Saint-Pacôme

Entre plaine, rivière et montagne

Savez-vous que Saint-Pacôme est le plus petit village du Kamouraska ?

Niché au pied des montagnes, blotti entre la plaine fertile et la rivière Ouelle, le village s’épanouit dans un décor contrasté, où la nature inspire et encadre la vie quotidienne.

Ici, catholiques et protestants, francophones et anglophones, riches et modestes partagent le même horizon, tissant des liens dans une cohabitation exemplaire qui forge l’identité locale

La rivière, les champs et les montagnes deviennent à la fois moyens de subsistance, sources d’inspiration et repères symboliques.

Depuis sa fondation en 1851, Saint-Pacôme puise son identité dans cet équilibre où la diversité nourrit l’harmonie et façonne encore aujourd’hui son caractère.

Source image : Saint-Pacôme vu du Belvédère de la Croix. Photo : Louis-Bernard Forgues, Municipalité de Saint-Pacôme


La fondation

Tout commence par un désir d’indépendance et de proximité.

Le 30 septembre 1850, des habitants du troisième rang de la seigneurie de la Bouteillerie adressent une requête pour fonder leur propre paroisse, souhaitant un lieu de culte et de rassemblement plus près de leurs foyers.

Leur curé, l’abbé Bégin, soutient la démarche et, le 8 février 1851, la paroisse de Saint-Pacôme voit le jour. La tradition raconte que Mgr Cazeau, proposant d’abord « Saint-Côme », essuie un refus amusé des paroissiens. Il s’exclame alors : « Eh bien ! ce sera Saint-Pacôme ! » Et tous acceptent.

Ainsi naît une communauté fière, bâtie sur la terre, la foi et la solidarité, qui transforme rapidement les rangs en une paroisse agricole prospère, cœur battant du Kamouraska rural.

Source texte : Magnan, Hormisdas, Dictionnaire historique et géographique des paroisses, missions et municipalités de la Province de Québec, 1925
Source image : Côte Norbert à Saint-Pacôme vers 1920. Photo : Jean-Baptiste Dupuis, Famille Norbert-E. Dionne


L'église

L'église, juste devant vous, se démarque dans le paysage.  

La première église, construite en 1852, est détruite par un incendie, mais la communauté, soudée, relève aussitôt le défi d'en bâtir une nouvelle, puis de l’agrandir et de l’embellir au fil des ans.

Ses clochers successifs témoignent de l’attachement durable des habitants à ce lieu devenu aujourd’hui désacralisé.

Le presbytère d’origine, devenu l’auberge « Comme au premier jour », prolonge cette continuité entre héritage et présent, rappelant que chaque génération réinvente son lieu de rassemblement.

Source image : Devant l’église, rue Galarneau. Photo : Archives Famille Norbert-É. Dionne, (photo recadrée) 

Un héritage d’harmonie et de prospérité

L’industrie locale bat autrefois au rythme du marteau et de la scie.

Au cœur du village, le moulin à scie anime la vie quotidienne pendant près d’un siècle. Sa cheminée, surnommée « l’Enfer », domine le paysage et rappelle une époque où les vapeurs de bois et les chants des ouvriers emplissaient l’air.

Anglophones et francophones y travaillent ensemble, unis dans un esprit d’entraide et de solidarité. Ce lieu forge un équilibre social unique.

Comme dans bien des paroisses du piémont appalachien, le moulin devient le moteur économique d’une communauté rurale fière de son savoir-faire.

Fermé dans les années 1950, il demeure dans les mémoires comme un symbole de vitalité et de cohésion.

Source image : Le village de Saint-Pacôme au milieu du XXe siècle. Photo : Famille Norbert-É. Dionne

Extrait de
Circuit Fil Rouge Saint-Pacôme

Circuit Fil Rouge Saint-Pacôme image circuit

Présenté par : Parcours Fil Rouge
Directions

Téléchargez l'application BaladoDécouverte (pour Android et iOS) et accédez au plus vaste réseau francophone d’expériences de visites guidées en Amérique.