Guerre de la conquête des Anglais (1756-1760)

La conquête 1756-1760


Les ruines de Château-Richer

Une illustration nous montrant les ruines de Château-Richer suite à la conquête. On notera les deux clochers de la première église, les ruines du couvent ainsi que les ruines du premier moulin à vent. 

Source: Archives de Montréal - Ruins od Chateau-Richer, with Cape Tourment / G. Heriot Esq. C66 inv. 1697.

La conquête britannique (1756-1763)

Les guerres européennes de la première partie du XVIIIe siècle sont des guerres dynastiques qui ont peu d'impact sur le théâtre de l'Amérique du Nord. Il n'en est pas de même de la Guerre de Sept Ans qui embrase le sous-continent pour la possession des colonies françaises et britanniques.  À la veille de la guerre (1754) les colons français sont 90 000; les colons britanniques 1 500 000. Malgré cette disproportion démographique, la Nouvelle-France va résister jusqu'en 1760.
La guerre éclate en 1754 entre les Britanniques et les Français le long de la rivière Ohio (en Louisiane). La guerre s'étend alors jusqu'au Canada.

En septembre 1759, les Britanniques conduits par le major-général James Wolfe attaquent les Français à Québec après un siège de 10 semaines. Les Français conduits par le marquis Louis-Joseph de Montcalm tentent de se défendre malgré une infériorité numérique écrasante. Tandis que les forces britanniques escaladent une falaise pour combattre les Français sur les plaines d'Abraham devant Québec, la flotte britannique bombarde Québec. Les Britanniques supérieurs en nombre et en expérience remportent la victoire. Jean Baptiste Nicolas Roch de Ramezay qui assure la défense de Québec depuis la mort de Montcalm et le départ des autorités, signe la capitulation de Québec le 18 septembre 1759 (selon les instructions qui lui avaient été transmises par le quartier-général du marquis de Vaudreuil).

Le dernier obstacle des Britanniques est Montréal. Ils l'attaquent en 1760. La ville, encerclée, se rend sans combattre, la capitulation de la ville est signée le 8 septembre 1760. Le signataire de la reddition française, le marquis de Vaudreuil, est dépeint comme un traître en France. Ce dernier fera partie des accusés, avec l'intendant François Bigot, du procès de l'Affaire du Canada qui vise les personnes jugées responsables de la perte du Canada au profit des Britanniques; le marquis de Vaudreuil sera acquitté, tandis que François Bigot devra rembourser 1 500 000 livres à titre de restitution.

La défaite française est officialisée par le traité de Paris en 1763. À ce moment, la France doit choisir entre sa colonie de Nouvelle-France ou ses colonies des Antilles. La France opte pour les Antilles à cause de la présence de ressources naturelles facilement exploitables et aussi parce qu’elle sait qu’elle est incapable de défendre sa petite colonie de Nouvelle-France face aux prospères colonies britanniques. De plus, la pensée de l'époque prévaut qu'une colonie n'est établie que pour l'utilité qu'en retire sa métropole à savoir qu'elle attend de chaque colonie qu'elle lui envoie tout ce qu'elle ne cultive pas et lui achète tout ce qui lui est nécessaire. Vu de France, les fourrures et la pêche tirées de Nouvelle France ne valaient pas un effort aussi démesuré pour l'État, sachant que l'on savait depuis longtemps que la colonie n'ouvrait pas la voie à la Chine et que son existence servait surtout à contrer l'expansion anglaise. En revanche, les Antilles, productrices de sucre, faisaient vivre un Français sur huit. Ainsi, la France cède le Canada à la Grande-Bretagne.

Source: Wikipedia sous la rubrique "Histoire de la Nouvelle-France". 

Texte de la narration

Papi : Les enfants, il y a un aspect de l’histoire dont nous n’avons pas parlé.  Que savez-vous de la Conquête ?

Delphine : Eh bien, je sais Papi qu’il y avait le Général Wolfe qui était le commandant des Anglais et qu’il y avait le Général Montcalm qui était le commandant des Français. Et je sais que les Anglais ont gagné la guerre. 

Guillaume : Moi je sais que la bataille décisive s’est passée sur les plaines d’Abraham à Québec. 

Papi : Bravo à vous deux, mais j’aimerais rajouter quelques informations. Il faut se reporter à l’histoire en Europe pour mieux comprendre ce qui s’est passé ici en Nouvelle-France. Il y a eu une guerre importante en Europe qui a opposé un premier bloc composé de la France, la Saxe, la Russie, la Suède, l’Espagne et l’archiduché d’Autriche contre un second bloc composé de la Grande-Bretagne et de la Prusse. Cette guerre a commencé en 1756 et elle a duré sept ans, c’est pourquoi on la nomme la guerre de Sept Ans. Ici, en Amérique, la guerre opposait les colonies de la Nouvelle-France aux Colonies de la Nouvelle-Angleterre. Il fallait rajouter à cela les différentes alliances avec les tribus amérindiennes. Dès le début, les forces n’étaient pas équilibrées. Les troupes britanniques en Amérique étaient beaucoup plus nombreuses.  Après la reddition des Français à Louisbourg en Nouvelle-Écosse le 26 juillet 1758, le Général Wolfe s’est pressé vers Québec et s’est ancré devant la citadelle en juin 1759 pour y entamer le siège de Québec. Il trouvera le moyen d’escalader l’escarpement avec son armée et ainsi surprendre les forces de Montcalm. La bataille a été terrible et Wolfe et Montcalm sont tous deux morts de blessures. Malgré une tentative des forces françaises contre les troupes britanniques en 1760, celles-ci se sont rendues à Montréal cette même année et les Français ont cessé de combattre. C’est ainsi que la Nouvelle-France est passée aux mains des Britanniques par la signature éventuelle du Traité de Paris en 1763. Bon, c’est un exposé plutôt succinct, mais j’espère qu’il vous aura mieux informé sur ce qu’a été la conquête et le lien à faire avec l’Europe.



Extrait de
Histoire et légendes de Château-Richer | Circuit de 9,4 km

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