Paroisses St-Simon et St-Viateur (Cloche.5)

L'église de Saint-Simon

L'église de Saint-Simon a été construite en 1922.

Source photo : Conseil du patrimoine religieux du Québec.

Hommes de Dieu - Anecdote

Le bon curé Morency a mis sur pied le premier Radio-Bingo à la radio d’Amos qui a ensuite été repris par d’autres organismes mais qui est demeuré en fonction jusqu’en 2017. Il n’y avait rien à son épreuve! Il voulait mettre fin à la dette de la paroisse avant de partir. Mais il a fait une première défaillance cardiaque en pleine célébration de la Fête-Dieu le 23 juin 1957. Puis, une deuxième qui lui a été fatale le 23 mars 1958. Tous les paroissiens le pleuraient : « il a été un guide sage, un confident, un homme d’exeption ». Il a véritablement donné sa vie pour cette paroisse, dans laquelle il repose au cimetière de Villemontel, au pied du calvaire, qu’il a lui-même fait faire en 1954.

Le curé Picard venu le remplacer aimait les nouvelles démonstrations religieuses : il a mis en place les premiers samedis du mois pour la dévotion à Marie et une année mariale en 1960 où la « Madone » se promenait de maison en maison, qu’il introduisait lui-même pour la semaine où on priait Marie.

Il paraitrait que…cette Madone est restée dans la maison où s’est terminé ce pèlerinage et que la dame qui recevait alors la statue de la Madone continue depuis ce temps la dévotion à Marie!

Le cimetière a toute une histoire!

À ses débuts, il fallut changer l’emplacement du cimetière. C’est Monsieur Sauvé qui a donné le terrain à la Fabrique. Mais comme le terrain était trop glaiseux, donc difficile à creuser et malodorant, il fut déplacé de 150 pieds plus au nord.

Saviez-vous que le 24 novembre 1944, le soldat Julien Grenier, alors en congé dans sa famille, est mort à l’âge de 21 ans. Il eut droit à des funérailles militaires et un détachement de soldats lui a rendu un dernier hommage. Ils se sont même joints à la chorale! Il fut ensuite enterré dans le cimetière de Villemontel.

Clément Bouchard, des Fusillers Mont-Royal, a aussi été enterré au cimetière de Villemontel. Théoriquement, c’est l’armée canadienne qui voit à l’entretien des monuments de ses soldats à travers le Canada.

Ferdinand Sauvé

Certaines personnes disent que Ferdinand Sauvé, premier arrivant dans le train avec ses trois fils en 1915, serait le fondateur de Villemontel.

C’est lui qui a donné le terrain pour bâtir le presbytère-chapelle en 1919 et celui de l’église bâtie en 1922.

On a baptisé la rue principale du village à son nom en sa mémoire.

Presbytère

Saviez-vous que le presbytère n’a pas toujours été face à la rue Sauvé à Villemontel. Il était plutôt face à la gare et on l’a déménagé.

En 1972, la bâtisse du presbytère a été mise en vente. Cela a fait jaser!
Il a ensuite été relocalisé dans une petite maison achetée par la Commission scolaire, dans le but d’agrandir la cour d’école Morency.

Crédit photo :
SHA - Fonds Mariette Thibeault-Maltais

Église de Saint-Simon

Saviez-vous qu’entre 1885 et 1950, l’Église supportait la plus grande part du système d’éducation, de santé et des services sociaux à travers le Québec? En 1911, Mgr Latulipe, évêque du diocèse d’Haileybury, de qui relevait le territoire d’Amos, s’est arrêté au Lac Davy, accompagné de l’abbé Ivanhoë Caron, missionnaire colonisateur, pour explorer la région en vue d’un futur établissement de colons et de nouvelles paroisses. Le développement a été si rapide par la suite que Villemontel était la 10e paroisse à avoir été fondée en Abitibi, le 17 septembre 1919, sous le patronage de Saint-Simon.

Photo : Église et presbytère, SHA - Fonds Mariette Thibeault-Maltais.

Emplacement de l'église - Anecdote

Il paraîtrait que Mgr Latulipe aurait lui-même choisi l’emplacement de la future église qui s’avère située exactement sur la ligne de partage des eaux!
 

Frais de chauffage - Anecdote

Certaines personnes disent qu’en 1978, on parlait déjà de difficultés financières pour chauffer l’église. Ces coûts représentaient la plus grosse dépense de la Fabrique, qui le sont restés jusqu’à sa fermeture en 2013.

La croix du clocher

Le 9 septembre 1951, après la messe et après encore beaucoup de travaux de rénovation et d’entretien, on a béni la croix du clocher faite par Henri Morin avant de la monter sur son perchoir. La majorité des hommes ont donné trois jours d’ouvrage bénévolement pour accomplir tous les travaux.
 

Pour de belles récoltes - Anecdote

Saviez-vous que pendant de très nombreuses années, on a béni les graines de semences à la messe du premier dimanche de mai et que cette tradition a été reprise jusqu’à nos jours à la chapelle Saint-Simon?

 

La Ferme - Patrimoine religieux

Saviez-vous que, dès le début de la paroisse, en 1940, il fut demandé d’interpeller une communauté religieuse pour partager le projet initial?

La paroisse St-Viateur de La Ferme est un détachement des paroisses d’Amos et de Villemontel. Elle est composée de familles de colons courageux et confiants dans l’avenir, toutes catholiques et canadiennes-françaises, formant une population totale de 377 âmes.

La paroisse était originellement dirigée et administrée par les Clercs de St-Viateur de la province de Joliette, qui avaient aussi la propriété et la direction de la ferme St-Viateur, à la fois École Régionale d’Agriculture pour l’Abitibi et ferme de démonstration, et qui était aussi appelée à devenir l’Orphelinat agricole.
Le 14 décembre 1928, le Ministère des Terres et Forêts décidait de construire une pépinière dans le secteur d’Amos afin de desservir l’Abitibi en plants forestiers. Ce territoire fait partie d’une réserve forestière spéciale qui a été créée ultérieurement. La pépinière de Trécesson est une station d’acclimatation de semis qui sont destinés au reboisement des terrains mal régénérés du domaine de la couronne. En 1971, la pépinière a été relocalisée près de l’aéroport d’Amos et l’ancienne pépinière est devenue l’Arboretum de Trécesson.

Photo : Couvent à l’avant (1937-1949), pension à droite (1936-1949) avec cuisine, réfectoire, une classe, une salle d’études et des chambres.
Collection privée - Fonds Archives NDA

L'abbé Arthur Morency

Arrivé en 1942, l’abbé Morency rencontrait une paroisse en crise financière aiguë : il en fit le défi de sa vie : régler la dette.

Photo : Curé Arthur Morency
SHA - Fonds Studio Morasse / H. Dudemaine
 

Le mois de l'arbre - Anecdote

En mai 1949, M. le Curé Morency donnait l’exemple en plantant 200 arbres sur le terrain du presbytère et de l’église et en invitant les paroissiens à faire de même. La réponse a été magnifique : 150 arbres ont été plantés sur différentes propriétés. Certains diront que le mois de l’arbre vient de lui!

Des nouveaux - Anecdote

En 1979, on accueillait de nouveaux arrivants dans la paroisse à la messe; la visite paroissiale de M. le curé nous avait permis de les connaître. C'est ainsi qu'a débutée une belle tradition que celle d’accueillir, qui s'est poursuivi avec le comité de la famille de la municipalité, dont l’objectif était de se connaître et permettre l’intégration dans le milieu aux nouveaux arrivants.

Bulletin paroissial - Anecdote

Le 3 décembre 1961, le rêve de plusieurs années de M. le curé se réalisait celui d’offrir un bulletin paroissial à toutes les semaines à ses paroissiens. Saviez-vous que cette pratique se poursuit encore aujourd’hui, à travers le journal municipal de Trécesson? Les bonnes idées, on les garde!

Les Sœurs du Bon Pasteur

Le 18 août 1955 est marqué par l’arrivée tant attendue des premières religieuses dans la paroisse : les Sœurs du Bon Pasteur.  Installées dans l’école qui porte le nom de notre curé Morency, elles ont mis sur pied avec des dames bénévoles de la paroisse le Club d’Entraide, qui est resté en fonction jusqu’en 2012.

Extrait de
Circuit du patrimoine religieux et spirituel

Circuit du patrimoine religieux et spirituel image circuit

Présenté par : Ville d'Amos (Tourisme Amos-Harricana)

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