La nef centrale

Autour de vous

La nef est divisée en trois parties, comprenant une nef centrale et deux nefs latérales. Les piliers massifs qui délimitent la partie centrale de la basilique par rapport aux bas-côtés, correspondent à l’emplacement des murs de la première église (1647).

La riche décoration de cette église est destinée à l’enseignement de la foi. Remarquez les beaux ciels du plafond et la continuité du décor depuis l’avant jusqu’à l’arrière. Le décor invite fidèles et passants à vivre au milieu des anges et des saints.

La chaire et l'abat-voix

Avant l'invention des microphones, la chaire était une tribune qui permettait au prêtre d'être entendu par un maximum de fidèles, étant donnée sa position centrale. Cette œuvre de style Louis XV se démarque par la forme artistique de sa cuve et par les nombreux petits détails qui l'ornementent.

L'abat-voix, terme apparu en 1808, est un dôme placé juste au-dessus de la chaire, lequel assure une réverbération de la voix du prédicateur vers l'assistance. La voix de l'orateur porte plus loin ainsi.

Cette chaire a été réalisée suite à l'incendie de 1922. Le médaillon doré situé entre la chaire et l'abat-voix est à l’effigie de saint Thomas d’Aquin. Les artistes-sculpteurs derrière l'œuvre se nomment Maxime Roisin et Raoul Chênevert. Il s'agit d'une reproduction de l'œuvre originale créée et donnée par Jean Baillairgé en 1768.

Le baldaquin

Au-dessus du maître-autel, on trouve le baldaquin, un chef-d'œuvre de François Baillairgé. Celui-ci a su résoudre le problème de l'étroitesse du chœur en créant une structure qui, au lieu d'être supportée par des piliers imposants, repose plutôt sur des anges cariatides fixés au mur. La version originale a été réalisée entre 1787 et 1795.

Après l'incendie de 1922, le sculpteur français André Vermare a redessiné le baldaquin dans le plus grand respect de l'œuvre d'origine. Il a cependant choisi d'utiliser du plâtre armé, un matériau non combustible, au lieu du bois. Remarquez sa forme de demi-couronne placée au dessus du maître-autel pour rappeler que le Christ est notre roi.

Le Christ en gloire

Le haut du baldaquin représente le Christ glorifié, nimbé de lumière, entouré d’angelots, les pieds reposant sur la terre. Ressuscité et glorifié, il tient la croix de l’épreuve et indique le chemin du paradis. Depuis des siècles, il apporte un message d’espérance à tout un peuple.

Le maître-autel

La partie supérieure du maître-autel évoque la façade de la Basilique Saint-Pierre, de Rome. Il a été réalisé vers 1924 à Québec par les artistes Raoul Chênevert et Maxime Roisin. Celui-ci l'a été sculpté, poli, doré à la feuille, peint, puis assemblé. Il est principalement constitué de bois, mais certaines parties sont en métal.

De même modèle, le maître-autel original, détruit lors de l'incendie de 1922, fut dessiné par François Baillairgé en 1798.

Un don de marque

À la suite de l'incendie de la cathédrale le 22 décembre 1922, Sa Sainteté Pie XI fait parvenir au cardinal Bégin un don de 50,000 francs. Cette somme sert à l'exécution du nouveau maître-autel. Une plaque commémorative fixée au côté gauche de l’autel pour souligner cette contribution porte cette inscription:  « Pie XI, pontife suprême, érigea cet autel à ses propres frais. »

L'Immaculée Conception

L'Immaculée Conception est la patronne principale  du diocèse de Québec et de la paroisse Notre-Dame.

Ce tableau a été peint en 1924 par Marie-Elmina Lefebvre (1862-1946), connue sous le nom de sœur Marie-de-l'Eucharistie, la fondatrice de l'atelier de peinture des Sœurs de la Charité de Québec. Il s'agit d'une peinture à l'huile sur toile. 

Une version antérieure du tableau de l'Immaculée Conception a été réalisée par le peintre français Charles Le Brun (1619-1690). Mais, vous l'aurez deviné, ce tableau a été détruit dans l'incendie de 1922.

Statues du côté gauche du maître-autel

Les six statues autour du chœur sont l'œuvre du sculpteur français André Vermare. Elles ont été produites à Paris vers 1924. Celles-ci représentent l’apôtre Pierre, premier pape, saint Joseph, chef de la sainte Famille et patron du Canada, et saint Louis, roi de France, patron secondaire du diocèse de Québec.

Statues du côté droit du maître-autel

Celles-ci représentent saint Flavien (à gauche) et sainte Félicité (au centre), martyrs de l'Église de Rome, dont les reliques ont été données à l'Église du Canada par le pape Alexandre VII en 1662 et apportées ici par François de Laval en 1663. Celle de l’extrême droite représente l’apôtre Paul. Ces statues sont faites de plâtre moulé et elles sont recouvertes de feuilles d'or. Chacune d'elles a une hauteur de 180 cm, une largeur de 63 cm et une profondeur de 58 cm.

Trône et dais épiscopaux

Le trône épiscopal est le siège de l'évêque. On l'appelle aussi la « cathèdre », d’où l’église que vous visitez tire son nom de cathédrale. Ce meuble religieux, fait de bois, a été sculpté en 1925 par Lauréat Vallières, un artiste réputé de l'époque, selon les plans originaux de François Baillairgé. 

L'original était en bois scultpé, recouvert de feuilles d'or et sa construction avait durée près de 8 ans, de 1787 à 1795. 

En ce qui concerne la réalisation du dais qui surmonte le trône épiscopal, Raoul Chênevert a poursuivi les travaux de Georges-Émile Tanguay décédé à Québec le 6 novembre 1923. Il a retenu les services de Maxime Roisin, architecte d'origine parisienne. Ils ont principalement utilisé du chêne, de même que du métal. Ce meuble religieux a été sculpté et doré à la feuille. S'y trouvent représentés: un angelot, du blé, une fleur de lis, une couronne, un sceptre ainsi que la Vierge Immaculée et saint Louis, saints patrons du diocèse de Québec.

Le banc d'œuvre

Le banc d'œuvre qui se trouve au centre de la nef, face à la chaire, a été refait en 1924 selon les plans d'origine de François Baillairgé, datés de 1799. À l'origine, c'est le maître menuisier Pierre Émond qui, en l'an 1800, a collaboré avec François Baillairgé à sa réalisation.

Le dais au-dessus du banc date de 1924. Il représente l'Assomption de Marie, qui s'élève vers les cieux, entourée d'anges. C'est une réalisation d'André Vermare.  

Un médaillon à l'effigie de Samuel de Champlain se trouve au-dessous du dais en souvenir du fondateur de Québec qui fut un grand administrateur.

À quoi sert le banc d'œuvre?

Ce banc a été conçu pour les marguillers qui sont des laïcs chargés de la garde et de l'entretien de l'église. Ce banc d'œuvre leur était réservé. Les personnes autorisées à s'y asseoir avaient une vue et une écoute de qualité quand le prêtre prenait la parole dans la chaire, située juste en face.

Orgue de tribune

L'imposant orgue qu'on aperçoit à l'arrière de la basilique a été entièrement restauré en 1983 par la maison Guilbault-Thérien. Comptant un peu plus de 5,000 tuyaux, cet instrument a été conçu par la firme Casavant et Frères en 1927, lequel est le sixième orgue de l'histoire de la basilique. L'organiste dispose de quatre claviers manuels et d'un pédalier.

Le buffet d'orgue, au centre, a été dessiné par l'architecte Montréalais James Kennedy. Inspiré de l'Arc de triomphe, l'ouvrage est orné par deux statues qui symbolisent l'Inspiration et l'Improvisation, les deux facultés maîtresses de l'organiste. C'est Elzéar Soucy, sculpteur québécois renommé (1876-1970), qui l'a réalisé. Sur le buffet d'orgue, on trouve les armes de monseigneur de Laval, ainsi que celles du cardinal Taschereau et du cardinal Bégin.



Extrait de
Guide de la Basilique-cathédrale Notre-Dame de Québec

Voyez le circuit complet avec l'application BaladoDécouverte gratuite pour Android et iOS