extraordinaires panoramas de la Côte-de-Beaupré.

Sillonnant les pistes, de Boischatel à l’ouest jusqu’à la réserve nationale de faune du Cap-Tourmente à l’est, les cyclistes seront amenés à découvrir tous les trésors de la Route de la Nouvelle-France : la Chute Montmorency, le Moulin du Petit-Pré, des centaines de maisons ancestrales et beaucoup plus. Vous pourrez ainsi découvrir sept municipalités rurales de l’Amérique française ainsi qu’une quarantaine d’attraits touristiques.



Extrait de
Boischatel, une histoire exceptionnelle

Voyez le circuit complet avec l'application BaladoDécouverte gratuite pour Android et iOS