Paroisse Sainte-Thérèse, Amos (Cloche.1)

La Cathédrale d'Amos

La Cathédrale Sainte-Thérèse d’Avila, fruit de l’inspiration de Mgr Dudemaine et de l’architecte Aristide Beaugrand-Champagne, est unique en son genre en Amérique du Nord. Son style architectural romano-byzantin se caractérise par la présence des arches au-dessus des portes et des fenêtres, et aussi par ses formes rondes, dont le dôme.

Crédit photo : Mathieu Dupuis

Vue 360° de l'intérieur de la cathédrale Sainte-Thérèse d'Avila

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Crédit photo : Jonathan Levert

Une cathédrale à décorer

Avant 1963, on ne voyait que des bancs, du béton, des murs et le plafond à l’intérieur de la cathédrale. Mgr. Dudemaine aurait aimé en faire plus, mais, faute d’argent, l'ornementation, la finition et la décoration n’ont pu être commencées qu’en 1963, lorsqu'on a cessé de payer les dettes de la construction entreprise en 1922, une dette payée à l’aide de la location des bancs.

C’était le plus gros chantier de plâtre d’Amérique du Nord à l'époque. Les vitraux proviennent de la ville de Rennes, en France. Ils ont été assemblés par la compagnie des Frères Rault. Le marbre rose et certaines mosaïques proviennent d’Italie.

Toute la structure a été moulée à Amos, en bloc, montée comme un igloo et peinturée à la main. Les chapiteaux et la colombe mesurant 3 mètres ont été amenés en train de Montréal. La finition du plafond a été faite en dernier. Il paraîtrait que toutes les personnes ayant travaillé sur le champ de plâtre ont signé le dos de la colombe. Ces ornementations et décorations ont entraîné des dettes d'environ 500 000$, une fortune pour l'époque.

Crédit photo - Jonathan Levert

La crypte

Deux personnages qui ont marqué l'histoire régionale reposent en paix dans la crypte, au sous-sol de la cathédrale, dont Mgr Joseph-Oscar-Viateur Dudemaine, le curé fondateur.

Autour des années 20, plusieurs églises construites en bois ont brûlé dans le contexte des immenses feux de forêt. C'est ce qui explique pourquoi Mgr Dudemaine a insisté pour construire son église en béton. Il voulait aussi qu’elle soit assez grande pour qu’elle puisse contenir le plus de fidèles possible. Son rêve est devenu réalité en 1939.

La deuxième sépulture dans cette crypte est celle du M. Hector Authier. Il a été le premier agent des terres, le premier maire d’Amos et le premier député d’Abitibi. C’était un avocat très impliqué dans les finances et la politique. Il a fondé le premier journal de la région.

Ce sont les deux seules personnes dont les sépultures se trouvent dans la crypte de la cathédrale. Tous les autres curés ou évêques ont été enterrés ailleurs, selon leurs dernières volontés.

Avis aux intéressés : Il y a encore une dizaine de caveaux de libres dans la crypte.

Premier cimetière - Anecdote

Le vieux cimetière est situé à l’écart de la ville, sur la route 111 ouest, dans un rang. Malgré ce que son nom laisse croire, il n’est pas le plus vieux cimetière établi à Amos.

Le premier cimetière consacré d’Amos a été créé en 1912 pour être délaissé en 1918. Celui-ci était situé entre l’évêché et la résidence des Sœurs de l’Assomption. Il faisait partie de la paroisse Sainte-Thérèse.  Bien que ce site ait été reconnu par des géologues certifiés comme un cimetière historique, très peu d’informations sont connues à son sujet. Contient-il des secrets? Peut-être que des personnalités historiques reposent à cet endroit, qui sait?

Ce que l’on sait toutefois, c’est qu’en 1917, on a décidé de changer le cimetière d’endroit afin de le situer sur un sol plus sablonneux, car le premier cimetière à proximité de la rivière Harricana était pourvu d’un sol très argileux qui rendait le déterrement des fosses pénible et ardu.

Crédit photo : Jonathan Levert

Le vieux cimetière

Aménagé en cimetière en 1918, le chemin pour s’y rendre est quant à lui arrivé en 1921! Comme il devenait coûteux d’effectuer les travaux d’entretien nécessaires à son bon fonctionnement, on a décidé en 1948 de le fermer définitivement et d’inhumer les prochains défunts au nouveau cimetière.

En 1961 les familles se sont vues offrir des lots au nouveau cimetière pour qu’elles prennent en charge elles-mêmes l’exhumation et l’inhumation de leurs proches. Malgré tout, 1386 corps sont alors restés au vieux cimetière. En 1969, quelqu’un a proposé d’acheter l’endroit pour y construire des habitations, mais par respect du cachet historique et patrimonial du site, le projet a été rejeté.

Il aura fallu attendre jusqu’en 1982, avant que le vieux cimetière recommence à avoir de l’attention. Puis, en 1983, on a commencé à transporter des corps dans le nouveau cimetière. Un minimum de 600 dépouilles est toutefois demeuré sur place et l’ancien cimetière a par la suite été nettoyé et rénové grâce à un don de 500 $ d’une personne de la paroisse.

Pendant quelques années on ne savait pas quoi faire avec le vieux cimetière, on cherchait des solutions, comme de le transformer en parc pour des fins esthétiques. Puis, en 1989 un monument aux pionniers a été installé au coût de 5 000 $.

Crédit photo : Jonathan Levert

Le cimetière actuel d'Amos - Anecdote

Le cimetière actuel a été construit en 1947. Le terrain appartenait anciennement à Hector Authier, le fondateur de l’Abitibi. Il paraîtrait que ce terrain était convoité par plusieurs, mais que M. Authier avait fait une entente avec la fabrique Sainte-Thérèse selon laquelle il serait inhumé dans la crypte de la cathédrale en échange du terrain. Le contrat fut signé quelque temps après, en mai 1947, cédant ainsi le lot à la Fabrique Sainte-Thérèse d’Amos.

Lors de son aménagement, il avait été proposé que La Fabrique dépense de 12 à 15 mille piastres pour les travaux à exécuter dans le nouveau cimetière : nivellement, labour, hersage et ensemencement de graines. Finalement, l’aménagement aura entraîné une dette de 25 000$ amortie par des emprunts et des dépenses de La Fabrique.

Il fut également décidé que, les familles ayant déjà un lot dans le vieux cimetière recevraient la même valeur dans le nouvel emplacement s’ils déplaçaient les restes de leurs défunts dans leurs nouveaux lots par eux-mêmes.

Ce serait dans la même année qu’aurait été faite la première inhumation, celle de Raoul Chevrier. Et un an plus tard auraient eu lieu les premiers transferts de cimetière, ceux de Joseph et Marie-Louise Lafrenière.

Crédit photo : Jonathan Levert

Des lots... prestigieux!

En 1987 au cimetière d'Amos, des lots ont été réservés pour les familles importantes de l’histoire de la ville. Ces lots ont été nommés A1 et A2 et sont les plus imposants du cimetière. Ils permettent ainsi l’inhumation de tous les membres des familles concernées. À proximité de ces deux lots, on a installé un monument imposant à des fins esthétiques.

Crédit photo : Jonathan Levert

L'évolution dans le temps

Un peu avant 1996, il a été décidé d’agrandir le cimetière afin de pallier à l’accroissement important de la population. L’inauguration de ces travaux a eu lieu dans la même année.

Dans les années 2000, l’installation d’un chemin de croix dans le cimetière a été grandement discutée pour finalement être acceptée. L'inauguration s'est faite en 2006. Par la suite, plusieurs autres projets ont été proposés tels que l’installation d’un columbarium extérieur et d’une place pour ranger les urnes, mais aucun n’a abouti.

Le cimetière a fêté ses 50 ans en 1997 et est toujours bien entretenu à ce jour.

Crédit photo : Jonathan Levert

Les Soeurs de l'Assomption de la Sainte Vierge - Origine

La congrégation a été fondée en 1853, à Nicolet, dans un esprit missionnaire et paroissial d’éducation. Elle a ensuite pris de l’expansion dans les diocèses de Trois-Rivières, de Nicolet et de Sherbrooke. À la fin du 19e siècle, on retrouvait même de ces sœurs au-delà de la frontière, chez les Canadiens-Français émigrés aux États-Unis et les autochtones de l’Ouest canadien. C’est le développement et la colonisation de l’Abitibi-Témiscamingue qui a amené les sœurs dans la région d’Amos. Leurs 19 premières missions dans le secteur consistaient à diriger des écoles de village.

Une mission pour la congrégation!

Les sœurs font partie intégrante des débuts de la ville d’Amos. Elles sont arrivées le 27 septembre 1916, seulement quelques années après l’arrivée des premiers colons. Leur résidence se trouvait à l’étage supérieur de la chapelle paroissiale. Les 4 sœurs ne disposaient que de 4 jours pour se familiariser avec les lieux avant le début des classes. Le défi était imposant avec une charge de près de 150 élèves, 40 de plus que prévu.

Crédit photo :
SHA - Fonds Pierre Trudelle

Communauté grandissante, religieuses à l'étroit

En septembre 1921, l’école Sainte-Thérèse a été inaugurée et les religieuses en ont fait leur résidence, recevant 44 jeunes pensionnaires dès la première année. De plus, 350 élèves externes suivaient des cours dans l’institution et une cinquantaine bénéficiaient de cours privés de musique. Le pensionnat d’Amos était ainsi fondé.

En 1933, on dénombrait 18 sœurs et la commission scolaire a dû construire d’autres écoles pour accueillir l’afflux grandissant d’étudiants. Deux ans plus tard, on comptait 5 écoles sous la direction des Sœurs de l’Assomption à travers la ville d’Amos, dont Christ-Roi du côté ouest. En 1939, les Sœurs étaient au nombre de 24 et le dortoir n’était pas assez grand pour loger toutes les pensionnaires, puisqu’il ne comptait que 12 lits. Elles avaient donc une douzaine de lits pliants que chacune dissimulait durant le jour dans un coin de la salle de classe. Toutes les pièces avaient un usage. Par exemple, la classe de troisième année devenait le parloir en fin de soirée. Les différentes pièces étaient donc constamment sollicitées.

Crédit photo : Jonathan Levert

École Sainte-Thérèse

En 1916, la commission scolaire décidait de construire une nouvelle école au coût de 6 450$ à l’angle de la première et deuxième avenue.  Parallèlement, le curé avait entamé des démarches auprès des Sœurs de l’Assomption de la Sainte Vierge de Nicolet en vue de la création d’un couvent dans sa paroisse.

Les choses allant bon train, les portes de l’école se sont ouvertes le 2 octobre 1916, alors que 155 élèves étaient inscrits, c'était la première école Sainte-Thérèse. Deux ans plus tard, les religieuses au nombre de cinq accueillaient 208 élèves jusqu'à ce que, dans la nuit du 8 décembre 1919, un incendie vienne complètement ravager la nouvelle école.

Après l’incendie, on a installé les classes dans la chapelle. Les agenouilloirs servaient de sièges et les sièges de table. Mais on a finalement décidé de reconstruire en avril 1920 ; une bâtisse plus grande et plus fonctionnelle, comportant un sous-sol et trois étages pour loger les filles et les religieuses.

L’école Sainte-Thérèse, désuète et insalubre, a été démolie en avril 1962 après avoir servi de logement pour les élèves de l’École des arts et métiers de 1953 à 1955.

Une fois le vieux couvent détruit, il a été remplacé par une nouvelle construction sur un autre terrain en 1953. Au début des années 1960, l’école Notre-Dame est venu occuper l’emplacement de la vieille école Sainte-Thérèse.

Crédit photo : SHA – Fonds Pierre Trudelle.

École Normale

Au début des années ‘20, on retrouvait cinq écoles à Amos, elles avaient été mises en place pour répondre au besoin de la population. Tout ce développement plaidait en faveur de la création d’une École normale, c’est-à-dire, un collège, dont la mission serait de former des institutrices qualifiées.

Le curé Dudemaine avait pris le projet en mains et s’était engagé dans un partenariat avec les Sœurs de L’Assomption. L’entente était telle qu’en échange d’une terre, elles se chargeaient de la construction. Grâce à cette entente qui plaisait à tous, l’école pourrait ouvrir dès septembre 1927. Il faut dire que tout se faisait beaucoup plus rapidement dans le temps!

Mais alors qu'on proposait à la supérieure générale le projet de construction d’une école normale, celle-ci refusa. Cependant, trois ans après cette tentative, une fois que la commission scolaire eût repris le projet et l’eût reproposé, elle s’y intéressa en imposant tout de même une condition: « si et seulement si, on peut compter sur un profit annuel de 10 000 $ ».

Il n’y avait plus qu’à attendre les autorisations requises qui, pour différentes raisons, n’aboutirent qu’en 1938! Finalement… tout ne se faisait peut-être pas si rapidement dans le temps…

Crédit photo : Jonathan Levert

Les Sœurs de Notre-Dame du Perpétuel Secours

Joseph-Onésime Brousseau est le curé fondateur de Saint-Damien, un village comprenant environ 80 familles. Ambitieux, il a un jour entrepris des démarches auprès de congrégations afin de requérir les services de religieuses pour la réalisation de ses projets. Toutes se sont désistées les unes après les autres évoquant l’éloignement et les difficultés de commencer une nouvelle œuvre.

Fortement déçu, le curé s'est tourné vers son évêque pour lui demander son appui. Ce dernier, fatigué, a laissé échapper ces mots devenus célèbres dans l’histoire de la congrégation : « Eh bien! Faites-en des religieuses ». Le prenant au mot, il a réussi à convaincre trois jeunes filles du village à consacrer leur vie au seigneur, les surnommant ses trois pierres d’attente. Virginie Fournier, appelée mère Saint-Bernard, représentait la pierre d’assise et c'est ainsi qu'est née la congrégation des Soeurs de Notre-Dame du Perpétuel Secours le 28 août 1882.

C'est pour poursuivre leur mission que les Soeurs de Notre-Dame du Perpétuel Secours se sont établies en Abitibi. Des enseignantes sont arrivées à Guyenne en 1954 où elles s’occupaient de certaines tâches pastorales et de la catéchèse. Évidemment, elles se rendaient aussi dans les foyers pour soigner les malades et prendre soin des vieillards. Aujourd'hui, elles s'impliquent dans la communauté amossoise en effectuant des visites à domicile et en s'impliquant au Diocèse. 

Photo : Mère Saint-Bernard (Virginie Fournier)

Sœurs des Sacrés-Cœurs de Jésus de Marie

Le 19 mars 1819, l’abbé Pierre Monnereau fonde la Congrégation des Sœurs des Sacrés-Cœurs de Jésus de Marie dans la paroisse des Brouzils en Vendée, département de France. Une fois son œuvre implantée, il décède le 26 avril 1856.

La principale vocation, l’instruction chrétienne des jeunes filles, se voit menacée dès le début du 20e siècle alors que la France adopte une Loi antireligieuse qui interdit à toute personne appartenant à une quelconque Congrégation religieuse d’enseigner. En mode solution, l’Évêque et la Supérieure générale convaincront 700 sœurs de la Congrégation de quitter la vie religieuse et de se séculariser pour sauver l’enseignement.

En 1913, comme une solution venue du Ciel, une offre d’emploi très précise arrive en urgence : le Séminaire Apostolique Saint-Alexandre, au Québec, requiert cinq religieuses pour les services de cuisine, de lingerie et de buanderie. Ce n’est pas de l’enseignement, mais à tout le moins, une opportunité qu’elles vont saisir.

Clémence Guibert alias Mère Paul-du-Saint-Sacrement, deviendra alors Fondatrice de la Province canadienne.

Photo : Mère Paul-du-Saint-Sacrement (Clémence Guibert)

À l'avant-garde du féminisme! - Anecdote

À l’âge de 10 ans, alors qu'elle assistait à une allocution du magistrat municipal, Clémence Guibert future Mère Paul-du-Saint-Sacrement a entendu celui-ci affirmer que la femme devait obéissance à son mari. Il n'en fallu pas plus pour qu'elle s’engage envers elle-même à ne jamais se marier! En réponse au message, elle s'est dit en elle-même :

« Non, jamais je n’obéirai à un homme! » (Sr Louise-de-Jésus, 1963).

Photo : Clémence Guibert

Parcours de la congrégation au Québec - Anecdote

En 1922, Mgr Elie Anicet Latulipe invitait Mère Paul-du-Saint-Sacrement et ses consœurs à venir travailler dans son immense diocèse, plus spécifiquement à l’école de Parent. À l’été 1923, de nombreux feux de forêt embrasaient le secteur, si bien qu’une évacuation des enfants s'est avérée nécessaire. Alors que les religieuses préparaient leur valise pour fuir le couvent qu’elles chérissaient, un miracle s'est produit! Leurs prières ont été entendues et la pluie est venue apaiser les flammes, leur permettant ainsi de demeurer au couvent.

Une mission en entraînant une autre, Sœur Paul-du-Saint-Sacrement s'est retrouvé à Senneterre en 1924, où elle a dû renoncer à l’enseignement pour se consacrer à la direction d’un Noviciat. Puis, le 3 mai 1947, on érigeait la Province canadienne de l’Institut des Sacrés-Cœurs réalisant par le fait même, les grandes ambitions de la fondatrice. En 1960, celle-ci a dû déménager à la maison provinciale des Sœurs des Sacrés-Cœurs à Amos où elle s’est enfermée dans un silence parfois pénible à côtoyer, mais nécessaire pour son pèlerinage intérieur jusqu’à sa mort le 26 avril 1963, la même date que le père fondateur de la Congrégation!

Legs des Soeurs du Sacré-Coeur d'Amos

Forte de son implication à Amos, la communauté religieuse des Sacrés-Coeurs de Jésus et de Marie a grandement contribué au développement communautaire. Parmi ses implications, l'implantation d'un service d'aide et d'hébergement pour femmes victimes de violence conjugale en 1979 constitue un legs d'importance. À l'époque appelée "La Passerelle", la maison servait aussi de dépannage pour les services de Protection de la jeunesse. À bout de ressources, les Soeurs ont passés le flambeau et la Maison Mikana est née en 1984.

École des garçons

Avec l’augmentation de la population, la Commission scolaire d’Amos se devait de construire d’autres écoles; l’une de celles-ci devait servir d’école aux garçons. On la surnomma « la boîte à beurre ». L’école contenait quatre classes et a été construite grâce à une subvention gouvernementale obtenue par Hector Authier. Dès ses débuts, en 1925, l’école accueillait les garçons de la troisième à la septième année.

En septembre 1930, la Commission scolaire s’adressait aux différentes communautés religieuses de frères enseignants mais ce n'est qu’en 1935 que sont arrivés les premiers Clercs de Saint-Viateur qui venaient reprendre l’école des garçons, auparavant dirigée par le professeur Sirois. L’établissement a aussitôt pris le nom de Saint-Viateur. À ce moment, les Clercs enseignaient à 147 élèves, de la troisième à la septième année.

À l’emplacement de la « boîte à beurre », on a ensuite érigé l’hôtel de ville, puis les bureaux de la MRC d’Abitibi.

Crédit photo : Jonathan Levert

Source: Société d’histoire d’Amos. (2014). Amos : ville centenaire 1914-2014. Québec, Canada : Éditions GID.

L'école St-Viateur et les Clercs

En 1950, les Clercs emménageaient dans l’actuelle école Saint-Viateur pour enseigner à 224 élèves. Le 26 février, on procédait à la bénédiction de l’école et en septembre, on agrandissait l’édifice pour obtenir neuf classes, un petit gymnase ainsi que d’autres petites salles.

On se rappelle que le frère Laporte rendait le sport, plus précisément le hockey, omniprésent pour ces jeunes. En effet, l’école comptait jusqu’à 300 joueurs répartis en 25 équipes formant six ligues.

Les Clercs ont finalement quitté la direction de l’école Saint-Viateur en septembre 1967, mais certains de leurs frères ont poursuivis leur carrière dans le domaine scolaire.

Les Sœurs de Saint-Joseph

D'autres communautés religieuse sont venue s'implanter à Amos. En 1959, Mgr Desmarais demandait aux Sœurs de Saint-Joseph de Saint-Vallier de diriger l’école Saint-Joseph à Amos.

En 1960, deux religieuses arrivaient pour assurer l'enseignement.. C’était les Sœurs Irène Bernard et Marie-Anna Jean. Elles logeaient dans l’école où elles sont restées jusqu’en 1969. Cependant, les deux sœurs ayant terminé leur travail en 1973, sont demeurées actives entre autres comme animatrices responsables de pastorale et même comme bénévoles au sein d’organismes communautaires.

Diocèse d'Amos

Bien que le diocèse d’Amos ait vu le jour seulement dans les années 1930, l’histoire religieuse de l’Abitibi date de bien plus longtemps.

Amos, berceau de l'Abitibi a vu arriver ses premiers colons en 1912. L’abbé Ivanhoë Caron était alors chargé de parcourir les paroisses agricoles du vieux Québec pour y recruter des colons. Durant les dix années de la crise économique (1929-1939), la colonisation de l’Abitibi a pris un tel essor que l’évêque du temps, Son Excellence Mgr Louis Rhéaume du Diocèse de Haileybury, a dû s'y déplacer à plusieurs reprises pour choisir les sites d’églises, délimiter les paroisses et voir à leur organisation. En 1938, on pouvait déjà voir une soixantaine de paroisses organisées.

C’est à ce moment que le Saint-Siège a pris la décision de créer un diocèse spécialement pour l’Abitibi. Le nouveau diocèse d’Amos a ainsi été érigé par le pape Pie XI le 3 décembre 1938. C’est alors son Excellence Mgr J.-A. Desmarais qui fut désigné comme premier évêque d’Amos, le 20 juin 1939.

L'essor d'un diocèse

L’évènement de la création d’une nouvelle Église diocésaine revêtait une telle importance, tant au plan ecclésiastique que social, que presque tous les archevêques et évêques de la province de Québec ainsi qu’un groupe imposant de ministres du Gouvernement provincial du temps avaient tenu à se déplacer et à se joindre au clergé et aux représentants de toutes les paroisses du diocèse pour être témoins de cet évènement qui faisait époque dans les annales du jeune pays abitibien.

Par la suite, la vie paroissiale n'a cessé de se développer. Alors qu’à l’arrivée de Mgr Desmarais dans le diocèse, on ne comptait qu’une vingtaine de paroisses érigées canoniquement, à son départ, c’est par trois qu’on a pu multiplier ce nombre. Il en a été de même pour le nombre de prêtres qui est passé d'une cinquantaine jusqu’à cent cinquante en 1960. L’essor des Congrégations religieuses a été encore plus évident. Elles étaient quatre ou cinq à œuvrer dans le diocèse en 1939. En vingt-cinq ans, on a vu ce nombre augmenter jusqu’à plus de vingt.

En attendant un hôpital...

En 1918, pendant l’éclosion de la grippe espagnole, l’Abitibi a perdu un grand nombre de ses habitants. Face à cette situation et à l’urgence d’agir, le curé d’Amos, J.O.V Dudemaine, a multiplié les efforts pour obtenir l’établissement d’un hôpital.

Malheureusement, aucun hôpital n'a été créé avant une dizaine d’années. En attendant, on a établi un bureau d’hygiène local pour Amos et ses environs. Le conseil municipal a réquisitionné l’Amos Hotel de Narcisse Beaudreau pour accueillir les malades. Il paraîtrait qu’une centaine de personnes seraient venues pour se faire soigner. Cependant, on ignore le nombre exact des victimes, mais une vingtaine de malades auraient été identifiés par Dudemaine.

Le premier hôpital d'Amos

En 1929, le projet de construction d’un hôpital allait enfin se concrétiser avec l’aide des Sœurs grises de Nicolet. En effet, avec la grippe espagnole elles ont pris de l’expérience et sont devenues de bonnes cliniciennes et gestionnaires d’établissement de soins.

Alors que le terrain a été fourni gratuitement par la ville d’Amos, la construction du premier hôpital a, quant à elle, coûté plus de 100 000 $. L’argent provenait du gouvernement, des Sœurs grises de Nicolet ainsi que de la corporation de comté de l’Abitibi.

Le 14 mai 1930, tout était prêt pour offrir les premiers services aux patients, on pouvait désormais donner des soins à 35 patients en même temps! Il y avait alors deux médecins, huit infirmières et quelques employés laïques. En 1930, le chirurgien Joseph Dion réalisait la première intervention chirurgicale assistée par le docteur André Bigué, premier médecin d’Amos, qui a alors agi comme anesthésiste.

L’hôpital, se trouvant devant un manque d’équipement et de matériel de base, les dames patronnesses, fondées en 1932, ont dû réaliser plusieurs collectes de fonds pour aider à payer ces équipements. Les dons et profits générés par les activités des Dames patronnesses amélioraient la vie des patients, en plus d’ajouter des équipements pratiques, comme un ascenseur, en 1934. Avec l’aide de généreux donateurs amossois, les chambres furent meublées et les salles d’urgences, de chirurgie et de radiologie possédèrent les équipements nécessaires pour bien fonctionner.

De Sainte-Thérèse à l'Hôtel Dieu

Avec le temps, des infirmières religieuses ainsi que des médecins se sont ajoutés à l’équipe. L’hôpital, qui fonctionnait très bien, est passé de 224 patients en 1930 à 778 patients en 1940. Même que, pendant l’année 1943 on a accueilli près de 1000 patients!

En octobre 1942 le premier hôpital, nommé Sainte-Thérèse, est devenu l’Hôtel-Dieu d’Amos. L’établissement continuant de progresser d’année en année à cause de la population grandissante, commençait à être étroit. On a donc fait la demande, en 1944, pour la construction d’un sanatorium.

Puis, en 1949 s'est amorcée la construction de l’hôpital Hôtel-Dieu sur la rive ouest de la rivière Harricana. On a dû conséquemment quitter l’hôpital, par la suite nommé Centre Normand en l’honneur de Sr Alphonsine Normand, la première supérieure et directrice générale de l’endroit. L’établissement devait alors servir à venir en aide aux individus aux prises avec des problèmes de dépendance.

Crédit photo : Jonathan Levert

Extrait de
Circuit du patrimoine religieux et spirituel

Circuit du patrimoine religieux et spirituel image circuit

Présenté par : Ville d'Amos (Tourisme Amos-Harricana)

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