Le Musée de Saint-Boniface

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Le Musée de Saint-Boniface

La construction du Musée de Saint-Boniface, situé 494 de l'avenue Taché, s'est effectuée de 1846 à 1851. L'édifice de deux étages et demi et de 4000 pieds carrés est le plus grand du genre à Saint-Boniface.

Dès sa construction terminée, ce bâtiment sert de couvent pour les Sœurs Grises, en plus d'abriter le premier hôpital dans le Nord-Ouest. Au fil du temps, il sert aussi d’école, d’orphelinat, de foyer pour personnes âgées et d’école pour les infirmières.

Après plus de cent ans d’occupation continue par les Sœurs Grises, c’est finalement en 1967 que le musée ouvre ses portes, grâce aux efforts de la Société historique de Saint-Boniface qui voulait sauver l’édifice de la destruction. En plus d’être un site historique national, l’édifice est réputé comme étant la plus grande construction en rondins de chênes en Amérique du Nord. Les nombreuses fenêtres à carreaux et les deux cheminées intérieures démarquent également le bâtiment sur le plan architectural.

Heures d’ouvertures 
Lundi au mercredi et vendredi : 10 h à 16 h
Jeudi : 9 h à 21 h
Samedi : 12 h à 16 h
Dimanche : fermé

Crédit photo : le Musée de Saint-Boniface

L'architecture

L’extérieur du couvent illustre bien les influences mixtes de l’architecture anglaise et française sur la société de la colonie de la Rivière-Rouge au milieu du 19e siècle. La forme, caractérisée par un plan rectangulaire symétrique et un toit à quatre versants, est dérivée de la tradition classique anglaise. Cette forme était d’ailleurs le style accepté pour les résidences et les entrepôts contemporains construits par la CBH un peu partout dans le Nord-Ouest.

Toutefois, bien que les plans du couvent soient conformes à une forme régionale typique, on peut aussi percevoir de fortes influences franco-canadiennes, notamment dans le toit fortement incliné, les lucarnes placées à bord de l’avant-toit et les paires de fenêtres à vantaux et à volets. L’architecte du couvent, l’abbé Laflèche, a adopté la forme anglaise classique, à laquelle il a ajouté des éléments d’inspiration française.

La première restauration

Après le départ des Sœurs Grises en 1956, le couvent risque d’être démoli. La Société historique de Saint-Boniface (SHSB) entreprend dès lors les démarches nécessaires pour faire désigner le couvent comme site historique national qui servirait ensuite de musée. En 1958, le fait est accompli et la Commission des lieux et monuments historiques du Canada recommande la préservation  du bâtiment. La restauration se fait de 1963 à 1967 et pendant ces travaux, la construction originale du couvent a été mise à nu.
 

Le Musée en 1967

La restauration terminée, le Musée ouvre ses portes pendant l’été de 1967.
 

La deuxième restauration

Le Musée ferme ses portes pour une deuxième fois de 1992 à 1995, considérant que des travaux majeurs sont nécessaires pour la stabilisation structurale du bâtiment et la restauration de la construction historique du couvent. Le coût du projet: 1 264 000 $.

Crédit photo: le musée de Saint-Boniface

La buste de Louis Riel

Ce buste conçu par l’artiste franco-manitobain Réal Bérard (à droite) a été coulé dans le bronze par la fonderie de William Epp (à gauche) de Saskatoon. Le Comité du Centenaire Louis Riel avait lancé une campagne de financement pour un monument commémoratif de Riel en 1985. Le monument, situé en face du Musée de Saint-Boniface, est inauguré le 22 octobre 1989, anniversaire de la naissance de Louis Riel.

Peintre, dessinateur, illustrateur, caricaturiste, sculpteur et cartographe, entre autres, Réal Bérard est un artiste visuel de grande importance au Manitoba français, voire nationale. La diversité de son art et sa riche contribution font de lui un incontournable.  Depuis 1982, il publie à chaque semaine ses caricatures sous le nom de plume de Cayouche dans le journal La Liberté. En 1990, sur une chanson de Daniel Lavoie, il illustre pour l'Office national du film le court-métrage Jours de Plaines, présenté au Festival international du film de Cannes en France et à Uppsala en Suède. Son film lui vaut la Plaque d'or de la catégorie Animation au 26e Festival international du film de Chicago et le prix du meilleur film d'animation à Calgary en 1991. Réal Bérard devient membre de l’Ordre du Canada en 2017.
 

Les meules du moulin de Riel

Surnommé le « meunier de la Seine », Louis Riel père avait acheté un terrain sur le bord de la rivière Seine, un peu au sud de ce qui est aujourd’hui le boulevard Bishop Grandin. Il y construit une maison et un moulin à farine qui desservait toute la colonie de la Rivière-Rouge. À la fin des années 60, ces meules sont déplacées dans un parterre devant le Musée de Saint-Boniface.  Photographie de R. Bélanger, 1969.
 

La chapelle

Cette photo présente la chapelle des Sœurs Grises qui abrite une exposition sur les cathédrales.