La Seconde Guerre mondiale

La parade de l'Emprunt de la Victoire

Le grand besoin d’aluminium pour la construction d’avions entraîne de nombreuses répercussions dans la région puisque l’aluminerie arvidienne se retrouve au premier plan dans la production d'aluminium pour les Alliés. Sur cette image : la parade de l'Emprunt de la Victoire.

Source: Le Lingot, 6 novembre 1943, p. 3.

L'emplacement des écoles

Carte illustrant l'emplacement des écoles. Certaines d'entre elles sont d'anciens camps militaires achetés par la Commission scolaire d’Arvida pour pallier le manque d’espace après la Seconde Guerre mondiale.

Source: Commission scolaire de la Jonquière.

Camp militaire

Un camp militaire transformé en école.

Source: Commission scolaire de la Jonquière.

Camp militaire

Un ancien camp militaire transformé en école.

Source: Commission scolaire de la Jonquière.

L'école Notre-Dame

L'école Notre-Dame (anciennement un camp militaire), située sur la rue High (boulevard Mellon).

Source: Commission scolaire de la Jonquière.

L'école technique d'Arvida

L'école technique d'Arvida (un ancien camp militaire), située sur la rue High (boulevard Mellon).

Source: Commission scolaire de la Jonquière.

La ville de la Seconde Guerre mondiale

La Seconde Guerre mondiale marque un tournant dans l’industrie de l’aluminium, tout particulièrement à Arvida. Le grand besoin d’aluminium pour la construction d’avions entraîne de nombreuses répercussions dans la région puisque l’aluminerie arvidienne se retrouve au premier plan dans la production de l’aluminium pour les Alliés.

Dix-neuf salles de cuves ainsi qu’une centrale hydroélectrique sont construites au cours de la guerre afin de répondre à la demande et de fournir l’électricité nécessaire à la production. Il s’agit de la centrale Shipshaw II, érigée en un temps record. Entre 80 et 90 % de l’aluminium de l’Empire britannique est produit à Arvida. Ainsi, rapidement, des rapports désignent le Saguenay comme étant un point vulnérable nécessitant une plus grande protection. Dans un premier temps, des mesures sont prises par l'Aluminum Company of Canada afin de se protéger de possibles sabotages. Cependant, l’intensification des hostilités en Europe amène le gouvernement canadien à envisager une plus importante protection pour la ville. En juin 1941, deux canons antiaériens sont installés à Arvida et deux autres à Isle-Maligne.

Progressivement, la région est dotée d’une plus grande protection. Dans le cadre du Plan d’entraînement aérien du Commonwealth britannique, l’aéroport de Bagotville est créé pour l’entraînement des militaires. L’Escadron 130 Panthère, qui a pour devise « Défendez le Saguenay », est responsable de la défense aérienne régionale. Le sommet de la protection à Arvida est atteint en juin 1943, lorsqu'une trentaine de canons antiaériens sont déployés autour d’Arvida ainsi que des centrales de Chute-à-Caron, d’Isle-Maligne et de Shipshaw, alors en construction. Des milliers de militaires spécialisés en défense protègent la ville et les installations de la compagnie. Ainsi, on retrouve trois camps militaires dans Arvida : un dans le parc Moritz, un second sur la rue High (aujourd’hui le boulevard Mellon) et un dernier sur la rue De La Salle.

La fin de juillet 1944 marque le retrait des canons ainsi que de la plupart des militaires ayant assuré la protection d’Arvida. Les autres soldats sont quant à eux retirés en décembre. Un mois plus tard, l’aéroport de Bagotville est fermé. Les camps militaires sont achetés par la Commission scolaire d’Arvida pour pallier le manque d’espace : la guerre ayant nécessité un grand nombre de travailleurs, la population arvidienne a considérablement augmenté. Le paysage est modifié par la construction du Saguenay Inn, du Britanny Row, d’églises, d’écoles, du Centre de récréation ainsi que d’un nombre considérable de maisons.



Extrait de
Arvida, Cité de l'aluminium

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