L'ancien Magog House et la rue Dufferin

Le 244 rue Dufferin au fil du temps


Un hôtel qui a une belle prestance

En 1926, l’hôtel Magog a fière allure. Ses galeries et sa terrasse font le bonheur des clients.

Une vue de la rue Dufferin vers le centre-ville

Vers 1910, tronçon de la rue Dufferin, à l’intersection de la rue Court, direction rue Frontenac. L’ancien bureau de poste est à l’avant-plan, tandis qu’on aperçoit plus loin le palais de justice de l’époque.

Les piliers de la rue Dufferin

La rue Dufferin, vers 1915. On aperçoit à droite l’hôtel Magog. À gauche se dresse, bien en évidence, l’ancien édifice de la Eastern Townships Bank (1877), puis celui de l’ancien bureau des postes, des poids et des mesures construit entre 1881 et 1885. Ces derniers constituent de fiers exemples du style Second Empire, avec leurs toits mansardés et leurs lucarnes à frontons.

Une rue bien dynamique

La rue Dufferin, vue de l’actuel pont Gilbert-Hyatt, possède encore ses rails de tramway vers 1934, même si ce service a pris fin le 31 décembre 1931. Cela n’empêche nullement cyclistes, piétons, automobilistes et cochers de circuler en harmonie.

Le 295-297 rue Dufferin

Fondée à Hatley en 1836, la Stanstead & Sherbrooke Mutual Fire Insurance Co. s’installe sur la Commercial Street en 1890. Plusieurs éléments architecturaux retiennent l’attention, dont la tourelle, les chapiteaux ioniques qui coiffent les colonnes et les pilastres, ainsi que le toit plat ceinturé d’une balustrade richement décorée. Cela en fait un bel exemple du style Beaux-Arts.

Un club très fermé au 325 rue Dufferin

Fondé en 1890, le club St. George s’installe au coin de la rue Dufferin et Court. Il est un des clubs les plus fermés de la ville et regroupe des hommes d’affaires et des avocats de la bourgeoisie anglo-saxonne de Sherbrooke. À la suite d’un incendie, un nouvel édifice est érigé en 1914. Ce dernier fait l’objet de plusieurs rénovations dans les années 1980 et abrite depuis lors des condos. Photo : vers 1920.

Texte de l'audio

Madame : J’apprécie beaucoup loger ici, à l’Hôtel Magog, durant notre séjour. C’est un bel endroit, élégant et bien tenu, à quelques minutes de la rue Wellington. Je comprends pourquoi, comme bien d’autres cadres ou hommes d’affaires, mon mari apprécie y séjourner lorsqu’il doit rester à Sherbrooke pour quelque temps.

C’est vraiment magnifique, avec cette belle brique rouge, ses deux grandes galeries superposées, ses colonnades et la jolie terrasse. Vous me disiez, monsieur Martin, que l’hôtel a été en grande partie reconstruit en 1902 mais sur le site d’une auberge existant depuis les années 1830?

Wilfrid Martin : Exactement madame. L’endroit a une vocation d’accueil des voyageurs depuis presque 100 ans maintenant. Et vous avez raison, c’est en effet un bel hôtel. Plus loin des gares, mais ça fait que c’est un peu plus calme aussi… mais pas trop. Même si elle n’est plus l’artère commerciale qu’elle a jadis été, la rue Dufferin est encore dynamique! Elle est également bien élégante avec ses bâtiments construits entre les années 1870 et 1890. Voyez de l’autre côté de la rue: la Canadian Imperial Bank of Commerce et le Post Office, avec leur style Second Empire, ou encore les influences Queen Ann et de Beaux-Arts de l’édifice de la Stanstead & Sherbrooke Mutual Fire Insurance Co. Ne sont-ils pas vraiment superbes?

Madame : En effet. Cela dit, je vois que le temps avance, justement grâce à l’horloge du Post office… Et si on débutait notre promenade pour voir ces Belles du Nord? Je vois que vous avez préparé une liste et plusieurs feuillets de notes… Allons-y!

Wilfrid Martin : Vous avez raison, mettons-nous en marche… Vous verrez, avant d’arriver à notre premier point officiel, plusieurs édifices valent la peine d’être observés…

Extrait de
Les Belles du Nord

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