Église Saint-Francis-of-the-Birds

Le rêve du chanoine Baugh

Une communauté anglicane sous le patronage d’un saint catholique!

Le chanoine Horace Grenville Bough

Comme plusieurs étudiants de l’Université McGill, Horace Grenville Baugh vient faire du ski à Saint-Sauveur dans les années 1940 et s’émerveille de la beauté du paysage. Ordonné pasteur de l’Église anglicane quelques années plus tard, il s’installe avec son épouse à Morin Heights. Mais il garde à l’esprit un vieux rêve, celui d’implanter une chapelle pour les skieurs.

La chapelle anglicane

En 1950, il reçoit l’appui de son évêque et celui d’éminents hommes d’affaires de la communauté anglophone qui l’aident à concrétiser le projet de construire une chapelle anglicane à Saint-Sauveur. Le capitaine E. J. Rodgers est nommé syndic, H. E. Dinsdale défraie certains coûts et offre le premier orgue; John Henry Molson fournit le bois pour construire la chapelle et remplacera plus tard l’orgue par un nouvel instrument. Victor Nymark propose le concept d’une structure en bois rond, lui qui a prouvé son expertise en supervisant la construction du Château Montebello, de l’hôtel du Mont-Gabriel et de l’Alpine Inn; et c’est Erwin Bamberger qui est l’architecte de cette réalisation, commencée et terminée en 1951.

Architecture intérieure et accessoires

L’architecture unique de la chapelle est rehaussée par une chaire faite d’une figure de proue provenant d’un voilier construit par le grand-père de John Henry Molson et de lanternes de cuivre du bateau Île de France, un don du capitaine Rodgers; des vitraux y évoquent les paysages et une vingtaine d’espèces d’oiseaux des Laurentides. On rappelle ainsi saint François d’Assise, qui sert de patron à la paroisse sous le nom de St. Francis of the Birds. C’est J. H. Molson lui-même qui l’a proposé, tout comme il suggèrera plus tard que le Chalet Pauline-Vanier, bâti sur des terrains dont il fait cadeau à la Ville, évoque l’épouse du gouverneur général Georges Vanier.

Le chœur de l’église

L’église anglicane, c’était l’église des skieurs. Le pasteur Baugh leur offrait chaque année une messe spéciale, où il les bénissait, avec leur équipement; une pratique adoptée ensuite par l’église catholique de Saint-Sauveur. Pendant quelques années, fidèles à l’affection du saint patron François d’Assise pour les oiseaux, on a aussi procédé à une cérémonie de bénédiction des chats, chiens et oiseaux de compagnie.

En 1958

De gauche à droite : Chipman Dury, Canon Cyrus Baugh, père d’Horace, Lucille Wheeler, une dame non identifiée, Dorothy Baugh, Frances Nelles, Horace Baugh, Hazel Molson, Talbot Nelles et John Henry Molson.
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Source texte et photos :
Société d’histoire et de généalogie des Pays-d’en-Haut
 



Extrait de
Histoire de Saint-Sauveur - D'hier à aujourd'hui

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