La maison Joseph-Augé

Une maison d'esprit français «en transition»

Source photo: © SHRT, Fonds Aimé Despatis. Musique de Menuet : Joseph Bodin de Boismortier, Opus 35 (1731), interprétée au violon baroque par Olivier B. Brault, violoniste de réputation internationale.


Vue arrière de la maison Augé

Vue arrière de la maison Augé et du four à pain restauré. 

Source : Isabelle Huppé 2015, © Ministère de la Culture et des Communications du Québec.

Vue latérale de la maison Jean-Baptiste-Simon-Allard

La maison Jean-Baptiste-Simon-Allard a été construite entre 1807 et 1835. Le bâtiment en pierre de plan rectangulaire, à un étage et demi, est coiffé d'un toit aigu à deux versants retroussés. La maison Jean-Baptiste-Simon-Allard est située dans le secteur Lachenaie de la ville de Terrebonne.

On la considère comme un «modèle québécois de transition». Deux détaills principaux appellent cette affirmation : la maison est légèrement dégagée du sol et elle est coiffée d'un toit aigu à deux versants retroussés, ce que n'a pas maison Joseph-Augé. Les deux maisons sont construites à la même époque.

Ce bien est classé immeuble patrimonial.

Source de la photo : Dominique Perna 2017, © Ministère de la Culture et des Communications.

La maison Jacob-Oldham

D'inspiration française, la maison Jacob-Oldham a été construite en 1805 par le maçon Joseph Augé. Le devis a été respecté à la lettre. C'est une copie fidèle du magasin-entrepôt de la Mackenzie, Oldham & Co, construite en 1803 par son frère Pierre Augé, à l'emplacement du Château Masson.

Source : © SHRT, Fonds Aimé-Despatis

Soldat du 2e bataillon du Régiment de Berry

À l'origine, les 2e et 3e bataillons du régiment de Berry devaient être mobilisés en Inde. Cependant, à la demande de renforts placée par Montcalm et Vaudreuil la destination du régiment est modifiée : il débarque en Nouvelle-France à la fin de juillet 1757. Les deux bataillons sont postés à Québec. En 1758, le régiment est envoyé à Carillon et contribue à la victoire. À la fin août, le régiment, qui comptait au départ 908 soldats, n'en compte plus que 723 en raison des batailles successives qui sont fatales pour plusieurs. Les soldats restant ne sont pas rapatriés à Québec pour la bataille des Plaines, leurs services étant toujours requis à Carillon. Ils participeront toutefois à la bataille de Sainte-Foy.

L'uniforme des hommes du régiment de Berry est lui aussi gris-blanc avec des revers de manches rouges, mais à cinq boutons plutôt qu'à trois comme La Reine et Guyenne. Le justaucorps possède également de doubles poches verticales attachées par six boutons. La veste est rouge, la culotte et les bas de couleur blanc-gris, les souliers noirs à boucles métalliques et les guêtres blanches. Quant au tricorne, il est de feutre noir et possède un galon doré.

Provenance : région du Berry. Référence : Musée des Plaines d'Abrham, en ligne. 

Source de la photo : Planet Figure, en ligne

Texte de la narration

Vous êtes près de la maison de Joseph-Augé qui fait partie du complexe commercial de Thomas Porteous entre 1804 et 1834.
 
Classée immeuble patrimonial en 1976 avec une aire de protection décrétée en 1978, la maison conserve les traits de la maison québécoise d'inspiration française, malgré les modifications apportées au fil des ans. Elle est construite entre 1798 et 1801 par le maître maçon Joseph Augé, frère cadet de Pierre Augé, sur la moitié ouest d’un terrain concédé en 1764 à Pierre Lefort dit Fort, maître cordonnier. 

Lefort est un vétéran du régiment de Berry venu pour la guerre de Sept Ans qui a hiverné à Terrebonne en 1758 et 1759. Engagé en 1754, il appartient à la compagnie Troroux du 2e bataillon. Il a déserté en 1760, puisqu’il est absent du contrôle en France en 1762. Le 6 octobre, il épouse Marie Agathe Riquet dit Laverdure, fille de Jean-Baptiste; il fait un mariage double avec François Granel qui épouse, pour sa part, Marie Françoise Riquet. Ces évenements heureux ont lieu à peine un mois après la capitulation de Montréal, le retrait des troupes de Lévis vers Québec et leur embarquement pour la France le 3 octobre1760.

Le négociant Porteous achète la maison dès 1804 et la conserve jusqu’en 1834. De 1845 à 1852, alors qu'elle est devenue la propriété d'Hyacinthe Lemay dit Delorme, elle sert de boulangerie. Une porte monte-charge, qui a fait place à une fenêtre, donne alors accès aux combles et est utilisée pour acheminer les farines au grenier. De 1862 à 1967, la demeure est habitée par les membres de la famille Lauzon.

Finalement, de 1974 à 1999, la maison est habitée par la famille de Normand Gouger qui restaure à l’identique la maison ancestrale d’inspiration française. On démolit l’annexe attenante du côté nord et on reconstruit à l’arrière un four à pain traditionnel protégé par un toit en pente.

Merci de poursuivre votre visite. À bientôt.
 
Une présentation de la Caisse Desjardins de Terrebonne, partenaire officiel.



Extrait de
Le front bourgeois de Terrebonne | Circuit historique

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