La maison Jeanne-Desjardins

Une autre coquette maison de style éclectique

Source photo: © SHRT, Fonds Aimé-Despatis. Musique de Le matin quand je m'y lève – Passacaille. Compositeur: Olivier Brault, Variations en suite de danses, interprétée au violon baroque par Olivier B. Brault, violoniste de renommée internationale.


Arche de procession de la Fête-Dieu

Arche de procession de la Fête-Dieu dans les années 1920.

Source : © SHRT, Fonds Aimé-Despatis

La procession

Déploiement d'une procession en 1927.

Source : © SHRT, Fonds Aimé-Despatis

Germain Raby

Photo de Germain Raby, huissier et greffier (1803-1888).

Source : © SHRT Fonds Aimé-Despatis FAD-021-009-2.

De la rue Saint-Jean-Baptiste à la ruelle des Anges

Source photo: Détail du plan du village de Terrebonne en 1853 par J.-C. Auger, notaire. BAnQ, Centre Québec, Fonds Ministère Terres et Forêts, E21,S555,SS1,SSS23,PT.2A


Texte de la narration principale

Vous êtes devant la maison Jeanne-Desjardins.

Du côté sud de la ruelle des Anges s’élève aujourd’hui une maison en bois de style éclectique qui n’est pas sans rappeler la maison située au 938 de la rue Saint-Louis et construite par Alexandre Henri Masson en 1892. Or, il s’avère que cette coquette maison est construite entre 1913 et 1915 pour Mme Joséphine Jeanne Desjardins, veuve d’Alexandre Henri Masson décédé en mai 1913.

En effet, nous savons qu’Alexandre Henri Masson achète ce terrain de Mme Julie Prévost en 1909 sans aucune mention de bâtiments; tout au plus le notaire souligne-t-il la présence d’un amas de pierres de maçonnerie de provenance incertaine. Cette même année, il épouse en seconde noce Joséphine Jeanne Desjardins, qu’il institue en mars 1913, sa légataire universelle en usufruit. 

Il lui lègue cet emplacement et le suivant au nord de la ruelle, avec les maisons mitoyennes en brique, dont il est aussi propriétaire. En 1917, l’avocat Charles Auguste Harwood, administrateur de la succession, vend le terrain et l’emplacement à Mlle Geneviève Masson, au bénéfice des enfants mineurs du couple Masson-Desjardins.

Alexandre Henri Masson se déclare « gentilhomme de Montréal » dans son contrat de mariage. Il s’intéresse à la politique municipale et est conseiller de 1893 à 1898. On le dit doué pour le dessin et grand amateur de chasse, de pêche et d’horticulture. Sa seconde épouse Joséphine Jeanne Desjardins est la fille de Guillaume Desjardins, médecin-ophtalmologiste et de feue Dame Virginie Masson, décédée à Boston en 1887 sans lien de parenté avec les Masson de Terrebonne.

Cet emplacement est concédé pour la première fois au voyageur Nicolas Chabot en 1761, près d’une chapelle votive voisine au sud. Celle-ci est démolie pour faire place à une maison en pierre construite probablement par Jean-Baptiste Clément. Cette dernière est acquise en 1822 par Marie-Anne Raby, veuve du seigneur Jacob Jordan. 

Elle lègue la maison à son neveu Germain Raby en 1827. En plus d’être agent de la seigneurie de Terrebonne pour le seigneur Joseph Masson, Raby est huissier, greffier de la cour de Circuit et premier maire du village en 1854.

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Texte de la narration secondaire

Vous êtes près de la ruelle des Anges. N’hésitez pas à y faire une petite balade.

La rue Saint-Jean-Baptiste est mentionnée pour la première fois dans l’acte de concession d’un emplacement au voyageur Nicolas Chabot par le seigneur Louis de Lacorne en 1761. C’est la deuxième rue après celle du Fort qui assure la liaison entre la grande rue et la rue Saint-Michel. 

Au nord de la rue, à votre gauche, se trouve l’emplacement de Joseph Cabana concédé en 1763 par Mme Élisabeth de Ramezay, veuve du seigneur de Lacorne décédé l’année précédente. Elle apparaît sur le plan d’Henry Mackenzie de 1804 sous l’appellation rue des Anges. 

Au sud de l’emplacement de Chabot, soit à votre droite, se trouve le terrain d’une chapelle qui n’existe plus en 1833, mais dont les paroissiens se souviennent, comme en témoigne une note du notaire François Hyacinthe Séguin dans son journal, décrivant le parcours d’une procession de la Fête Dieu.

« 9 juin 1833 – Le mauvais temps qu’il a fait hier avait tellement gâté les chemins que chacun désespérait alors de pouvoir faire la procession de la Fête Dieu aujourd’hui. Cependant, la Providence en a jugé autrement et a permis qu’après vêpres on ait pu se livrer à cette noble et touchante cérémonie. 

Tous les citoyens, à l’exception du docteur Fraser, se sont empressés de déployer leur zèle ordinaire pour préparer les rues autant que les circonstances ont pu le permettre et en décorer les côtés, par des rames plantées avec régularité. 

Pas moins de six reposoirs faits en sapin et ornés de guirlandes etc avaient été dressés de distance en distance, savoir le 1er sur la place publique, le 2e  au bout de la rue chez Mr. McKay, le 3e au devant de la maison de l’Honorable Mackenzie, le 4e vis-à-vis de l’endroit où se trouvait l’ancienne chapelle, c’est-à-dire chez Mr. Raby, le 5e chez Mr. Edouard Rochon et le 6e à la croix du jubilé.

Quoique tous ces reposoirs fussent faits avec goût, on remarquait particulièrement le 4e, soit celui de M. Raby, pour l’élégance et la richesse. »

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Extrait de
Le front bourgeois de Terrebonne | Circuit historique

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