Cimetière

Pierre Fontaine

(1875-1967). Il est né le 22 février à l’Hêtrière. Il est le petit-fils de Bélonie Fontaine qui acquiert une terre dans l’Hêtrière en 1844 et neveu d’Édouard Fontaine qui a tenu un des premiers magasins généraux de Chaudière Junction dès 1880.

Dès 1899, à l’âge de 24 ans, il achète un lot de terre situé en plein cœur de ce qui deviendra Charny. Il ouvre des rues et consacre la partie de sa terre au nord de la cour de l’Intercolonial à la construction résidentielle. En 1903, il donne un terrain à la nouvelle paroisse de Charny pour y installer le cimetière. En 1908, il maintient environ 30 arpents en culture du côté sud. Il a rapidement compris que sa terre est beaucoup plus rentable lorsqu’elle est divisée en lots pour l’habitation qu’en culture. En 1930, il y a 103 maisons bâties sur ses terres.

Il est élu conseiller municipal en 1903 et devient maire de Charny en 1909. Il le reste jusqu’en 1925. Il consacrera sa carrière politique à l’amélioration des services municipaux afin d’augmenter la valeur des propriétés !

Crédit photo: Claude Richard

Jean-Baptiste Lemieux

(1830-1913). Il est le fils d’Antoine Lemieux qui a reçu une terre de John Cadwell en 1825. Jean-Baptiste habitera sur cette terre durant toute sa vie adulte et y a toujours maintenu une ferme très productive. En 1883, elle est évaluée à 1 700$, soit plus que toutes les autres exploitations de l’Hêtrière.

Il fera don d’une importante partie de sa terre à la Fabrique pour la nouvelle paroisse de Charny afin qu’elle y construise une église et un presbytère. Il ouvre sa terre au développement résidentiel avec la construction de rues dont celle qui deviendra le chemin de Charny.

Depuis 1853, les compagnies ferroviaires achètent des parties de sa terre.  D’autres sections sont divisées en lot pour l’habitation et une partie demeure pour la culture; culture très productive et adaptée au marché !  

Son cousin, Gabriel, possède la terre à l’est de celle de Jean-Baptiste. Il donnera des terrains à la Commission scolaire et à la Fabrique. Le fils de Jean-Baptiste délaissera le travail d’agriculteur pour devenir un employé du chemin de fer en tant que chef de gare.

Crédit photo: Claude Richard

Monument du curé Poirier

L’abbé Omer Poirier a été le premier curé de Charny. Il en a été l’âme dirigeante pendant 33 ans, de 1903 à 1936. À sa retraite, il se retire dans la maison familiale à St-Joseph de Beauce. Gravement malade au printemps 1944, il est hospitalisé à l’hôpital de Charny. Voyant la fin approcher, il retourne à St-Joseph pour mourir dans sa maison le 21 août 1944. À sa demande, il est enterré ici dans le cimetière de la paroisse où il a œuvré la majeure partie de son sacerdoce.

La Fabrique fait ériger ce monument en 1945.

Crédit photo: Claude Richard

Alfred Arcand

(1876-1952) Alfred Arcand s’installe à Charny en 1904. Il travaille comme journalier à l’entrepôt de marchandise du chemin de fer et exerce aussi son métier de cordonnier. Ayant obtenu un poste au Canadien National, il y travaille pendant 33 ans.

Il est élu maire de Charny de 1933 à 1945. On lui doit l’organisation d’un système de protection contre les incendies. Il a fait construire l’édifice qui abrite la caserne de pompiers, la salle du Conseil municipal et les bureaux de la municipalité. Il termine son mandat en signant le contrat d’achat de l’aqueduc par la municipalité.

Crédit photo: Claude Richard

Religieuses mortes en enseignement

Ce monument a été acheté en 1934 par la Fabrique de Charny pour honorer les « religieuses mortes en enseignement ».

Les deux religieuses inhumées ici faisaient partie de la Congrégation des Sœurs de la Charité de St-Louis.

Sœur Marie Béatrice, née Aurore Lachance, était dans sa quinzième année de vie religieuse.

Sœur Anne du St-Esprit, née Juliette Daigle, était dans sa quatrième année de vie religieuse. Originaire de St-Romuald, la famille est arrivée à Charny dans le jeune âge de Juliette.

Crédit photo: Claude Richard

Joseph Hudon

(1890-1948) Originaire de St-Philippe-de-Néri, il s'établit à Charny en 1925. Il est télégraphiste au Canadien National.

En plus de son travail au chemin de fer, il est un membre fondateur de la Caisse populaire de Charny. Il en devient le premier gérant en 1935. Poste qu’il occupe jusqu’en 1948. La caisse est alors dans sa résidence située sur la rue qui porte aujourd’hui son nom. Il est maire de Charny de 1945 à 1948.

Dès son arrivée à Charny en 1925, il devient maître-chantre de la chorale de l’église et se consacre à cette activité jusqu’en 1948.

Crédit photo: Claude Richard

Jean Gosselin

(1921-2002) Né à Charny et fils de cheminot, Jean Gosselin a travaillé au Canadien National comme télégraphiste pendant près de 40 ans. Après sa carrière au chemin de fer, il rédige trois ouvrages sur la vie ferroviaire. En 1979, il publie « Cheminots, qui êtes-vous? », en 1982, « Portraits de cheminots » et en 2000, « O.S. Charny – Le train au cœur du développement de Charny. »

La bibliothèque sur l’avenue des Églises porte son nom.

Crédit photo: Claude Richard

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Charny, chroniques d'une jonction | Circuit historique

Charny, chroniques d'une jonction | Circuit historique image circuit

Présenté par : Corporation Charny Revit

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