Une ville dans la ville

L'imposante infrastructure des religieuses

Source : APFM


L'autosuffisance

Sœurs Lacouline, Audet et Ménard avec des pensionnaires lors de la récolte de carottes de 1926.

 

Le domaine des Petites Franciscaines de Marie comprend : cuisine, chapelle, bibliothèque, hôpital, imprimerie, infirmerie, buanderie, etc. Écoutez la narration pour entendre la philosophie du père Fafard sur l'autosuffisance de la communauté.

Les annales de la Maison mère de 1948 font l’inventaire des conserves faites cette année-là : « Épinard : 323 petites boîtes; fèves : 547 petites boîtes et 2 214 chopines; épis de blé d’Inde : 103 pintes; tomates : 736 chopines; fraises : 13 chaudières de 50 lbs; pommes : 163 chopines et 34 chaudières de 50 lbs; rhubarbe : 304 chopines et 16 chaudières de 50 lbs; pêches : 584 chopines et 10 chaudières de 50 lbs; poires : 1 023 chopines et 10 chaudières de 50 lbs; melons : 366 chopines. Une forte provision de conserves (viandes, fruits et légumes) est faite aussi à la cuisine Sainte-Anne [de l’hôpital]. »

Photo: APFM


Le cordonnier et la cordonnerie

Le cordonnier Roméo Caron et la cordonnerie de la congrégation construite en 1934.

Photos: APFM


Le boulanger et la boulangerie

Le boulanger, Thomas-Louis Tremblay, est le premier laïc embauché à la cuisine en 1955. La boulangerie de la congrégation, construite en 1934, abritera menuiserie après 1970. 

Photos: APFM


La basse-cour

« 2 septembre 1927 - Sœur Marie-Madeleine-de Pazzi nous en voudrait de ne pas parler des voyages de son coq d’Inde. C'est qu'il est à l'honneur aussi! Il est allé au congrès mondial d'aviculture à Ottawa et en est revenu frais et dispos pour repartir aussitôt pour l'exposition provinciale qui a lieu actuellement à Québec. Sa maîtresse souhaiterait bien lui voir décrocher un prix […] ». Annales des Petites Franciscaines de Marie

Photo: Sœurs Marie-Jean-Baptiste et Marie-Yves-de-Jésus avec quelques hospitalisés et le poulailler de la congrégation. (APFM)


La bibliothèque

Photo: APFM


Lavandières, couturières ...

Sœur Madeleine-du-Sacré-Cœur est directrice de la buanderie pendant 48 ans.

Les besoins des nombreux pensionnaires étaient grands. Les chiffres suivants représentent le travail d’une année à l’atelier : « Bas de laine tricotés : 823 paires; bas de coton tricotés : 1 150 paires; vadrouilles en laine : 22; vadrouilles de coton pour laver les planchers : 4; lavettes pour la vaisselle (réfectoire et autres) : 61; 321 paquets de teinture dépensés pour teindre de la laine, des étoffes, etc. »


Photo: APFM

 


La modernité


L’électricité

« Samedi 1er avril 1939 - Un contrat avec la compagnie « Dominion Engineering » est signé aujourd’hui pour l’achat d’une machine à fabriquer l’électricité. Une machine « diesel ». Les machines que nous possédons actuellement ne suffisent plus aux besoins croissants. Les poêles de la cuisine, devant être remplacés par des neufs tout prochainement, on trouve avantage à se procurer des poêles électriques; il faut donc se préparer à fournir de l’électricité en conséquence. À la buanderie, il devient urgent de remplacer une bouilloire, et à la boulangerie, on réclame un malaxeur. » 

Le téléphone

Jeudi 17 avril 1941 - « M. Paul Bouliane, électricien, pose le téléphone de l'extérieur dans le nouveau local préparé à cet effet; on sera ainsi plus isolé pour communiquer et recevoir les messages, les sœurs du secrétariat général se féliciteront de cette amélioration qui assure un peu plus de silence; l'ancien local est consacré au téléphone intérieur : les divers départements de la maison, la maison Saint-Joseph, les granges, l'usine, etc. Une ligne d'extension est posée dans le corridor de la lingerie; les sœurs n'auront plus à se rendre au parloir pour appeler ou répondre aux divers départements. » Annales des Petites Franciscaines de Marie


Photo: APFM


La ferme Saint-Ambroise

Pour parvenir à l’autonomie rêvée par le curé Fafard, un lopin de terre au sud de la propriété est acheté à l’automne 1895. L’année suivante, on y construit une grange-étable qui sera détruite par un incendie en 1908. La même année, on y érige le bâtiment visible sur la photo. Il sera démoli en 1942 et remplacé par un plus vaste.

Au début des années 1940, la grange-étable des religieuses aurait été la plus grande du Canada. 

Photo: APFM


La ferme Saint-Aubin

La ferme Saint-Aubin, deuxième ferme en importance de la congrégation, a servi pour l’élevage d’animaux de race tels les Ardennais, Jersey, Tamworth, Southdown, Leicester et Plymouth-Rock.

 

Photo: APFM


Monsieur Gérard Tremblay

Monsieur Tremblay travaille pendant 48 ans pour les religieuses.  Il fait de tout et devient même leur chauffeur privé.

« Gérard Tremblay a démontré son grand sens de l’engagement envers ses concitoyens et paroissiens. Je suis très fière de souligner sa contribution remarquable pour ses 63 ans de loyaux services » déclare la députée Caroline Simard. En avril 2018, on décerne la médaille de l’Assemblée nationale du Québec à Gérard Tremblay pour sa contribution à titre de membre et de bénévole de la Garde paroissiale Saint-Paul de Baie-Saint-Paul depuis sa création en 1955. » Source: http://www.cihofm.com/nouvelles/La-medaille-de-l-Assemblee-nationale-a-Gerard-Tremblay-2018-04-16-18-16
 

Sources des citations de la narration

Michelle Garceau, Par ce signe tu vivras, histoire de la congrégation de 1889-1955, Québec 1955, p. 412

Sylvain Desmeules, Les Petites Franciscaines de Marie, Edition GID, 2012, p. 102
 

Extrait de
Circuit Fil Rouge Petites Franciscaines de Marie

Circuit Fil Rouge Petites Franciscaines de Marie image circuit

Présenté par : Parcours Fil Rouge
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