Cimetière Pioneer de Lingwick

Ah! si ce cimetière pouvait parler...

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Texte de la narration

Nous sommes face au Cimetière Pioneer de Lingwick, un cimetière majoritairement presbytérien, où sont également enterrés des citoyens de d'autres confessions religieuses.  

Le cimetière Pioneer se trouve à une centaine de mètres de l'intersection où se trouvait jadis le coeur du village de Gould. On y trouve ici les pierres tombales des premiers habitants défricheurs et fondateurs de la municipalité. Ce sont des immigrants venus d’Écosse en bonne partie, comme on en voit aussi ailleurs dans la région.

Plusieurs des premiers immigrants sont arrivés ici entre 1838 et 1841, dont certains avec leurs jeunes enfants. Ce sont eux et leur progéniture qui ont défriché, peuplé et bâti les routes des environs, de même que le village de Gould.

Au cours des dix mois que dure la cavale de Donald Morrison, en 1888 et 1889, un quartier général temporaire des forces de l'ordre s'installe à Gould dans l'unique but de trouver Donald Morrison.

Mais celui-ci reçoit un soutien indéfectible des familles du secteur. Il est aussi régulièrement hébergé au village et dans les rangs des environs. La population connait bien Morrison, de même que ses cousins, les MacKenzie, qui habitent toujours le rang de la montagne rouge, lieu où est né Morrison.

MORRISON
À l'été 1888, le journaliste Alexander MacKinnon m'aide dans la rédaction d'une lettre ouverte où je m'adresse aux journaux. Je désire mettre des choses au clair et m'expliquer auprès de ceux qui comprennent pas toute l'histoire.

NARRATION
Cette lettre ouverte est publiée le 3 août 1888 dans le Sherbrooke Examiner.  Morrrison y expose, entre autres, les déboires hypothécaires de sa famille par rapport au prêteur Malcolm MacAulay et fait états de ses différentes otions qui s'offrent à lui.

Deux citoyens de Lingwick sont particulièrement actifs et servent de médiateurs entre Morrison et les autorités : le maire de l'époque, Alexander Ross, de même que John MacIver, meunier alors à la retraite, dont la stèle se trouve à l'entrée du cimetière où nous sommes, du côté gauche. Ces hommes négocient une trève avec les autorités, afin que Morrison puisse s'expliquer.

Le 11 avril 1889, le même ex-meunier de Lingwick conduit personnellement un juge local jusqu’à une petite école de rang où se trouve Morrison. Le fugitif saisi cette occasion pour présenter sa version des faits au magistrat.



Extrait de
Sentier des Écossais | Sur les traces de Donald Morrison

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