L’histoire de la Forêt Larose débute en 1928, lorsque l’agronome Ferdinand Larose entreprend les travaux d’une première plantation de conifères sur des fermes abandonnées près de Bourget.
Au début du XXe siècle, l’érosion et la désertification font des ravages sur de nombreuses terres agricoles des environs de Bourget et Cheney. Entre les villages de Casselman, Bourget et Limoges, les agriculteurs abandonnent des terres sablonneuses, contribuant ainsi à la progression du « désert de Bourget ». Constatant la gravité de la situation, Ferdinand Larose suggère de reboiser l’endroit pour éviter que se poursuive l’érosion.
Ferdinand Larose est embauché par le ministère de l’Agriculture de l’Ontario, peu de temps après avoir obtenu son diplôme de l’Institut agricole d’Oka, en 1918. Il est affecté aux Comtés unis de Prescott et Russell.
En 1928, M. Larose, avec l'aide des gouvernements régional et provincial, rachète les terres agricoles désertes de la région et embauche les travailleurs locaux comme planteurs d'arbres. En 1928, 6 000 pins sont plantés. Trois générations de travailleurs forestiers se sont succédés à la plantation d'arbres et l'entretien de la forêt.
Maintenant, plus de 18 millions d’arbres y sont plantés, faisant de la Forêt Larose l’une des plus grandes forêts plantées à la main au Canada. L’importance de la Forêt Larose est indéniable pour les Comtés unis de Prescott et Russell. Elle couvre une superficie de plus de 27 000 acres qui s'étend sur les territoires de Cheney, Hammond, Bourget, Casselman et Limoges. Elle accueille une flore et une faune assez diversifiée. Ses pins majestueux, plantés en ligne droite, lui confèrent un air de cathédrale naturelle; un endroit idéal pour pratiquer diverses activités de plein air.
Sous la juridiction du gouvernement de l’Ontario, la Forêt Larose devient une réserve faunique, un lieu de loisirs et un laboratoire de recherche pour l’amélioration des ressources forestières. En 2000, la gestion de la forêt est confiée aux Comtés unis de Prescott et Russell.