Industries d'autrefois

Scierie Patterson-Hall

Source photo: Journal l'Autre Voix, membre du Groupe Québec Hebdo.


Scierie Patterson Hall

Tout au long du XIXe siècle, de nombreuses industries s’installent sur la Côte-de-Beaupré. L’une des premières est la scierie dite Moulin Patterson-Hall, du nom de l’entrepreneur anglais Peter Patterson et de son gendre George Benson Hall. 

Source photo: histoireurbaine.wordpress.com/2016/06/02/le-bas-du-sault-avant-1889/

Le travail à la scierie

La scierie Patterson-Hall, l'un des principaux employeurs de la région, possédait plus de 60 scies et produisait, pour l'époque, un fort volume de bois par jour. Ses employés travaillaient six jours par semaine, à raison de douze heures par jour.

La conduite d’eau, construite à partir du haut de la chute, alimente les moulins à scie situés au bas de l’escarpement, sur la rive ouest, et fournit le débit nécessaire au bon fonctionnement de l’industrie. La promenade qui débute au manoir Montmorency et se termine au pont suspendu de la chute a d’ailleurs été construite par-dessus cette même conduite, toujours visible aujourd’hui si on se donne la peine de regarder.

Dominion textile

Quand l’industrie du bois décline à la fin du XIXe siècle, la puissance générée par la chute continue d’attirer les industriels. Charles Ross Whitehead aménage, en 1889, une fabrique de coton sur les terrains de Hall, appelée la Montmorency Cotton Mills, qui deviendra, par la suite, la filature Dominion Textile. L’usine, que les employés appellent « la Factrie », déformation du terme anglais « Factory », sera en opération jusqu’en 1985, soit durant près d’un siècle.

Photo : vue aérienne de la Dominion Textile sur une carte postale datant des années 1930.

Barrage « la Dam »

Barrage hydro-électrique situé en amont des marches naturelles.

Photo: Et si Boischatel m'était conté!

Brique Citadelle

Extrait de journal paru sur l'usine de Brique Citadelle, communément appelée la « bricade ». L'établissement de l'entreprise a été possible grâce à la ressource abondante, combinée avec la proximité du chemin de fer Québec-Charlevoix, lequel permettait le transport des marchandises.

Gare de Boischatel

Établie au pied de la côte de l’Église par la Québec Power and Railways, la Gare de Boischatel donnait accès à un train électrique desservant la Côte-de-Beaupré, qu’on appelait communément le petit train de Sainte-Anne. L'inscription n'est pas facilement lisible, mais on peut discerner le mot « Boischatel » sur le toit de la gare.

Photo : patrimoineduquebec/gares/Gares_disparues

Bricade

En 1912, l’usine de la compagnie Brique Citadelle s’installe à Boischatel près de la chute Montmorency pour bénéficier de l’énergie hydroélectrique disponible à proximité. Dès l’inauguration, l’entreprise obtient de la Municipalité de L’Ange-Gardien un congé de taxes de 10 ans à condition de privilégier l’embauche de la main-d’œuvre locale. La « bricade », tel qu’on l’appelait familièrement, emploiera jusqu’à 150 travailleurs, avant de fermer ses portes au début des années 1990.

On trouve à Boischatel de nombreuses maisons construites en briques, ce qui aura une influence importante sur l’évolution du patrimoine architectural de la région. Ce choix de matériau s’explique par l’existence de dépôts argileux exploitables dans le sol de Boischatel. Jusqu’au XVIIIe siècle, la famille Drouin de Château-Richer dominait la production locale de briques. 

Photo: Diapositive issue de la voûte de l'hôtel de ville de Boischatel.



Extrait de
Boischatel, une histoire exceptionnelle

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