Paroisse St-Léon-le-Grand, Launay (Cloche.8)

De chapelle... en église

La chapelle desservit Launay adéquatement jusqu’en 1948, alors que le curé Bussière proposait aux paroissiens d’agrandir et de réparer la chapelle temporaire pour en faire une église.

Le 24 septembre 1950, un comité fut formé pour prendre en charge les travaux. Pour réduire les dépenses, on organisa un chantier dont le bois devait servir à la construction. Chaque famille organisait une veillée dont les profits étaient versés à la Fabrique.

Les travaux commencèrent le 18 juin 1951 sous la supervision du Père Lucien Côté, curé de Laferté. Comme le veut la coutume, les hommes de la paroisse organisèrent des corvées et donnèrent généreusement de leur temps.

Cette réalisation fut brève, car le 3 avril 1959, en soirée, la première chapelle-église fut complètement détruite par le feu. À minuit, l’incendie avait décimé l’endroit réduisant la première église en cendres.

Crédit photo : SHA - Fonds Studio Morasse / H. Dudemaine.

Première chapelle - Anecdote

En 1932, c’est la maison de Collin Campbell qui devint notre chapelle. Pour défrayer les coûts de construction, les paroissiens organisaient des parties de cartes.

L’une d’entre elles fut organisée par deux institutrices et M. Albert Kirouac. Cette partie de cartes fut un véritable succès. Il y eut de nombreux donateurs et les cadeaux étaient de valeur. Le curé Fernand Boisvert, de Taschereau était présent à cette fête.

Les recettes étaient au profit de la nouvelle chapelle. Parmi les prix de présences, il y avait entre autres : une peinture à l’huile encadrée; un ramasse-miettes; un rasoir de sûreté, une magnifique boîte de papier à lettres, un set de vaisselle et un cadre de la Sainte Famille.

Dans cette première église, 2 petites filles de Launay devaient se cacher devant l’harmonium, instrument servant à jouer la messe avant l’arrivée de l’orgue. Les jeunes filles avaient pour mission d’appuyer sur les pédales au signal de la dame qui jouait de l’instrument, car celle-ci était incapable de le faire dû à sa condition. Elle était enceinte de plusieurs mois et elle n’atteignait pas les pédales de l’harmonium. Ce fut un drôle de spectacle.

Crédit photo :
Collection privée - Municipalité de Launay

Deuxième église

Suite à l’incendie qui a ravagé notre première église, les paroissiens se sont relevé les manches et ont entamé la construction de la 2e église le 11 mai 1959. Le 18 juin 1959, la charpente d’acier était déjà érigée sur les fondations de ciment. Chaque paroissien de Launay s’engageait alors à donner une semaine de corvée pour cette construction ou s’il en était empêché, il devait payer quelqu’un pour le remplacer. C’est le premier novembre 1959 que l’on a inauguré officiellement cette nouvelle église.

Puis, un mois plus tard, soit le 6 décembre, on procédait à la bénédiction du nouveau sanctuaire.

Photo :
Collection privée - Municipalité de Launay
 

Incendie de la deuxième église

Un peu plus de vingt ans après la construction de l'église, le 18 février 1980, un événement est venu éprouver à nouveau les paroissiens. Après une tentative de faire sonner les cloches durant les funérailles d’une paroissienne, lesquelles refusaient de fonctionner, les gens assistant à la cérémonie ont quitté les lieux pour se rendre à l’inhumation.

Pendant ce temps, un court-circuit s'est produit dû au mauvais fonctionnement du carillon. Il n'en fallait pas plus pour provoquer l’incendie dans le clocher.

« Le feu s’est propagé très vite! Jusque dans la bibliothèque municipale qui était située dans le jubé, juste sous le clocher! »

Quand les pompiers sont arrivés sur les lieux, l’église était pratiquement brûlée. Conséquemment, les paroissiens ont dû assister aux offices à la salle municipale jusqu’en 1982.

Photo :
Collection privée - Municipalité de Launay

Le centre communautaire

Suite à l’incendie de la deuxième église en 1980, aucune décision n'a été prise dans l’immédiat. Durant l’été, on a décidé de reconstruire l’église détruite sous forme de centre communautaire. Suite à cette décision, un comité spécial de construction a été mis sur pieds le 1er décembre 1980.

Les travaux ont ensuite commencé dès juillet 1981. Un grand nombre de bénévoles a été sollicité puisqu’aucun contracteur n’avait été engagé. La veille de la messe de Noël 1981, l’église était terminée.

Photo : Jonathan Levert

Le cimetière

Sous le patronage Saint-Léon-le-Grand de la paroisse, le cimetière de Launay a reçu deux érections canoniques, la première, le 5 mai 1928 par Mgr Louis Rhéaume et la deuxième, le 31 mai 1955 par Mgr J.A. Desmarais. Ce fut entre les deux qu’est née la Coopérative du cimetière en 1942.

Le jeudi 23 novembre 1944, jour de la commémoration des défunts, des paroissiens, se sont rendus au cimetière avec M. le curé pour finir de défricher la grande allée et l’emplacement des premiers lots et de la croix.

La première sépulture a eu lieu au printemps 1944. Il s’agissait de bébé Yvon Laroche, enfant de M. et Mme Léo Laroche. Le premier monument de la famille a été installé à la première place près de la grande allée et de la croix.

Photo : Jonathan Levert

Les croix de chemin

La première croix de chemin à Launay a été installée par les chevaliers de Colomb de Taschereau. Ils ont initié le projet en 1980 et l’ont terminé en 1982. On peut maintenant observer cette croix chez M. Laroche.

La deuxième croix installée à Launay fut également fournie par les Chevaliers de Colomb.

Photos : Jonathan Levert

La troisième par contre, a été construite pas un certain Jude Rochefort.

Financement - Anecdote

Revenant d’une retraite, M. le curé annonça qu’il organiserait une soirée pour le dimanche 17 septembre 1944. Il avait pris la résolution d’organiser ce type d’activité une fois par mois pour les œuvres de la paroisse. Les Dames de Sainte-Anne avaient réservé la soirée d’octobre dont les profits serviraient à l’aménagement d’une chambre mortuaire.

Photo : 
Collection privée - Municipalité de Launay
 

La veille du jour de l'an

Le 31 décembre 1944, lors d'une soirée organisée, M. le curé a constaté qu’il avait une grande famille et de nombreux amis, car les résultats parlaient d'eux-mêmes. Malgré la saison froide, la crème glacée a fait le délice des petits et grands. Le vin était gracieusement offert par le propriétaire de l’hôtel Radio de Rouyn et des tartes faites par de bonnes cuisinières ont été vendues à l’enchère générant un gros profit. La soirée s'est terminée par une comédie improvisée.

 

Campagne anti-blasphème - Anecdote

Un autre moyen de financement, pas peu orthodoxe, a été l’heure de l’adoration du premier dimanche de l’année 1945, présidée par la Ligue du Sacré-Cœur. On en a profité pour intensifier la campagne contre le blasphème. Par cette occasion, les membres ont pris la résolution de payer une amende d’un sou pour chaque expression blasphématoire qu’ils laisseraient échapper et de déposer ces sous dans le tronc de l’église à l’endroit indiqué. L’argent recolté a servi à faire chanter une messe de réparation au Sacré-Cœur le premier vendredi du mois.

 

Dévotions - Anecdote

Le 4 février 1945, nous avons commencé les dévotions des sept dimanches en l’honneur des sept douleurs et allégresses de Saint-Joseph, en préparation de la fête du 19 mars 1945. Chaque mercredi un paroissien faisait chanter une messe pour obtenir la protection de Saint-Joseph pour les malades qui ne pouvaient pas recevoir les soins du médecin, puisque le plus rapproché était à 25 milles et que le médecin était très occupé en ce temps de mauvaises grippes.

Source : Livre de la Société Nationale des Québécois d’Abitibi -Témiscaming

Extrait de
Circuit du patrimoine religieux et spirituel

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Présenté par : Ville d'Amos (Tourisme Amos-Harricana)

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