Coin rue des Érables / Dombourg

Histoires de poste

Dans le bourg Saint-Louis, le secteur de l’instersection de la rue des Érables et de la rue Dombourg a été le théâtre d’activités pour le moins diversifiées.

La maison au coin de la rue Dombourg, côté est, a été l’hôte de plusieurs commerces. 

Photo : François Robitaille

Le magasin de Madame O. Morissette

Cette photo nous montre le magasin de marchandises sèches que madame Hélène Gingras et monsieur Omer Morrissette, photographiés avec leurs filles Marguerite et Lorraine, ont opéré au coin des rues des Érables/Dombourg dans les années 1940.

Photo : Société d’histoire de Neuville

La poste, une affaire de Grenier

En dehors des activités commerciales, ce secteur du bourg Saint-Louis a été animé par un incontournable de la vie villageoise : la poste.

Du côté ouest de l’intersection des Érables/Dombourg, se trouve une maison (à l’actuel 669/671 rue des Érables) qui a joué, pendant plus de trois décennies, un rôle important dans la vie des citoyens du bourg Saint-Louis et de Neuville. C’est là que se trouvait le bureau de poste tenu par Émilie Grenier, veuve Letarte, de novembre 1901 à mars 1930.

Après Émilie Grenier, c’est Louis-Philippe Grenier qui assumera la fonction de maître de poste, et ce, de juin 1930 à juillet 1962. Son bureau de poste était situé à deux bâtiments à l’ouest de celui d’Émilie Grenier, à l’actuel 677/679 des Érables.

Le bureau de poste de Neuville fut sans contredit une affaire de Grenier. La base de données « Bureaux et maîtres de poste », consultable à partir du site Internet de Bibliothèque et Archives Canada (www.bac-lac.gc.ca), nous apprend qu’Émilie et Louis-Philippe, les derniers Grenier à occuper la fonction de maître de poste à Neuville, ont eu plusieurs prédécesseurs dans la famille pour leur tracer la voie :

Marcius Grenier (1881-1882)
Mme Léger Grenier (1882-1883)
Mlle Marie-L. Grenier (1884-1889)
Mme Aurèle Grenier (1890-1894).  

Dans le bourg Saint-Louis, le bureau de poste a été un lieu de rassemblement incontournable. Jusqu’en 1965, année où la Société canadienne des postes a fait construire le bâtiment que l’on connaît aujourd’hui (à côté de l’église à l’est), les villageois se rendaient à la poste le soir, après l’arrivée du train qui transportait le courrier. Le maître de poste nommait alors tour à tour le nom de ceux à qui était adressé du courrier. Pratique fastidieuse et longue dirions-nous aujourd’hui, mais celle-ci faisait partie intégrante de la vie villageoise.

Photo : Société d’histoire de Neuville

Une modernisation de la poste assez récente

Pour terminer, voici une publicité de Postes Canada parue dans le Portneuf-Presse (le prédécesseur du Courrier de Portneuf) du 29 janvier 1973. 

Le fonctionnement de la poste tel qu’on le connaît aujourd’hui n’est donc pas si ancien. Ce n’est qu’entre 1972 et 1974 que le système des codes postaux, d’abord testé à Ottawa en 1971 puis à l’échelle provinciale du Manitoba, s’est étendu à l’ensemble du Canada.

Autrefois un bâtiment, maintenant deux

Signalons que la maison située à l’actuel 673/675 des Érables, entre l’ancien bureau de poste d’Émilie Grenier et l’ancien bureau de poste de Louis-Philippe Grenier, porte aussi l’empreinte de la famille Grenier.

À l’origine, cette maison (673/675 rue des Érables) et celle adjacente à l’ouest  (l’ancien bureau de poste d’Émilie Grenier au 669/671 rue des Érables) ne formaient qu’un seul bâtiment. La photo ci-après, qui date de 1860, le démontre bien.

Photo : François Robitaille

Autrefois un bâtiment, maintenant deux

Dans les années 1850, Léger Grenier y tenait une auberge, suivi de son fils Aurèle Grenier. En 1892, ce dernier se voit contraint, pour acquitter une dette, de scinder le bâtiment en deux maisons distinctes et de céder l’une d’elles.

Élément caractéristique d’une autre époque, le porche, toujours existant, était utilisé par les paroissiens qui y faisaient reposer leurs chevaux durant la messe.

Enfin, en plus d’avoir abrité l’Auberge Léger Grenier puis l’Auberge Aurèle Grenier, la maison du 673/675 des Érables a aussi servi de salle de conseil à la municipalité de Pointe-aux-Trembles (à l’époque où Neuville était composée de deux municipalité, celle de Pointes-aux-Trembles et celle du village de Neuville).

Photo : Société d’histoire de Neuville

Extrait de
Histoires de Neuville | La vie au bourg Saint-Louis

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