Le presbytère et ses environs

Histoires d’un milieu de vie animé

Voici un secteur particulièrement animé du bourg Saint-Louis, qui résume bien la vie de ses habitants au cours des siècles derniers : vie pieuse, certes, mais particulièrement dynamique d’un point de vue social et diversifiée d’un point de vue économique.

Photo : François Robitaille

La place de l'église

La place de l’église en 1914.

Photo : Société d’histoire de Neuville

La centrale téléphonique

En face du Vieux Presbytère, se trouve, à l’actuel 723 rue des Érables, une maison à lucarnes qui fut jadis symbole de modernité à Neuville. Dans les années 1950-1960, elle a abrité la centrale téléphonique.

Photo : François Robitaille

La centrale téléphonique

Si le téléphone s’est progressivement répandu au Canada et au Québec à partir de 1877, son usage était alors réservé aux hommes d’affaires et aux ménages fortunés. Pour Neuville comme pour l’ensemble du Québec, c’est véritablement à partir des années 1920 que le téléphone est devenu plus accessible à tous.

Photo : Société d’histoire de Neuville

La centrale téléphonique

Dans les années 1920, deux compagnies desservaient Neuville, soit la compagnie de Portneuf et la compagnie Bell. 

La photo ci-dessus nous montre la téléphoniste Joséphine Matte vers 1920.

Photo : Société d’histoire de Neuville

La boucherie Caouette

L’histoire nous apprend que le 723 des Érables (la centrale téléphonique) et le bâtiment presque mitoyen à l’ouest ont leur histoire propre.

Le petit bâtiment voisin de la centrale téléphonique a abrité, vers 1915, la boucherie de Louis Caouette, avant qu’il la relocalise à quelques pas (dans le faubourg, au 746 des Érables) en 1920. 

Photo : Société d’histoire de Neuville

La boucherie Caouette

La boucherie Caouette nous offre un bel exemple de bâtiment que l’histoire nous permet aujourd’hui de saisir réellement, en tant que partie prenante de la vie économique d’hier.  

Photo : Société d’histoire de Neuville

Le magasin de Napoléon Mercure

Ce bâtiment, qui comporte aujourd’hui plusieurs logements, est un incontournable de l’histoire économique du bourg Saint-Louis. De 1915 à 1936 environ, Napoléon Mercure y a tenu un magasin général où il vendait pratiquement de tout, comme l’indique son enseigne sur la photo suivante : marchandises sèches, épicerie, ferronnerie et chaussures.

Photo : François Robitaille

Le magasin de Napoléon Mercure

En plus de sa profession de commerçant, Napoléon Mercure vendait également des tombes. Il était aussi reconnu pour être un excellent photographe. On peut d’ailleurs aujourd’hui lui en être particulièrement reconnaissant, puisque plusieurs photographies présentées dans ce parcours historique sont de lui.

Photo : Société d’histoire de Neuville
 

Le magasin d'Ernest Parent

Aujourd’hui composé de logements, le bâtiment situé à l’actuel 720-726 des Érables a été occupé par plusieurs marchands aux 19e et 20e siècles. Propriété du marchand Joseph Larue en 1820, le commerce a ensuite été opéré par plusieurs autres marchands, dont Ernest Parent de 1948 à 1965.  

Photo : François Robitaille

Le magasin d’Ernest Parent

Ci-dessus, le magasin général d'Ernest Parent.

Photo  : Société d’histoire de Neuville

Le magasin d'Ernest Parent

Sur la photographie ci-dessus, remarquez bien, en bas à gauche, la table en bois sur laquelle se trouve un bidon à lait. On retrouvait ce type de table, dite « table à lait », un peu partout sur le bord des rues à Neuville. Chaque producteur laitier possédait sa propre table sur laquelle il déposait, tous les jours, le produit de sa traite disposé dans des bidons identifiés à son nom. Un employé spécialisé passait ensuite avec un camion adapté à la hauteur des tables pour en faire la cueillette et, par la même occasion, remettre les bidons stérilisés recueillis la veille.

Ernest Parent a tenu son magasin général jusqu’à sa mort en 1965. Sa veuve tiendra le commerce jusqu’en 1969, année qui marqua, pour le bâtiment, la fin de près d’un siècle et demi d’activités marchandes.

Photo : Société d’histoire de Neuville

Le Vieux Presbytère

Le Vieux Presbytère de Neuville constitue un joyau du patrimoine neuvillois et un lieu phare de l’histoire du bourg Saint-Louis. Acquis par la Ville de Neuville en 2011 et entièrement restauré depuis, ce bâtiment tricentenaire fait partie intégrante de la vie collective neuvilloise encore aujourd’hui.

Photo: Yvan Bédard

Le Vieux Presbytère

Construit en 1715 par le premier curé de la paroisse, Jean Basset, le presbytère de Neuville a par la suite subi d’importantes transformations. En 1854, le curé Louis-Édouard Parent l’a fait reconstruire à partir des quatre murs originaux et y a fait ajouter une cuisine côté ouest.

Photo : Société d’histoire de Neuville

Le Vieux Presbytère

D’autres rénovations auront lieu en 1878, puis, en 1915, la galerie et la véranda seront ajoutées.

En somme, avec ses trois siècles d’histoire et sa restauration récente, le Vieux Presbytère personnifie bien la vie au bourg Saint-Louis, une vie dynamique à tous points de vue, forte de son passé et résolument tournée vers l’avenir.

Sur ces mots, au terme d’un parcours riche en patrimoine bâti, documentaire et photographique, se termine le parcours historique du bourg Saint-Louis, quartier que les Neuvillois d’hier ont bâti et que les Neuvillois d’aujourd’hui protègent, perpétuent et renouvellent.

Après avoir parcouru l’ensemble du bourg Saint-Louis, du nord au sud et d’est en ouest, force est de constater que ce quartier, s’il est historique, est toujours bien vivant. Sa riche histoire ici dévoilée est donc bien loin d’être terminée!

Photo : Bibliothèques et Archives nationales du Québec, CP 7596 CON.

Extrait de
Histoires de Neuville | La vie au bourg Saint-Louis

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