Paroisse St-Mathieu d'Harricana (Cloche.7)

L'église Saint-Mathieu

La construction de la nouvelle église a débuté, par corvée, dès l’été 1925 sous la direction de Charles Cyr alors que Zacharie Crépeault, s’occupait de la contribution de chaque propriétaire de lots.

La première messe dans la nouvelle église fut célébrée en octobre 1925 par l’abbé Chagnon, mais l’église n’a eu sa cloche que le 16 juin 1927.
 
En 1958, une tornade a ébranlé l’église. Il a fallu la restaurer. La cave de l’église a été creusée pour en faire une salle paroissiale. De nouvelles fondations ont été coulées, la sacristie a été agrandie et nous avons remplacé le système de chauffage au bois par un système de chauffage à l’huile. Un emprunt de 15 000 $ fut nécessaire pour effectuer les réparations.

Ce sont les paroissiens qui ont remboursé la dette à raison de 1 000 $ par année.

En 1968, on posait un lambris d’aluminium comme revêtement extérieur à l’église.

Photo : SHA - Fonds Paul-Édouard Savoie

Vue 360° de l'intérieur de l'église Saint-Mathieu

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Crédit photo : Jonathan Levert

La première chapelle

Pour les premiers colons et leur famille, les discussions étaient animées par l’importance d’avoir une église pour se rencontrer et prier. « L’absence d’un prêtre et la privation d’un lieu de culte représentaient pour les pionniers une lourde croix ». En 1914, le camp en bois rond de Jean Cyr, père, était d’abord prêté pour faire office de chapelle. Comme le camp était très grand, la famille l’a habité jusqu’en 1920 tout en réservant une partie pour les offices religieux. Des bûches servaient de sièges.

Le site est officialisé en 1918. C’est ainsi que le camp fut vendu avec six acres de terrain au montant de 200 $. Puis, en 1923, on fit l’acquisition de chaises pour remplacer les bûches.

Photo :Collection privée – Municipalité de St-Mathieu-d’Harricana
 

La cloche de l’église - Anecdote

La première messe dans la nouvelle église fut célébrée en octobre 1925 par l’abbé Chagnon, mais l’église n’a eu sa cloche que le 16 juin 1927.

À ce moment, c’est avec honneur que Charles Cyr, Jean Cyr, père, William Gagnon, Adalbert Lafleur, Napoléon Desrosiers et Gédéon Vallière ont accepté de faire résonner chacun leur tour l’immense cloche, fabriquée par la fonderie familiale Meneely située à West Troy, dans l’état de New-York. Dès lors et jusqu’en 1965, on a entendu, trois fois par jour, la cloche apporter à travers les champs, « le salut du ciel ».
 

Des femmes et hommes de Dieu

De 1925 à 1950, huit femmes et un homme de la paroisse sont entrés dans les ordres auprès des Sœurs de Sainte-Anne, des Filles de la Sagesse, des Sœurs des Sacrés Cœurs, des Sœurs Grises de Montréal ou des frères de la Congrégation du Saint-Sacrement.

Puis, en septembre 1959, trois religieuses ont été envoyées pour œuvrer à l’école de St-Mathieu : Sr St-Ghislain (Jacqueline Jobidon), supérieure, Sr Jeanne-Mance (Gertrude Gagnon) et Sr St-Ursule (Corinne Arcand). Onze autres religieuses de la congrégation des Servantes du Saint-Cœur de Marie vinrent leur prêter main forte et se succéder jusqu’en 1965 à titre d’enseignantes, de préposées aux services communautaires et à la surveillance des élèves. Elles ont soutenu et travaillé en collaboration avec les nombreuses autres institutrices de l’école du village et des écoles de rangs. Le bâtiment, situé à l’est de l’église construit en 1940, devint plus tard la salle paroissiale. Il fut transformé en résidence au courant des années ‘70.

Les deux premières marguillères ont été nommées en 1965. Il s’agissait de Marie Therrien Lemay et Évelyne Lanoix Simard.

En 1976, Sr Madeleine Robert, des religieuses de la Providence suivie en 1978 par Sr Jeanne Gervais de la même congrégation ont habité le presbytère. Ayant œuvré plus de quarante ans, l’une comme infirmière et l’autre comme travailleuse sociale auprès des orphelins et des vieillards, elles finirent par offrir pendant les trente-huit années suivantes des services d’animation pastorale et liturgique à la grande famille de paroissiens de St-Mathieu-d’Harricana.

Les paroissiens

La paroisse est officiellement érigée sous le vocable de Saint-Mathieu dont la fête se célèbre le 21 septembre et comprend une étendue de territoire d’environ six milles de front et huit milles de profondeur.  Suite à une assemblée de paroissiens tenue le 5 novembre 1922 à l’école du village, les premiers marguillers sont élus : Joseph Valiquette, Victor Legault, Samuel Gagnon, Émile Lanoix, Arsène Forest et Napoléon Desrosiers.

Selon le Département de la colonisation, de la Chasse et des Pêcheries, dans la publication « L’Abitibi agricole – Statistiques de 1929-1930 », publiée en 1931, la paroisse de St-Mathieu comptait alors 296 âmes qui travaillaient activement à défricher la terre et se construire un coin de paradis. 1 554 acres de terre étaient déjà essouchées, 452 acres étaient ensemencées à travers des souches, 7 371 acres de terre avaient été vendues, mais non encore défrichées et 2 328 acres n’étaient pas encore vendus. En incluant les résidences, la chapelle et les écoles, la paroisse était évaluée à 174 838$. On dénombrait également 65 chevaux, 95 vaches laitières, 102 autres bêtes à cornes, 73 cochons, 40 moutons, 1 449 poules et 27 oies.

Cette année-là, 1 074 tonnes de foin avaient été récoltées, 3 750 minots d’avoine, 1 825 minots de patates, du blé, de l’orge, du sarrasin et des pois. Enfin, 4 400 livres de choux, 9 565 livres de navets, 6 050 livres de carottes et 5 150 livres de betteraves avaient aussi été récoltées. À titre de comparaison, à ce moment La Motte comptait 345 âmes et l’Abitibi entière comptait au total 20 216 âmes.

Photo : 
Collection privée - Municipalité de St-Mathieu-d'Harricana

L’abbé Chagnon

L’abbé Chagnon était, avant tout, un homme de grande foi et un homme de prières, aimant la forêt, les animaux et la pêche. Il était aussi un homme simple, au cœur généreux qui savait partager la vie rustre des premiers défricheurs.

Photo : SHA - Fonds Pierre Trudelle

L’abbé Arseneault

L'abbé Arseneault était un homme d’une grande bonté qui croyait en l’agriculture.

L’abbé Goulet

Reconnu pour son amabilité et son attention à écrire minutieusement ses homélies, l'abbé Goulet est demeuré au presbytère de St-Mathieu jusqu’en 1965.

Photo : SHA - Fonds Société historique d'Amos

L’abbé Tétreault

Né à Saint-André-Avellin, Joseph Tétreault est ordonné prêtre le 15 juin 1946 à Ottawa. Il occupait tour à tour les rôles de professeur au séminaire d’Amos (1946-1957 et 1962-1970), curé desservant la paroisse de Saint-Maurice (1947-1949), professeur et préfet des études au Collège d’Amos (1949-1953), assistant-aumônier à l’Hôtel-Dieu d’Amos (1954-1957 et 1962-1963), principal de l’École Normale Mgr Desmarais (1957-1962) et aumônier au Foyer Harricana à Amos (1973-2000).

Photo : SHA - Fonds l'Écho d'Amos

Après l'abbé Tétreault...

Daniel Larrivée, de l’Ordre des Trinitaires (O.S.S.T), prenait la relève de l’abbé Tétreault en 1997 pour oeuvrer jusqu’en 2000.  Il a alors été remplacé par le père Gaston Letendre, Clerc de St-Viateur, qui à l’âge de soixante-quinze ans servait avec son dévouement habituel les paroissiens de chez nous jusqu’à son décès le 22 juillet 2016.
 

Mgr Hains

Mgr Gaston Hains est nommé Évêque d’Amos le 13 juin 1967. En 1968, il acquiert, dans le rang 2 (chemin du Lac-La Motte) sur le bord de la rivière Harricana, une magnifique propriété en pierres des champs construite par Louis Riopel en 1924. Mgr Hains souhaitait ainsi se rapprocher de ses fidèles. Jusqu’en 1979, Mgr Hains partagea la vie simple des gens de la campagne et se fit l’ami de tous.

Photo : Évêché d'Amos - Fonds Évêché d'Amos

Souvenirs de la Fête Dieu - Anecdote

Nos aînés racontent, les yeux pétillants, leurs souvenirs de la procession de la Fête-Dieu, célébrée soixante jours après Pâques. En commémoration de la présence réelle de Jésus-Christ, le prêtre portait l’Eucharistie dans un ostensoir sous un dais porté par quatre hommes du village. Il était suivi par une vingtaine de petites filles vêtues de blanc qui semaient des fleurs sur le chemin du Saint-Sacrement. Les paroissiens déambulaient dans le village à sa suite, jusqu’à une maison décorée où ils s’arrêtaient pour prier. Cette fête fut soulignée jusqu’aux années ‘60.

Extrait de
Circuit du patrimoine religieux et spirituel

Circuit du patrimoine religieux et spirituel image circuit

Présenté par : Ville d'Amos (Tourisme Amos-Harricana)

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