L'église et la communauté catholique

Le presbytère de la paroisse Sainte-Agathe

37 rue Principale Est
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Le premier presbytère de la paroisse est érigé vers 1865. Auparavant, l’abbé J.N. Ritchot, puis le curé Antoine Giguère, logeaient au deuxième étage de la chapelle. Durant l’été 1885, le curé Thibodeau organise un bazar dans le but de financer la construction d’un nouveau presbytère en brique. Ce bâtiment sera détruit trois ans plus tard dans un incendie à la suite duquel succombe le curé Thibodeau, ayant tenté de combattre le feu. Le curé Hétu lui succède et commande la construction d’un nouveau presbytère en bois qui sera détruit une fois de plus par un incendie.

Le presbytère actuel fut érigé en 1928. L’architecture de cet imposant bâtiment est remarquable et présente une grande intégrité de différents styles architecturaux du début du XXe siècle. À noter les gargouilles qui permettent d’évacuer les eaux de pluie et la galerie couverte typique. Le presbytère est cité immeuble patrimonial depuis 1993 par la Ville de Sainte-Agathe-des-Monts.

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Le presbytère de Sainte-Agathe, 1888.

PANNEAU HISTORIQUE À PROXIMITÉ
(rue Principale, devant le presbytère)
«D'en haut émane la lumière...»

L'église catholique de la paroisse Sainte-Agathe

41 rue Principale Est
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Après avoir été desservie par voie de mission par le curé de Sainte-Adèle, la paroisse religieuse de Sainte-Agathe est créée en 1861. Une chapelle-presbytère est érigée, puis remplacée par une église en bois plus vaste vers 1865.

Quelque 40 ans plus tard, le temple ne suffit plus aux besoins et on entreprend la construction d'une magnifique église en pierre bénie en août 1907.

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Première église datant de 1865 derrière laquelle on aperçoit le premier couvent des Filles de la Sagesse.

L'église catholique (suite)

Suivant le souhait des Agathois que cette église soit la plus belle du Nord telle une cathédrale, dans l'espoir qu’on choisisse Sainte-Agathe pour siège de l’évêché*, on dit que les architectes Gauthier et Daoust de Montréal se seraient inspirés de la cathédrale Notre-Dame de Paris pour la concevoir. Ses grandes fenêtres arquées et ses tours à créneaux rappellent le style architectural «néo-roman».

Plusieurs artisans de la région contribuent à la réalisation de l’église. On confie à Toussaint Xénophon Renaud, décorateur d’église reconnu, l’ornementation peinte. Avec la réforme liturgique de Vatican II dans les années 1960, les peintures sont recouvertes de plâtre. En 1930, deux orgues fabriqués par Casavant Frères sont installés puis restaurés en 1980. Les vitraux peints, datant de 1954, sont de Charles Stefanoff et le chemin de croix des frères Bourgault.

En 1957, en raison d’un problème structural, les tours ont dû être rabaissées de 18 pieds sans compromettre l’apparence de l’église. On observe facilement sur les photos que les vitraux des clochers ont perdu en hauteur s'alignant dorénavant sur ceux de la partie centrale de l'église.

L'église est citée immeuble patrimonial depuis 1993 par la Ville de Sainte-Agathe-des-Monts.

* C'est Mont-Laurier qui sera finalement choisi comme siège de l'évêché.

Détour hors circuit (optionnel)
(Point 12 - La gare)
À partir de l'église, on peut rejoindre la gare en descendant la rue Sainte-Agathe jusqu'à la rue Saint-Paul Est, tourner à droite sur Saint-Paul Est et aller jusqu'au bout en traversant la route 117.
(1,5 kilomètre aller-retour)

PHOTOS
(1) L'église telle que construite en 1907.
(2) L'église aujourd'hui, depuis la modification des clochers en 1957.

Visite virtuelle (vidéo 50 sec.)

Source :Comité du patrimoine de Sainte-Agathe-des-Monts


Le couvent des Filles de la Sagesse

Coin rues Principale et Sainte-Anne
(emplacement actuel de la Caisse Desjardins)
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En 1894-95 est érigé le premier établissement d’enseignement pour jeunes filles dirigé par la congrégation des Filles de la Sagesse. Le couvent comprend des dortoirs pour les pensionnaires et les sœurs, des salles de classe, un réfectoire et une chapelle. En 1909, l’édifice est ravagé par les flammes sans faire de victime, heureusement. Reconstruit l’année suivante, le couvent accueillait plus de 200 étudiantes de niveau primaire et secondaire. On offrait également le cours commercial.

Avant même la réforme du système scolaire qui surviendra au milieu des années 1960, on achève la construction de l’école Notre-Dame-de-la-Sagesse réservée à l’éducation primaire et secondaire des filles, pendant que les garçons sont toujours scolarisés au Collège Sacré-Cœur.

Alors que le corps enseignant se laïcise peu à peu, les sœurs continuent de participer à l’éducation des filles, à prodiguer des soins infirmiers et faire de l’enseignement pastoral. Rapidement, leur nombre diminue et le vieux couvent devient trop grand pour les quelques religieuses qui l’habitent encore. Il sera finalement démoli une dizaine d’années après le départ des sœurs. La Caisse Desjardins occupe aujourd’hui cet emplacement.

PHOTOS
(1) Premier couvent détruit par le feu en 1909.
(2) Deuxième construction datant de 1910, démolie dans les années 1980 (vue arrière).

L'école Notre-Dame-de-la-Sagesse

37 rue Larocque
(derrière l’église)
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Construite en 1953, cette école est d'abord dirigée par la congrégation des Filles de la Sagesse. On y accueille uniquement les filles pour les niveaux primaire et secondaire. À partir de 1966, le niveau secondaire est déplacé dans un tout nouveau bâtiment et l'école Notre-Dame-de-la-Sagesse accueillera éventuellement les groupes mixtes. L’école continue aujourd’hui de recevoir près de 600 élèves dont certains dans des classes spécialisées.

Plusieurs autres écoles ont été construites au fil des ans où sont réparties les classes du primaire. C’est à la Polyvalente des Monts que les élèves peuvent poursuivre leurs études secondaires ou choisir parmi des programmes enrichis offerts dans d’autres établissements de la Commission scolaire des Laurentides.

PHOTOS
(1)  Une leçon de culture physique, École Notre-Dame-de-la-Sagesse entre 1953 et 1965. Photographe inconnu, P550, Archives-FDLS Canada/MSA; autorisation commerciale non créditée.
(2) École Notre-Dame-de-la-Sagesse de nos jours.
(3) Impression du journal étudiant, École Notre-Dame-de-la-Sagesse en 1959. Photographe inconnu, P1037, Archives-FDLS Canada/MSA; autorisation commerciale non créditée.

Le cimetière

Rue Larocque Est
(derrière l’église)
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Dans le cimetière se dressent de nombreux monuments anciens qui témoignent des premiers occupants de la ville.

Le 6 août 1861, Marie Lanthier est la première paroissienne inhumée près de la première église. En 1893, le cimetière est déplacé sur son site actuel offrant plus d'espace. Les corps de l’ancien cimetière sont exhumés puis transportés dans ce nouveau lieu de repos. Plus tard, l’église actuelle sera construite sur l’ancienne nécropole.

Le charnier, semblable à une petite église, fut possiblement érigé à la même époque. Désaffecté depuis de nombreuses années et en très mauvais état, il est démoli en 2013. Un calvaire agrémente une balade dans les allées parsemées d’arbres centenaires où se trouvent les sépultures de quelques personnalités connues dont le poète Gaston Miron et Athanase David (homme politique québécois, secrétaire de la province de Québec de 1919 à 1936).

PHOTOS
(1) Charnier démoli en 2013: Jean-François Rodrigue 2004, Ministère de la Culture et des Communications.
(2) Tombe du poète Gaston Miron (vers la droite à partir de l'entrée du cimetière).
(3) Tombe d’Athanase David (vers la gauche à partir de l’entrée du cimetière).

Les Petites Alpes, d'hier à aujourd'hui

Autrefois dégarnies, les Petites Alpes étaient très fréquentées. Cette petite montagne n’était certes pas le sommet le plus haut des environs, mais à la fin des années 1950 et début 1960, sa dénivellation a permis à de nombreux skieurs de passer du bon temps dans ce décor de rêves au cœur du village. Un ingénieux système mécanique de remontée en constituait la principale attraction.

À cette époque, on pouvait également grimper sur la plate-forme au pied de la croix pour une vue imprenable sur le lac, le village et les montagnes qui les entourent.

Aujourd’hui, la nature a repris ses droits et on n’aperçoit plus que le haut de la croix quand on lève les yeux à partir du cimetière ou du bas de la montagne. Et même si la croix trône encore au sommet, il n’est plus possible d’y monter en raison de sa détérioration. Mais qui sait ce que l’avenir nous réserve? Après des décennies à l’abandon, l’intérêt pour une revitalisation du secteur n’a-t-il pas amené la Ville à réaménager un espace de glisse pour les enfants et un sentier pédestre qui enjambe la montagne en passant au pied de la croix?

PHOTOS :
(1) Les Petites Alpes, vers 1960
(2-3) La croix des Petites Alpes, vue du cimetière
et du pied de la montagne (2021)

Extrait de
Circuit patrimonial de Sainte-Agathe-des-Monts

Circuit patrimonial de Sainte-Agathe-des-Monts image circuit

Présenté par : Comité du patrimoine de Sainte-Agathe-des-Monts

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