Les croix de chemin à Château-Richer

Les croix de chemin

Source photo: Centre de Généalogie, des Archives et des Biens Culturels de Château-Richer


Fleuron du haut de Château

Source: Centre de Généalogie, des Archives et des Biens Culturels de Château-Richer

Fleuron du bas de Château

Source: Centre de Généalogie, des Archives et des Biens Culturels de Château-Richer

Les croix de chemin

La croix de chemin est un symbole religieux catholique très répandu du xvie siècle à nos jours. Elles sont dues à la volonté publique des communautés ou celle privée des familles. 

Les premières agrémentent les bourgs et les hameaux et symbolisent l’acte de foi de la communauté. On les rencontre souvent aux carrefours, elles guident le voyageur et le protègent de l’inconnu et des mauvaises rencontres. Elles sont parfois un lieu de pèlerinage comme la croix des rameaux par exemple : chaque année avait lieu une procession très importante jusqu’à la croix où l’on bénissait le buis. Elles sont ornementées de quelques lignes de prières. 

Toutes les croix ne sont pas dues à la volonté des communautés, nombreuses sont celles qui ont été érigées à la suite d’une initiative privée, souvent par une famille aisée qui voulait à la fois affirmer sa foi, protéger les siens, obtenir une faveur ou en signe de reconnaissance pour une faveur obtenue. On distingue parfois ce type de croix des précédentes lorsqu'il y était gravé le nom de la famille commanditaire. Parfois, on y trouvait même un blason. À cette fonction où s’exprime la foi populaire, on peut aussi inclure les croix élevées tout près des champs cultivés pour implorer la protection divine contre les fléaux naturels qui affligeaient les récoltes.

Aux croix en bois, qu’on remplaçait pieusement lorsqu’elles tombaient, tous les vingt ans environ, ont succédé des monuments croix en pierre , œuvres de tailleurs de pierre de la région. Ces artisans ont pu, grâce aux libéralités d’un propriétaire aisé, assurer une meilleure longévité à ces fragiles témoins de la piété des campagnes. 

Lorsque la croix est érigée, elle est bénie, et fait généralement l’objet d’un culte : on y faisait le plus souvent des processions, mais pour les croix éloignées des bourgs ou dans des hameaux isolés, les manifestations étaient beaucoup plus humbles : les bergères allant aux champs accrochaient au fût de la croix un rameau de genêt, ou déposaient un bouquet de fleurs, à moins que ce ne soit l'œuvre d'un passant.

Source: Wikipedia sous la rubrique Croix de chemin

Texte de la narration

Papi : Les enfants, on se trouve devant le 7034 avenue Royale. Adjacent à cette maison sur la gauche vous pouvez voir une grande croix de chemin. On retrouve aujourd’hui trois croix de chemin à Château-Richer.  Deux cependant ont une valeur patrimoniale importante. 

Guillaume : Papi, c’est quoi exactement une croix de chemin ?

Papi : Eh bien, c’était une pratique qui a commencé au Moyen-Âge, mais qui a eu une grande popularité au 16esiècle, au moment de la colonisation de la Nouvelle-France. Les colons projetaient leur piété, leur ferveur religieuse en plantant des croix géantes à des intersections principales. Souvent, les croix délimitaient des carrefours ou des croisées de chemins, des limites de village ou autre. À Château-Richer, ces croix anciennes n’ont pas survécu au temps, car elles étaient faites de bois, mais nous avons quelque chose de très particulier ici. La première église de Château-Richer avait deux clochers. Lors de la reconstruction en 1865, on a décidé de n'ériger qu’un seul clocher, mais les deux fleurons en forme de croix qui ornaient la cime des clochers de l'ancienne église ont été plantés aux extrémités du village. Aujourd’hui vous pouvez voir un des fleurons devant le 8666, avenue Royale, adjacent à la chapelle Gravel. L’autre se trouve ici devant vous.



Extrait de
Histoire et légendes de Château-Richer | Circuit de 11,6 km

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