L'église Sainte-Famille

La messe en français menacée

Source photo: Photo: Paroisse Sainte-Famille, l'église protestante achetée par la paroisse Sainte-Famille, 1928; Voix : Frédérick Audet


La communauté francophone et sa nouvelle église

Source photo: Paroisse Sainte Famille; Photo: DCCLIC, l'intérieur de l'église Sainte-Famille; Voix : Sandra Gagnon


La fresque de l'église Sainte-Famille

Source photo: Production et Réalisation: Dany Côté - DCCLIC; Arnaud Barbet


Une réplique d'un crucifix miraculeux 

Lorsque vous faites face à l'autel, vous ne pourrez pas manquer le crucifix qui le domine. Il est l'œuvre de Peter Franssen, né à Venray en Hollande, en 1865. Celui-ci s'installe en 1943 à Calgary, après de nombreuses aventures au Wisconsin, puis sur la route infructueuse du Klondike. 

L'inspiration lui vint à la lecture d'un article dans une revue hollandaise. Celui-ci racontait les miracles attribués au crucifix de l’église San Pedro de Limpias, un petit village situé dans le diocèse de Santander, en Espagne. À l'époque, la sacristie de cette église ne comptait pas moins de 8 000 témoignages de miracles, dont 2 500 sous serment.

Ainsi, pendant 2 ans, dans une cabane de son arrière-cour, il sculpta cette œuvre, une réplique extraordinaire. À l'époque, il n’était armé que d’un canif et d’outils qu’il fabriquait lui-même avec des morceaux de cintres, des lames de rasoir et des limes à ongles. 
 
Ce crucifix, comme l'original, représente les derniers moments de l’agonie de Jésus sur la croix. Une agonie presque entièrement sculptée dans le tronc d’un seul arbre, un peuplier coupé sur l’Île Saint-George, là où se trouve aujourd'hui le Zoo de Calgary.  

L'artiste dut interrompre sa création avant de subir une opération contre le cancer. Il eu raison de sa maladie et termina son œuvre une fois rétabli. Celle-ci, pleine de détails, offre au regard l'expression sereine de Jésus. On soulignera la gestuelle des deux doigts de chaque main, étendus en bénédiction. 

Après avoir lutter contre le cancer, Peter Franssen décède à la suite d’une chute malheureuse sur la glace, devant sa maison, en novembre 1945, à l’âge de 80 ans.

Le crucifix, exposé à de nombreuses reprises, fût récupéré, et entreposé chez Loretta, sa nièce. Finalement, dans les années 1960, Albert Comeault, un paroissien de Sainte-Famille qui connaissait Hank Verment, le mari de Loretta, posa les yeux sur cette œuvre magnifique.

Les Verment comprirent dès lors la nécessité d'une telle œuvre pour le bien de la paroisse Sainte-famille et l'offrirent à la communauté. Elle fut installée en 1964, à l'ouverture de la nouvelle église. 

À l'époque du décès de l'artiste, le crucifix était dans la chambre à coucher de son neveu Walter. Par une belle journée estivale de 1949, Walter et un ami photographe montèrent le crucifix au sommet de Scotsman’s Hill, près de la rue Maggie, pour le prendre en photo. Certains voisins, ne sachant pas ce que les deux hommes faisaient, appelèrent la police de crainte que quelqu’un ne se fasse crucifier. 

Selon le Calgary Herald du 11 janvier 1951, des centaines de curieux se rassemblèrent sur la colline pour voir ce qu'il s'y passait.

Photo: Paroisses Sainte-Famille. La croix sur Scotsman's Hill, Calgary, Alberta. Sources: Paroisse Sainte-Famille et Calgary Hérald.



Extrait de
Rouleauville, le quartier historique francophone de Calgary

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