La résidence Helen-Eloisa-Salls

Le pavillon 2, une maison de prestige


Le plan de côté de la résidence de Benjamin C. Howard

En regardant les plans dessinés par Louis-Napoléon Audet, en août 1920, on comprend l’ampleur du chantier à venir et la somptuosité qu’aura la résidence.


Une vue de la résidence Helen-Eloisa-Salls, dans les années 1930

Vue de biais de la résidence de Benjamin Cate Howard et de son épouse Helen Eloisa Salls Howard. L’entrée officielle est située à gauche, sur la photo. Celle de droite était cependant utilisée au quotidien. Photo : années 1930.


Portrait d'Helen Eloisa Salls Howard, vers 1910

Helen Eloisa Salls (1863-1941) est la mère de Charles Benjamin et la femme de Benjamin Cate Howard. Après le décès de son mari en 1922, elle emménage seule dans le pavillon 2 du domaine : elle y habite jusqu’à son décès. Au fil des années, Helen Eloisa s’est impliquée dans plusieurs associations sherbrookoises, dont la Trinity Sunday School, la Young Women Catholic Association (YWCA) et le Sherbrooke Ladies Auxiliary. Certaines réunions « d’aide aux dames » de sa congrégation méthodiste qu’elle préside se tiennent à l’étage du pavillon 3 (garage). Il allait donc de soi que le pavillon 2 porte son nom. Photo : vers 1910.


Un portrait de la famille de Benjamin C. Howard, vers 1895

Photo de famille réalisée quelques années après l’installation des Howard à Sherbrooke, sur l’actuelle rue Queen-Victoria. On y voit Benjamin Cate (le patriarche), Charles Benjamin, Helen Eloisa et Willy (probablement pour William, mais il s’agit de la seule mention du garçon). Au cours des années 1890, Benjamin Cate s’affirme comme un homme d’affaires accompli, notamment dans le commerce du bois. En 1906, il fonde la B. C. Howard and Company, avec David J. Salls, son beau-frère. Son fils Charles se joindra rapidement à l’entreprise familiale, pour finalement reprendre le flambeau à la mort de son père, en 1923. Au cours de sa carrière, il touchera également à l’immobilier, aux assurances et aux finances.  Photo : vers 1895.


Une vue de la serre personnelle d’Helen Eloisa Salls

La petite serre demeure un élément mémorable de la résidence Helen-Eloisa-Salls. Construite en harmonie avec le reste de la maison et comme une petite sœur de la serre principale, elle était toujours fonctionnelle et utilisée par la Ville de Sherbrooke en 2023. Photo : août 2026.


Texte de la présentation audio

Le pavillon 2 : une maison de prestige

Avançons un peu sur le sentier menant au pavillon 2, comme ça vous pourrez vous mettre dans la peau des visiteurs de madame Howard…

Les travaux pour la résidence destinée à accueillir le couple formé de Benjamin Cate et Helen Eloisa sont lancés en 1921 et se terminent en 1923. Ici, l’architecte Louis-Napoléon Audet propose une version bonifiée de son premier opus qu’est la maison de Charles Howard terminée en 1920. En effet, la maison d’Helen est encore plus prestigieuse que celle de son fils, mieux balancée dans ses espaces, plus richement décorée. À l’intérieur, les vestibules ont des planchers et des dosserets de marbre alors que les boiseries sont faites de bois variés et précieux. Et à l’extérieur, avez-vous remarqué les armoiries sculptées, au-dessus de l’entrée principale? Aussi, en plus de l’organisation différente des pièces en comparaison avec le Pavillon 1, la maison de 33 pièces compte notamment une salle à déjeuner, une petite salle de couture, à côté des quartiers des domestiques, et une petite serre adjacente au grand salon, complètement à gauche de la résidence. Ce magnifique ajout est un témoignage évident de l’amour que portait madame Howard pour les fleurs!

Après s’être positionné dans la région comme un homme d’affaires accompli, Benjamin Cate Howard rêve d’un domaine à la limite du quartier Nord, où cohabiteraient les aspirations de sa famille et la satisfaction de la population de sa ville d’adoption. Il aura l’occasion de voir son projet prendre forme; il achète les terrains, choisit les architectes et valide les plans de construction, mais n’habitera jamais sa résidence. 

En effet, il décède en 1922, avant la fin des travaux. C’est donc seule que sa veuve, Helen Eloisa Salls Howard, emménage dans sa grande résidence du domaine en 1923. Elle y habite jusqu’à sa mort, en 1940. De ce moment, et jusqu’à l’achat du domaine familial par la Ville en 1962, c’est Benjamin Campbell Howard, dit Bud, le fils aîné de Charles, et sa femme, Eleanor Dorothy Holman, qui habitent le Pavillon 2. Par la suite, le bâtiment est notamment occupé par divers services municipaux, par Sherbrooke Innopole et, plus récemment, par Sherbrooke Loisirs-Action.

Extrait de
Howardene | Parcours immersif du Parc du Domaine-Howard

Howardene | Parcours immersif du Parc du Domaine-Howard image circuit

Présenté par : Musée d'histoire de Sherbrooke (MHIST))
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