Une rivière stratégique

Une rivière stratégique


La rivière Richelieu

D'abord nommée « Masoliantekw » par les Abénaquis (rivière de beaucoup d'argent ou eau où il y a beaucoup de nourriture), la rivière Richelieu a connu plusieurs toponymes: rivière des Iroquois, rivière Saint-Louis, rivière Sorel, rivière Chambly, rivière Saint-Jean, rivière Saint-Pierre, rivière Champlain.
Cette carte sur laquelle figure la mention de l’année 1695 indique qu’il s’agit de la rivière de Richelieu. Il est à remarquer que cette carte pousse plus loin les dénominations. Les inscriptions semblent indiquer que Richelieu est le nom de l’endroit où se trouve le fort de Richelieu. L’auteur de la carte va encore plus loin. Il appelle « Iles de Richelieu » les îles qui composent l’archipel du lac Saint-Pierre.
Autre bizarrerie, même si le mot rivière est féminin, on peut utiliser l’article masculin pour parler de la rivière Richelieu. Ainsi, on peut dire indistinctement et de façon tout à fait approprié « la » ou « le » Richelieu. Cette exception vaut aussi pour trois autres rivières : Saguenay, Saint-François et Saint-Maurice.

La rivière des Iroquois

Cette carte s’intitule : Carte du Lac Champlain, de la Riv. Des Iroquois et de l’Isle de Montréal. Par contre, si on observe bien, on verra que la rivière est aussi identifiée ainsi : Rivière Iroquois ou Richelieu.
On remarquera principalement deux choses sur celle-ci. Premièrement, au bas sur la gauche il y est inscrit « Les Agniers ». Cette tribu constituait une des tribus de la Confédération iroquoise ou des Cinq-Cantons. Les Agniers étaient particulièrement reconnus pour leur grande cruauté.
Deuxièmement, on remarquera rapidement la présence de nombreuses fortifications. Les premières ont été construites en raison des multiples attaques par les amérindiens. C'était le cas du Fort Richelieu. Plusieurs autres fortifications ont été érigées par la suite afin de se prémunir contre l’éventualité d'une invasion américaine.

La présence des militaires

Cette illustration reconstitue un déplacement massif de militaires d’une rive à l’autre de la rivière Richelieu au cours de la nuit. Cette scène représente un combat lors de la rébellion des patriotes. L’existence de la Maison des gouverneurs est associée à la présence de militaires et plus particulièrement dans la foulée de la guerre de sécession.

Les militaires laissent des traces

Avant l’apparition de la photographie, certains militaires avaient pour fonction de dessiner des scènes et des paysages afin de transmettre diverses informations. Quelques-uns de ces militaires dessinaient pour leur propre plaisir. On leur doit des vues de la région soreloise.
La première des quatre illustrations qui suivent montre la vue qu’on avait à l’époque à partir de la Maison des gouverneurs alors connue sous le nom de Gouvernement house. La deuxième offre un paysage de la ville de Sorel à partir de la rive ouest du Richelieu. La troisième illustration intitulée « Sorel on the Richelieu » permet de constater quelques transformations, notamment une église à deux clochers. Quant à la quatrième, il s’agit d’une composition présentant quelques édifices de la ville avec une vue sur la confluence de la Richelieu avec le Saint-Laurent.

Vue de la rive ouest

Vue sur Sorel à partir de la rive ouest du Richelieu où se trouve aujourd'hui Saint-Joseph-de-Sorel.

Sorel on the Richelieu

Autre vue sur Sorel à partir de la rive ouest de la rivière.

Quelques bâtiments de la ville et le Richelieu

Ce joli dessin fait voir quelques édifices de la jeune ville de Sorel. Un accent est mis sur la présence de la rivière Richelieu.

Les Iroquoiens

Les Iroquoiens ont beaucoup voyagé sur la Richelieu. Il y en a même qui se sont installés sur le territoire de la ville de Sorel-Tracy. Des fouilles archéologiques ont été effectuées sur la rive ouest de la rivière Richelieu au début des années 70. Le site archéologique Mandeville a révélé l’existence d’un petit village semi-permanent occupé par des Iroquoiens horticulteurs. Ce site aurait été habité au début du 16e siècle.

Des horticulteurs

Les Iroquoiens du site Mandeville constituaient un peuple d’horticulteurs. Ils y cultivaient principalement du maïs, des courges et du tabac.
Cette illustration a été faite à partir des récits de Champlain. On peut y voir, au premier plan, des amérindiens qui récoltent et font bouillir de l’eau d’érable. À l’arrière-plan, un groupe d’horticulteurs procède au travail de la terre et aux semences.

La récolte

Une fois récolté, le maïs est transformé en farine. On s’en servira pour faire du pain banique. Le maïs sera aussi utilisé dans la sagamité. Il s’agit d’un mélange de maïs, de poisson, de viandes, de baies et de graisse qu’on fait bouillir. Il s’agit donc d’une sorte de soupe à base de maïs.

La chasse

Les Iroquoiens étaient aussi de bons chasseurs. Cette illustration nous permet de constater qu’ils procédaient à des battus afin de diriger les animaux dans un enclos. On peut aussi voir que les Iroquoiens savaient trapper.
Cette illustration a été produite en France à partir des récits de Champlain.

L'argile

Les Iroquoiens du site Mandeville utilisaient l’argile du lit de la rivière dans le but de fabriquer des vases et des pipes. Ces artefacts font partie de la Collection Mandeville qui a été confiée au Centre de conservation du Québec. On peut voir de nombreux artefacts de cette collection au Biophare situé au parc Regard-sur-le-Fleuve à Sorel-Tracy.

Les petit bacs

Traverser le Richelieu est une nécessité. Les petits bacs ont longtemps permis à la population régionale de se déplacer d’une rive à l’autre. L’hiver, les ponts de glace se substituaient à ces embarcations à fond plat.

Petit bac

Le pont Turcotte au centre-ville de Sorel-Tracy a été construit en 1932. Malgré ce nouveau lien entre les deux rives, il y eut longtemps plusieurs personnes qui préféraient traverser en empruntant le petit bac. Ce bac passeur a été en fonction jusqu’au début des années 70.
 
Il existe encore plusieurs petits bacs qui permettent de traverser le Richelieu :
Saint-Ours – Saint-Roch-de-Richelieu
Saint-Denis-sur-Richelieu – Saint-Antoine-sur-Richelieu
Saint-Charles-sur-Richelieu – Saint-Marc-sur-Richelieu

Naviguer sur le Richelieu

D’une longueur de 124 km, le Richelieu s’étend du lac Champlain jusqu’au fleuve Saint-Laurent. Ce lien de communication a joué un rôle important sur les plans militaires et commercial. Mais la rivière n’est pas facile à naviguer. Comme il y a plusieurs rapides, on préconise une navigation à l’aide de radeaux ou de bateaux à fond plat. L’ouverture du canal de Chambly en 1843 a ouvert de nouveaux horizons pour les activités commerciales.

L'embouchure du Richelieu

De tout temps, les bateaux ont fait parti du paysage sorelois. À une certaine époque, l’embouchure du Richelieu servait de refuge aux bateaux l’hiver venu.



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Extrait de
Maison des gouverneurs - Jardins de la baronne Von Riedesel

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