Le parc James-S.-Mitchell

Un parc à la mémoire de James Simpson Mitchell


L'ancienne résidence du colonel King

Construite dans les années 1850, cette demeure est celle du colonel Charles King durant plusieurs décennies. La maison, ici présentée en 1890, est démolie en 1921; le terrain est vendu à la veuve Mitchell.

Un lieu reposant

En 1926, le parc James-S.-Mitchell est déjà un havre de paix bordé d’arbres matures.

Un portrait de James S. Mitchell

James Simpson Mitchell est un homme d’affaires connu à Sherbrooke à la fin du 19e siècle et au début du 20e. En 1876, il met sur pied la Lucke & Mitchell, qui deviendra la quincaillerie Mitchell vingt ans plus tard. Celle-ci loge dans l’édifice Odell. Son entreprise lui survivra plusieurs décennies. Au cours de sa carrière, Mitchell a également été directeur à la Stanstead & Sherbrooke Mutual Fire Insurance Co. et commissaire des écoles protestantes de Sherbrooke.

Les quatre saisons de Hill

En 1927, Yvette Pinel prend la pose, assise sur le rebord de la fontaine du parc James-S.-Mitchell. On peut apprécier, tout comme elle, les sculptures réalisées par George William Hill, lesquelles représentent les quatre saisons.

La résidence du couple Mitchell-McKennie

Construite vraisemblablement au début des années 1880, la maison de James Simpson Mitchell et son épouse Isabelle Mckennie Mitchell, située en face du futur parc qui portera le nom de l’homme d’affaires, est de style vernaculaire américain. Elle est démolie au printemps 1964 pour permettre la construction du pont Saint-François.

Un parc municipal depuis 1948

La Ville de Sherbrooke acquiert le parc en 1948. Situé au centre des rues Dufferin, Moore, Rosenbloom et Montréal, il est à proximité de l’église Plymouth Trinity Church, du monastère des sœurs du Précieux-Sang et de l’église St. Peter’s.

La diversité architecturale de Sherbrooke, un patrimoine à préserver

Texte de l'audio

Madame : Oh! Quel bel endroit! Regardez cette fontaine : on s’approche?

Wilfrid Martin : Pourquoi pas! Le parc James-S. Mitchell et la fontaine ont été érigés dans les années 1920 à la demande d’Isabelle McKennie Mitchell, la veuve de James Simpson Mitchell. Je l’ai d’ailleurs rencontré une fois, il y a bien des années. Un homme d’affaires très impliqué dans sa communauté. Jusqu’à sa mort, en 1920, il habitait juste en face, entre la maison toute blanche que nous verrons tout à l’heure et la Plymouth United Church. Sa veuve y habite toujours d’ailleurs. Ça ne lui fait pas très loin pour venir se recueillir. Elle n’a qu’à traverser la rue. Mais elle doit tout de même prendre gare aux tramways qui passent!

Madame : C’est vraiment un bel endroit. Je comprends qu’elle ait voulu y aménager quelque chose du genre.

Wilfrid Martin : En fait, lorsque monsieur Mitchell est décédé, il y avait encore une maison ici. Celle du colonel Charles King. Elle n’appartenait plus à sa famille depuis 1898, mais tout de même. Oh! En passant, le gendre du colonel, ce n’était pas n’importe qui! L’honorable Adolphe Chapeleau : premier ministre du Québec en 1878, puis ministre fédéral et plus tard, lieutenant-gouverneur de la province! Je me demande s’il a visité souvent Sherbrooke… Bref, voulez-vous vous reposer un peu près de la fontaine?

Madame : Je ne suis pas vraiment fatiguée, mais merci. En fait, je crois que je vais prendre quelques instants pour admirer la fontaine et ses sculptures.

Wilfrid Martin : Excellente idée! Elles sont l’œuvre de l’artiste George William Hill. Il a également réalisé le Monument aux braves installé dans la côte de la rue King Ouest en 1926.
 

Extrait de
Les Belles du Nord

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