Vous préférez lire ? Voici la transcription de l’audio
« Avant les années 1800, les villages n’existent pas vraiment au Bas-Canada. Pour encourager la colonisation, une ordonnance de 1745 défend aux habitants de bâtir sur des terres à moins qu’elles n’aient un arpent et demi de front. Un arpent et demi équivaut à 88 mètres ou si vous préférez à 288 pieds.
Comme vous pouvez le déduire, c’est pour encourager l’occupation du territoire et non pas sa densification.
À la campagne, chaque individu qu’il soit marchand, artisan ou notaire doit donc cultiver pour subvenir aux besoins de sa famille. Mais vers 1760, on ne respecte plus l’ordonnance et le bien paternel se morcelle en plus petites terres.
Le cultivateur fait instruire certains de ses fils, souvent avec l’aide du curé. Les hommes de profession se multiplient alors et les marchands de campagne augmentent.
Au début du XIXe siècle, une économie de marché se développe ; la population croît et l’on voit apparaître alentour des églises de vrais villages où s’installent des artisans, des marchands et des notables qui ne vivent que de leurs occupations professionnelles sans avoir une terre à cultiver.
Au tournant du XVIIe siècle, alors que l’on construit le quatrième lieu de culte, il y a six maisons de ferme de la montagne du Collège jusqu’à environ 500 mètres plus à l’est d’où nous sommes présentement. Elles appartiennent aux Grondin, Morin, Pelletier, Lagacé et Hudon.
Les cultivateurs les plus près de l’église commencent à louer de petits terrains de 100 pieds par 100 pieds et tranquillement un chemin s’ouvre à l’est de l’église ; on l’appelle le chemin des Côtes.
Parmi les premiers à s’installer, il y a dans le haut de la côte près de l’église, le menuisier Abraham Dion et le cordonnier Hilaire Hudon, puis en descendant vers l’est, le marchand François Miville et le forgeron Honoré Ouellet.
En 1867, on dénombre 110 maisons dans le centre du village.
« Pendant 75 ans et jusqu’en 1969, la loi provinciale stipule que ce sont les municipalités qui décident des heures d’ouverture des commerces. À Sainte-Anne-de-la-Pocatière, les commerces doivent fermer le jour de la fête de la sainte patronne, soit le 26 juillet, sous peine d’amende.
Écoutons maintenant madame Douville nous raconter ses souvenirs de jeunesse des années 1940, alors que la Deuxième Guerre mondiale frappe l’Europe.
Témoignage de Mme Douville
Dernière station. Reprenez la route vers l’est. Au feu de circulation, tournez à droite et remontez le boulevard jusqu’aux quatre chemins où d’un côté vous verrez l’hôtel de ville et, de l’autre le Centre Bombardier bâti en 2009. Bonne marche ! »
Source image : Le défrichement. Lamontagne et Duchesne
Sources audio
Bonsoir de Rosemonde Gérard, compositeur : Tiarko Richepin, interprète : Guy Berry
La Parenté de Jean-Paul Filion, compositeur : Jean-Paul Filion, interprète : Jacques Labrecque
La vieille maison grise d’André Messager, compositeur : André Messager, Interprète : Georges Thill
Le commerçant des rues : La Bolduc