On peut croire que c’est le séjour de Félix Leclerc à Saint-Jovite qui lui inspira la chanson Le train du Nord. Chose certaine, c’est bien du célèbre train de la ligne Montréal – Mont-Laurier dont il est question dans cette chanson, l’une des premières qu’il a composées.
En 1948, Le train du Nord fait partie des six chansons qu’il interprète pendant les changements de décor de sa pièce Le p’tit bonheur, présentée à Vaudreuil, Rigaud et Saint-Jérôme. Félix Leclerc l’interprète aussi en 1950 devant l’impresario français Jacques Canetti, qui lui offre aussitôt un contrat pour venir chanter à Paris. Le succès est immédiat, la gloire aussi. Le train du Nord se retrouve, avec La Gigue, sur un 78 tours sur étiquette Polydor que les Français s’arrachent, séduits par la poésie simple et imagée du « Canadien ».
Faut-il voir dans ce train du Nord qui a perdu l’Nord une simple fantaisie onirique? La métaphore d’un Québec qui vire en rond? La question reste ouverte…