Secteur de l'ancien bureau de poste

Les fameux solariums

Sur la rue Saint-Vincent, comme à plusieurs autres endroits dans la ville, on remarque la présence de solariums, souvent à l’étage. Ces solariums représentent une particularité architecturale locale importante.

Les convalescents du sanatorium (voir point 11) étaient accueillis dans ces résidences privées garnies de galeries et de solariums pour leur permettre de jouir de l’air pur et du soleil auquel on attribuait des vertus thérapeutiques dans le traitement de la tuberculose.

Plusieurs propriétaires agathois ont profité de l’hébergement des convalescents et de leur famille comme revenus d’appoint.

Saint-Vincent, une rue commerciale

La rue Saint-Vincent, tout comme la rue Principale, ont toujours été les deux principales artères commerciales de la ville où citoyens et touristes trouvaient de tout. Jusqu’en 1955, la route nationale 11 (devenue plus tard route 117) traversait le cœur de la ville en empruntant ces deux rues.

Il va sans dire que la déviation de la circulation automobile à l’écart du centre-ville a apporté bien des changements, dont le déplacement des commerces et l’implantation de magasins à grande surface. Néanmoins, les boutiques et restaurants qui demeurent au centre-ville continuent d’offrir une gamme de produits de qualité et un service personnalisé.

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Rue Saint-Vincent, vers les années 1940.

L’ancien bureau de poste

83 rue Saint-Vincent
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La décision de doter Sainte-Agathe-des-Monts d’un bureau de poste aussi imposant dès 1916 démontre à quel point la ville était devenue importante. Depuis une quarantaine d’années déjà le bureau de poste de Sainte-Agathe, d’abord situé dans des maisons privées et des commerces, était un point de service de premier plan pour les municipalités du Nord. La construction d’un bâtiment public d’envergure devient une nécessité.

La grande corniche de pierre ainsi que le fronton supporté par quatre colonnes, dans le style «Beaux-Arts» très en vogue, rappellent l’architecture gréco-romaine antique visant à évoquer la solidité millénaire, la puissance et la stabilité. On constate cette tendance dans l’architecture des banques et des édifices publics construits à la même époque. Le bâtiment, cité immeuble patrimonial aux registres de la Municipalité, a fait l'objet de travaux majeurs d'agrandissement et de réaménagement intérieur en 2018.

Depuis 1981, il est occupé par la bibliothèque municipale Gaston-Miron (1928-1996), ainsi nommée en l’honneur de ce grand poète natif de de Sainte-Agathe* où il a vécu son enfance et est enterré. Aux heures d’ouverture de la bibliothèque, il est possible de voir l'exposition en vitrine qui lui est consacrée.

* Autres personnalités natives de Sainte-Agathe-des Monts :
Jean-Jacques Bertrand (1916-1973), premier ministre du Québec (1968-1970); Jean Yves Collette, écrivain et éditeur (1946).

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Le bureau de poste au début du XXe siècle.

PANNEAUX HISTORIQUES À PROXIMITÉ
«Miron le magnifique»
(près de la porte principale de la bibliothèque, en haut du grand escalier)
«Un carrefour d’activités économiques»
(adossé à l'édifice coin opposé à la bibliothèque)

Hommage à Moïse Paquette

(intersection rues St-Donat et St-Antoine)
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Deux panneaux commémoratifs au sujet des principales inventions de Moïse Paquette (1884-1964) valent le détour vers le petit espace de détente aménagé derrière la bibliothèque (intersection rues St-Donat et St-Antoine)

Voyez les plans et les photos d'époque de son fameux remonte-pente et de l'aéro-ski dont il a été question un peu plus tôt dans cette balado.

Le magasin Donat-Godon

78 rue Saint-Vincent
(coin Saint-Donat)
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Ce vaste magasin à deux étages est construit vers 1890 pour le marchand de chaussures Donat Godon, tenant magasin général. C’est en son honneur que la rue Saint-Donat a été nommée lorsque son père, Amable Godon, a fait le morcellement de sa terre en 1894 pour permettre l’expansion de la ville. Donat Godon résidera à l’étage au-dessus du magasin.

Malgré sa vocation commerciale, l’édifice présente les attributs de la maison bourgeoise d’influence «Queen Ann» avec ses galeries, son toit à plusieurs versants et sa tourelle. L’immeuble sera laissé en héritage en 1938 à René Daoust et demeurera propriété de cette famille pendant plusieurs années. Les travaux de rénovation ont mis en valeur ses principales caractéristiques architecturales.

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L’édifice apparaît ici au début du XXe siècle, alors que son entrée principale donne sur la rue Saint-Donat (plus tard déplacée du côté de la rue Saint-Vincent).

La Villa Crystal

La Villa Crystal
2 chemin du Tour-du-Lac
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En 1899, H. Avila Belisle se fait construire une grande demeure dont le style d’architecture «Queen Ann» impressionne. En 1901, elle est léguée aux héritiers de Wilfrid Prévost, un membre de la législature, mais H. Avila Belisle continue de l’habiter.

Jerome Hirschberg achète la propriété en 1916 et c’est probablement autour de cette période qu’on lui donne le nom de «Crystal Villa» en raison de sa finition extérieure en béton de ciment contenant des granulats de verre et de miroir. Ce nom a été immortalisé au-dessus de la porte d’entrée, un détail datant de cette même période.

La bâtisse, qui a eu différentes vocations commerciales et culturelles au fil du temps, a fait l'objet d'un agrandissement vers l'arrière dans le respect de son apparence d'origine.

PHOTO : La Villa Crystal telle qu'avant son agrandissement.

PANNEAU HISTORIQUE À PROXIMITÉ
(intersection Saint-Louis/Tour-du-Lac)
«Une vaste oasis de santé»

Edmond Grignon, l’homme

Terrain vacant (adjacent au Pavillon Grignon)
Chemin du Tour-du-Lac
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Bien que l'édifice ayant abrité la pharmacie d'Edmond Grignon soit aujourd’hui disparu, incendié en 2017, il est intéressant de rappeler l’existence de son premier propriétaire.

À la demande du curé Antoine Labelle, Edmond Grignon (1861-1939) installe son bureau de médecin et sa pharmacie au 11 chemin du Tour-du-Lac en 1886. À cette époque, il se rend aussi régulièrement au chevet de ses patients dans la campagne environnante.

Très investi dans sa communauté, il fonde le cercle agricole et en est le secrétaire-trésorier pendant 25 ans. Il s’implique aussi quelque temps comme conseiller puis secrétaire au conseil municipal de la paroisse, fut marguillier, président de la commission scolaire, fondateur de la Société médicale du comté de Terrebonne, juge de paix. Écrivain à ses heures comme son frère Joseph-Jérôme Grignon, sa nièce Germaine Guèvremont et son neveu Claude-Henri Grignon, on lui doit l'«Album historique de la paroisse de Sainte-Agathe-des-Monts - 1849-1912», «En guettant les ours» et «Quarante ans sur le bout du banc».

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Collection Lortie-Renaud.

L’Hôpital de la Providence

19 chemin du Tour-du-Lac
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Hébergeant aujourd’hui le CLSC de Sainte-Agathe-des-Monts, le bâtiment a initialement abrité la maison du docteur Edmond Grignon jusqu’à son décès en 1939. En 1936, pendant quelques mois, le premier centre hospitalier de la ville y est logé sous le nom d'Hôpital Christ-Roi, puis transféré dans une autre résidence, mais ferme peu de temps après faute de budget.

En 1944, la demeure du Vieux Doc est convertie pour devenir l’Hôpital de la Providence, puis l’Hôpital de Sainte-Agathe en 1954. Il comprenait une salle d’anesthésie, une salle d’opération et une pouponnière. Rapidement trop petit pour les besoins de la population de la région, on prévoit un agrandissement. En 1958, la section de la rue Préfontaine est construite vers l'arrière et, depuis 1982, cet ensemble de bâtiments hétéroclites, rebaptisé Pavillon Grignon, fait partie du CISSS des Laurentides.

Extrait de
Circuit patrimonial de Sainte-Agathe-des-Monts

Circuit patrimonial de Sainte-Agathe-des-Monts image circuit

Présenté par : Comité du patrimoine de Sainte-Agathe-des-Monts

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