Bibliothèque et Salle d'Opéra Haskell : bâtiment patrimonial international

La Haskell, vu des États-Unis

La Bibliothèque et Salle d'Opéra Haskell, mondialement connue, est construite intentionnellement sur la frontière entre le Canada et les États-Unis en 1904. Sur la photo, à gauche, on peut voir les pots de fleurs installés sur la frontière, et l'obélisque. On peut imaginer la frontière qui continue et traverse le bâtiment.


Vu du côté canadien

La Bibliothèque et Salle d'Opéra Haskell, vu du Canada, de nos jours. On peut y apprécié l'utilisation du granit dans sa construction.

Photo : Matthew Farfan


La première pierre du Haskell

Cette photo est prise lors de la pose de la pierre angulaire par les francs-maçons locaux en 1901. Martha Haskell est assise à la place d’honneur. Son fils, Horace Stewart Haskell (portant un chapeau melon) se tient derrière elle. 

Photo : Collection Matthew Farfan


Martha Haskell

Portrait de Martha Haskell dans la Bibliothèque. La Haskell est conçue et financée par cette grande dame locale, Martha Stewart Haskell, et son fils, le colonel Horace Stewart Haskell, qui souhaitent offrir un centre culturel à leur communauté.

Photo : Société historique de Stanstead


Horace Haskell

Fils de Martha Stewart Haskell, le colonel Horace Stewart Haskell contribue à la conception et au financement de la Bibliothèque et Salle d'Opéra Haskell.

Photo : Collection Bibliothèque Haskell


Années 1970

Une performance à la salle d’opéra dans les années 1970. On peut remarquer le magnifique rideau peint de la salle d'opéra, œuvre de l’artiste bostonnais Erwin LaMoss, qui montre une scène de Venise.

Photo : Collection Bibliothèque Haskell


Borne frontière des années 1920

Les douaniers locaux des deux pays posent devant la borne frontière dans les années 1920.

Photo : Collection Matthew Farfan


Borne frontière aujourd'hui

La célèbre borne frontière devant la Bibliothèque et Salle d'Opéra Haskell, de nos jours. Cet obélisque de granit indique la frontière Canada / États-Unis, la plus longue au monde. Il s’agit d’une des 8600 bornes qui tracent les 8891 kilomètres entre les deux pays.

Photo : Matthew Farfan

Texte de l'audio

Vous êtes devant la Bibliothèque et Salle d’Opéra Haskell. La Haskell, mondialement connue, est construite intentionnellement sur la frontière entre le Canada et les États-Unis en 1904.

La Haskell est unique. Nulle part ailleurs peut-on s’asseoir dans une salle de spectacle séparée par une frontière internationale, où presque toute l’audience est assise aux États-Unis et regarde un spectacle qui se déroule au Canada. Nulle part trouve-t-on une bibliothèque dont la porte est aux États-Unis, mais dont les livres sont au Canada. Un énorme orignal naturalisé accueille les visiteurs au comptoir. La salle d’opéra est reconnue pour sa qualité acoustique et pour son magnifique rideau peint, œuvre de l’artiste bostonnais Erwin LaMoss, qui montre une scène de Venise. 

Classée site historique par les gouvernements des deux pays, la Haskell est conçue et financée par une grande dame locale, Martha Stewart Haskell, et son fils, le colonel Horace Stewart Haskell, qui souhaitent offrir un centre culturel à leur communauté. Les architectes de l’édifice sont James Ball, natif de Stanstead, et son partenaire de Boston, Gilbert Smith. L’entrepreneur Nathan Beach, de Georgeville, supervise la construction, dont les coûts s’élèvent à environ 50 000$, et dure trois ans en raison de nombreux délais.

Martha Stewart Haskell (1831-1906), native des Cantons-de-l’Est, est la fille de parents américains. Son mari, Carlos, possède des intérêts financiers du côté canadien de la frontière. Plus tard, Martha vit du côté américain, à Derby Line, Vermont. Comme elle a des racines dans les deux communautés, elle envisage une institution qui servirait les habitants de chaque côté de la frontière sans les formalités douanières. Sa vision est à l’origine de la seule bibliothèque et salle d’opéra internationale au monde.  

Il y a plusieurs bornes frontières dans la Ville de Stanstead, mais celle qui se trouve devant la célèbre Bibliothèque Haskell est la plus photographiée. Il s’agit d’une des 8600 bornes qui tracent les 8891 kilomètres entre les deux pays. Depuis 1925, ces monuments sont entretenus par la Commission de la frontière internationale. 

Au début des années 1800, le tracé de la frontière est souvent modifié. Depuis le traité Webster-Ashburton de 1842, il demeure inchangé. De tous les bâtiments assis sur la frontière, la Haskell est le plus connue. Peu après son achèvement, la construction à moins de trois mètres de la frontière est interdite. Comme les monuments, l’entretien de la zone déboisée de 18 mètres qui marque la frontière à travers presque toute l’Amérique du Nord est assuré par la Commission de la frontière internationale. 

La frontière Québec-Vermont, qui s’étend sur environ 145 kilomètres, était censée suivre le 45e parallèle de latitude, mais sur toute sa longueur, elle est plutôt située au nord, parfois par plus d’un kilomètre! Cette section de la frontière (parfois appelée « le faux parallèle ») ressemble davantage à un zigzag qu’à une ligne droite. Les arpenteurs de 1842 étaient-ils incompétents? Leurs instruments étaient-ils défectueux? Ou peut-être, comme on le croit communément, étaient-ils ivres? Qui sait? Ce dont on est certain, en revanche, c’est que le Canada a été lésé d’un territoire qui, de nos jours, inclurait la totalité de Derby Line. 

Extrait de
Circuit patrimonial de Stanstead

Circuit patrimonial de Stanstead image circuit

Présenté par : Ville de Stanstead
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