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La naissance de l’École d’agriculture
« Dès le départ, l’École d’agriculture de Sainte-Anne-de-la-Pocatière a joué un rôle prépondérant dans l’évolution des sciences agricoles de notre pays, dans la formation d’agronomes, de cultivateurs et d’ouvriers agricoles compétents ainsi que dans la diffusion à grande échelle, par son journal la Gazette des Campagnes, de procédés pour améliorer le rendement des terres.
La première école occupe au départ une maison bâtie par le Collège et située de nos jours au nord de la Cathédrale, à côté du cégep actuel.
Vous pourrez arrêter la voir un peu plus tard, lorsque vous vous dirigerez vers le cinquième panneau de notre circuit. Elle est située juste en haut de la côte. Regardez-bien. Une plaque y a été dévoilée en 2009 lors des fêtes soulignant le 150e anniversaire de l’enseignement agricole au Canada.
Extrait radio
La première école est en mesure alors d’accueillir une vingtaine d’élèves. Pour être admis, ils doivent être âgés d’au moins 15 ans et présenter les meilleurs témoignages de moralité et de bon caractère. Le cours dure deux ans et coûte 24 $ par année. On y enseigne autant de la théorie que de la pratique.
Le but de la fondation de cette école est de donner aux cultivateurs des moyens d’améliorer leurs terres usées par des méthodes de culture inadéquates et d’enrayer l’émigration vers les États-Unis.
Croissance et transformations
Au cours du XXe siècle, il y aura plusieurs phases d’agrandissement des espaces physiques. En 1910 débute la construction d’une nouvelle bâtisse selon les plans des architectes David Ouellet et Pierre Lévesque, le même que pour l’église de 1917 et que pour le collège après l’incendie de 1920 que nous verrons dans le balado 5.
On pourra y recevoir 60 élèves. Dès 1914, on doit agrandir pour recevoir 115 étudiants. En 1930, on agrandit encore pour accueillir 220 étudiants et, en 1955, s’ajoute, à l’ouest, l’aile de la cafétéria.
Jusqu’en 1912, l’enseignement est de niveau professionnel et est donné presque exclusivement par les prêtres du Collège. Cette même année, avec l’affiliation à l’Université Laval, s’ajoute un cours de trois ans qui conduit au baccalauréat en sciences agricoles.
En 1938, l’École est intégrée à la Faculté des sciences et devient, deux ans plus tard, la Faculté d’agriculture, un cours de quatre ans y est dispensé. En 1962, la Faculté d’agriculture s’installe sur le campus de l’Université Laval, à Sainte-Foy. La Pocatière offre alors un cours de trois ans en technologie agricole.
Un héritage vivant
Au fil des ans, cette institution qui n’a pas peur d’innover permettra de perfectionner le drainage des terres, de construire des aboiteaux, d’améliorer les races bovines, d’enseigner la fabrication du beurre et du fromage, d’élaborer un nouveau système de labour, le labour Richard, de créer des stations de recherche et de mettre sur pied des cours répondant aux besoins de l’époque comme l’enseignement ménager agricole, des cours de coopération et de science de la terre, l’École supérieure des pêcheries et le Service social économique.
Aujourd’hui, on y offre des programmes de formation très novateurs, entre autres en production animale biologique, en production horticole biologique tout comme en technologies des procédés et de la qualité des aliments. Nous revenons un peu sur nos pas pour le quatrième panneau. Il se trouve sur la première rue, sur le chemin remontant vers la cathédrale. »
Source image : Un groupe réuni à l’extérieur de la première École d’agriculture. Photo : Institut de technologie alimentaire du Québec
Sources audio et documentaires
Concerto pour piano en la mineur, 1er mouvement : Edvard Grieg
Film En pays pittoresque, réalisateur : Maurice Proulx
Film Traître ou Patriote : Jacques Godbout
Gaspard de la nuit : Trois poèmes pour piano d’après Aloysius Bertrand (Le Gibet) : Maurice Ravel
Ô Canada ! mon pays, mes amours : George-Étienne Cartier
Symphonie no 3 en la mineur « Écossaise », op. 56 : Felix Mendelssohn
Valse Canadienne : Henri Lacroix (harmonica)