Une économie florissante

Une économie florissante


Les frères Simard

Ludger, Édouard et Joseph Simard (de gauche à droite) ont connu un parcours fulgurant entre 1920 et 1965. Cette épopée fait encore la fierté de la population du grand Sorel-Tracy.

Durant la Deuxième Guerre mondiale, ils ont procuré du travail à une dizaine de milliers d'hommes et de femmes afin de contribuer à l'extraordinaire effort de guerre canadien.

En bâtissant Marine Industries Ltd et Sorel Industries Ltd, ils ont jeté les bases du développement économique qui caractérise encore notre région.

La Sincennes McNaughton

Avant l'époque glorieuse des frères Simard, déjà au 19e siècle, les compagnies associées à la construction navale, au remorquage, au dragage, au transport de marchandises et de passagers florissaient à Sorel. L'une d'elles, la Sincennes McNaughton, a débuté ses opérations de remorquage en 1849, et ce, jusqu'en 1959.

La Sincennes McNaughton

La Sincennes McNaughton reste encore dans la mémoire collective des Sorelois car les installations situées à l'intersection des rues de la Reine et Charlotte, une localisation très visible à partir du pont Turcotte .

La Sincennes McNaughton

Certains bâtiments de la Sincennes McNaughton sont aujourd'hui disparus. Par contre, ce site d'un grand intérêt historique abritera sous peu un centre d'artistes qui permettra de le remettre en valeur.

Les chantiers du gouvernement

Les McCarthy ont exploité au 19e siècle un chantier important sur la rive ouest de la rivière Richelieu près du Saint-Laurent. Le gouvernement du Canada a acheté ce chantier en 1871.

Les chantiers du gouvernement

Bien que la vente date de 1871, la transaction ne semble avoir été finalisée qu'en 1897 après de longues négociations.

La vente des Chantiers du Gouvernement

Au printemps 1937, la Consolidated Marine Companies Ltd achète les Chantiers du Gouvernement et son imposante flotte de dragues. L'ensemble des 5 compagnies qui constituaient la Consolidated Marine Companies Ltd prend alors le nom de Marine Industries Ltd. Les 5 compagnies en question appartenaient aux frères Simard.

Les Chantiers du Gouvernement

L'acquisition des Chantiers du Gouvernement par les frères Simard les amène à s'interroger sur l'avenir de ce site.

Marine Industries Limited

La Deuxième Guerre mondiale provoque des modifications importantes au chantier de Marine Industries Limited. Les Simard achètent des terres agricoles adjacentes afin d'installer huit lits de montage et une rampe de lancement d'une capacité de 5000 tonnes : la Grande marine.

Marine Industries Limited

Ces nouvelles installations, créées en 1942, permettent d'augmenter la productivité en construisant en série huit cargos « Liberty Ship » à la fois.

Un mécanisme spécial était utilisé afin de transférer les navires vers la rampe de lancement au fur et à mesure de la progression des travaux.

Marine Industries Limited

Le rythme de production est intense durant la Deuxième Guerre mondiale. On y embauche jusqu'à 7 000 travailleurs qui oeuvrent sans relâche jour et nuit, sept jours par semaine.

Le cimetière de bateaux

Une fois la guerre terminée, certains bateaux sont rapatriés au chantier. Amarrés sur la rive est du Richelieu, en face du chantier, ces bateaux seront progressivement démontés. Rapidement, ce site prend le nom de « cimetière de bateaux ».

Sorel Industries Limited

Avec la perspective d'une guerre prochaine, Joseph Simard entrevoit la possibilité de réhabiliter le site du Chantier du Gouvernement en y construisant une usine d'armement. C'est ainsi que la Sorel Industries Limited voit le jour dans le paysage sorelois en 1940.

Sorel Industries Limited

En s'associant avec l'industriel français Eugène Schneider et avec l'appui solide du gouvernement canadien, les Simard se voient attribuer un contrat de fabrication de canons de 25 livres pour l'armée britannique.

Sorel Industries Limited

La production est à son maximum. La main d'oeuvre se fait de plus en plus rare en ce temps de guerre. Des femmes sont mises à contribution pour la fabrication d'armement.

Sorel Industries Limited

L'usine est conçue pour que toutes les étapes de fabrication soient  effectuées sous le même toit. Comprenant 1200 pièces, ces canons de 25 livres (poids de l'obus) sont fabriqués avec une grande précision.

Sorel Industries Limited

La qualité du métal est fondamentale pour la fabrication de canons. La compagnie était équipée d'un laboratoire d'essai de métaux le plus complet au Canada. Un travail d'inspection attentif était alors effectué à toutes les étapes de production.

Sorel Industries Limited

La production intensive génère du travail pour 3000 travailleurs. Cette main d'oeuvre hautement qualifiée devait opérer des machines complexes et coûteuses. Les ingénieurs et les techniciens de l'usine du Creusot, appartenant à Eugène Schneider, supervisent le travail dès le début des opérations. Malheureusement, cette contribution cesse lorsque la France capitule face à l'Allemagne en juin 1940. Ce sont les techniciens de la compagnie Chrysler qui prennent la relève.

Les canons de 25 livres

Ces canons de 25 livres contribuèrent grandement à la première victoire terrestre des Alliés contre les Allemands. Le premier ministre de Grande-Bretagne, Sir Winston Churchill, a d'ailleurs déclaré : « Without the 25 pounders, we would not have won the war. ».

Le fameux canon de 25 livres

Le 1er juillet 1941, des militaires dévoilent publiquement le fameux canon de 25 livres devant des invités de marque et une foule nombreuse .

La première commande en génère une deuxième

L'Angleterre passe d'abord une commande de 100 canons de 25 livres à Sorel Industries Limited. Lors de la cérémonie du 1er juillet 1941, des tirs sont effectués par les 6 premiers canons. Ils sont fins prêts pour le combat.

Cette démonstration impressionna grandement les Anglais. Ceci permettra d'obtenir une deuxième commande. Cette fois, elle passera de 100 à 2000 canons.

Le canon électronique

Lors de la guerre de Corée (1950-1953), les marines canadienne et américaine commandèrent à Sorel Industries Limited des canons navals jumelés. Ces canons électroniques comprenaient 28 000 pièces et nécessitaient 30 000 opérations. Il s'agissait des mécanismes des plus complexes jamais usinés au Canada.

La cérémonie du 14 juin 1952

Les canons jumelés font l'objet d'une cérémonie grandiose. Dans son discours adressé à une foule d'environ 20 000 personnes, le premier ministre du Canada, M. Louis Saint-Laurent, souligne encore une fois l'apport des travailleurs de Sorel Industries : « Nous voulons la paix, mais nous entendons fournir notre juste contribution à la défense de la liberté. ».

Des invités d'honneur

De nombreux dignitaires sont passés à Sorel visiter les industries des frères Simard. Le duc de Kent, frère du roi d'Angleterre George VI, s'est montré très enthousiaste devant la qualité des installations soreloises. Cette visite l'a intéressé au point où il a prolongé son séjour malgré un horaire très chargé. On dit qu'il prit même le temps d'échanger avec quelques employés.

Le premier ministre

Le premier ministre du Canada, M. Louis Saint-Laurent, n'a que des éloges pour les Simard. À l'occasion de sa visite il a aussi vanté le mérite des travailleurs. De gauche à droite, on reconnait Ludger Simard, Joseph Simard, Louis Saint-Laurent et Édouard Simard.

Lancement de deux bateaux

Lors de la cérémonie du 14 juin 1952, on lance le Chignecto, un balayeur de mines en aluminium non-magnétique, et le Labrador, un brise-glace.

Les travailleurs relèvent un grand défi

Aux chantiers de Marine Industries, un exploit impressionnant, qui n'avait jamais encore été réalisé au Canada, fut relevé en 1937 lors de la construction et la livraison des remorqueurs Radium Queen et Radium King. Ces deux navires furent découpés en sections, chargés sur des trains et transportés en Ontario et dans l'Ouest canadien. Une équipe de travailleurs accompagna le convoi afin de procéder à l'assemblage une fois parvenus à destination.

Des travailleurs aux Chantiers du Gouvernement

Cette photo démontre l'esprit d'équipe qui se développe parmi les travailleurs. On les voit ici lors d'un événement festif.

Les compagnons

Les employés travaillent ensemble afin de réaliser des projets novateurs. Ces travailleurs des Chantiers du Gouvernement semblent former une équipe bien soudée.

Les soudeurs

Les soudeurs de Marine Industries font la réputation du chantier. La qualité de leur travail était si reconnue qu'on a fait appel à eux pour le grand chantier du Stade olympique. Ils ont ainsi procédé à l'érection de la structure du mat.

Les «buffers»

Parmi la trentaine de métiers, les meuleurs composaient une des équipes les plus nombreuse. Les étincelles provoquées par leur labeur sont omniprésentes sur le chantier.

Le début des travaux

Bien entendu, la construction d'un bateau commence par la structure. Il faut que celle-ci soit irréprochable. L'inspection est donc indispensable.

Le géant arrive à terme

Puis au fur et à mesure que les travaux progressent, l'oeuvre devient de plus en plus imposante. L'hélice qui ne représente pourtant qu'une petite partie du bateau semble démesurée.

Pour y arriver, il aura fallu que plusieurs corps de métier s'attèlent à la tâche afin que « le tout soit plus que la somme de ses parties ».

L'application au travail : une nécessité

Chaque canon produit chez Sorel Industries requiert plus de mille pièces méticuleusement machinées à partir d'un métal de qualité impeccable. Plusieurs hommes contribuent ainsi à ce travail d'une grande précision.

Le port de Sorel

En raison de sa position géographique, Sorel-Tracy a très tôt dans son histoire été le fait d'une activité portuaire importante.

Le port de Sorel

C'est en 1929 qu'on entreprend la construction des silos à grains. Ceux-ci modifieront considérablement le paysage urbain du centre-ville de Sorel-Tracy.

À partir de ce moment, la fonction portuaire gagnera beaucoup en importance.

De nos jours, ces installations appartiennent à James Richardson International.

Le port de Sorel

Cette photo prise à partir du pont Turcotte nous permet de constater à quel point les installations portuaires gagnent en importance.

Le port de Sorel

Le port de Sorel, autrefois et encore de nos jours, sert non seulement au transfert de marchandises mais aussi à l'accostage de nombreux bateaux en attente.

Le port de Sorel

L'activité portuaire implique la circulation de nombreux bateaux. Le lac Saint-Pierre, représentant un obstacle majeur à la navigation en raison de sa faible profondeur, a nécessité l'utilisation des trois premiers bateaux-phares du Saint-Laurent. Deux d'entre eux sont ici visibles dans le coin inférieur gauche de cette photo.

La Celanese

Dans les années 60, une usine d'un nouveau genre voit le jour à Sorel-Tracy :  la Celanese. Située non loin de la Maison des gouverneurs, sur le chemin de la Comtesse, cette usine était spécialisée dans la production de tapis.

Ces installations existent encore aujourd'hui. Il s'agit par contre d'un complexe qui regroupe plusieurs petites et moyennes entreprises.

Beauchemin et Cie

L'entrepreneur Hyacinthe Beauchemin fit construire une fonderie en 1855. Cette usine fut achetée par les frères Simard en 1928. Ils la renomèrent « Sorel Steel Foundries ».

M. Beauchemin a été propriétaire de la Maison des gouverneurs. Il fut aussi maire de la ville de Sorel au début du vingtième siècle.

La laiterie Chalifoux

En 1920, Alexandrina Chalifoux décide de vendre son surplus de lait de son élevage. Depuis ce temps, plusieurs de ses descendants ont pris la relève. Ils ont, l'un après l'autre, contribué au développement d'une des entreprises les plus florissantes de la région soreloise.

Le fromage Riviera a particulièrement contribué à la notoriété de l'entrepreprise.

Cyrille Labelle

L'entreprise de Cyrille Labelle fut une des mieux connues de Sorel. On pouvait y trouver un peu de tout : des aliments à la quincaillerie.

Même s'il n'existe plus depuis une trentaine d'années, le nom de ce commerce est encore très présent dns la mémoire des sorelois.

Le bâtiment qu'il occupait est encore là ce nos jours. Le nom du commerce y figure toujours en grosse lettres sur le mur de côté en brique rouge longeant la rue Cyrille-Labelle.

Les bateaux blancs

Les sorelois sont particulièrement attachés à ces bateaux de croisière. Le port de Sorel leur servait de refuge durant l'hiver. Ils ont ainsi occupé le paysage sorelois durant plusieurs mois par année.

Plusieurs personnes de la région ont ainsi eu l'opportunité de travailler à bord de ces magnifiques navires très réputés à l'époque. De nombreux autres ont aussi procédé à des travaux d'entretien et de réparation durant leur hivernement.

Cyrille Labelle

Cyrille Labelle fut l'un des principaux importateurs de mélasse durant la première moitié du vingtième siècle. Selon certains, il semble bien que le surnom des sorelois,  « les tire-bouchons », serait associé à ce produit recherché.

Les bateaux blancs

Le St. Lawrence, le Quebec, le Tadoussac et le Richelieu composaient la flotte connue sous le nom des Bateaux blancs. Ces navires effectuaient des croisières dont certaines se rendaient jusqu'à Chicoutimi.

Le 14 mai 1950, le Quebec a été détruit par le feu près de Tadoussac. Il n'y eut aucun mort même si le bateau fut une perte totale.

Ces bateaux de grande classe ont sillonné le fleuve et le Saguenay de 1928 à 1965.

QIT Iron and Titanium

Au début des années 40, la prospection minière révèle l'existence d'un important gisement d'ilménite près de Havre Saint-Pierre. Cette découverte est suivie de nombreuses années de travaux afin de mettre au point un procédé destiné à séparer le fer et le titane. Une fois le procédé mis au point, on entreprend la construction de l'usine Quebec Iron and Titanium sur le territoire de la ville de Saint-Joseph-de-Sorel.

Rio Tinto Fer et Titane

Petit à petit, l'usine ne cesse d'être développée. On y ajoute progressivement d'autres composantes comme des fours supplémentaires, l'enrichissement du minerai, l'aciérie, les poudres métalliques et l'usine UGS. Aujourd'hui, les activités de Rio Tinto Fer et Titane représentent la force majeure du développement économique de la grande région de Sorel-Tracy.

Rio Tinto Fer et Titane, un formidable complexe

La compagnie Rio Tinto Fer et Titane d'aujourd'hui est le fruit d'une volonté ferme axée sur la recherche et l'innovation. Ce formidable complexe donne du travail à plus d'un millier de personnes.

La contribution de Rio Tinto Fer et Titane au développement et au bien-être de la collectivité soreloise ne se dément pas. Qu'il s'agisse de tourisme, de culture, d'environnement ou de santé, la compagnie n'hésite pas à encourager les initiatives porteuses d'avenir.

Véritable fer de lance du développement économique de la grande région soreloise, Rio Tinto Fer et Titane représente un gage d'avenir indispensable à la communauté.

Extrait de
Maison des gouverneurs - Jardins de la baronne Von Riedesel

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