Née dans le plateau appalachien, la rivière Ouelle a un parcours sinueux.
Au temps de la drave, les compagnies forestières ont rectifié certains tronçons et déboisé les rives pour faciliter le flottage du bois.
Ces interventions fragilisent les berges et, combinées aux crues printanières, aux pluies soudaines et à l’accumulation de sédiments, provoquent des débordements presque annuels.
La rivière, freinée ou détournée, sort alors plus facilement de son lit. Et si le printemps est propice aux crues, d’autres saisons n’y échappent pas : en août 1981, de fortes pluies saturent les sols et déclenchent une inondation majeure, rappelant que la Ouelle peut déborder à tout moment, même en plein été, lorsque des pluies exceptionnelles s’ajoutent à une rivière déjà fragilisée.
On se souvient aussi d’inondations en 1935 et 1941, puis en 1957 et 1958, quand plusieurs caves et le cinéma furent envahis par l’eau, obligeant à fermer le pont Hudon pendant plusieurs jours.
Source image : Au pied de la côte durant l’inondation, 1941. Photo: Famille Norbert-É. Dionne