La maison Gavin-Bowen

Le 639 rue Prospect


Un rassemblement familial

En 1852, George Frederick Bowen (debout au centre sur la photo) devient le premier maire de Sherbrooke. Il se tient au milieu de sa famille, lors d’une sortie près de la rivière.

Plan du secteur en 1881

En 1881, George Frederick Bowen possède un lot imposant sur la Melbourne Street (actuelle rue Prospect), avec un accès (bien qu’abrupte) à la rivière Saint-François.
Extrait de Parts of Centre & NorthWards, plate A. City Atlas of Sherbrooke, Province of Quebec, Provincial Surveying and Pub. Co., G. M. Hopkins, C. E. Manager, 1881.

Vue de côté de la maison

Vue de la face latérale de la maison Gavin-Bowen, en 1978.

Une voisine: la maison Morkill

La maison presque voisine, située au 681 rue Prospect, est également un bel exemple de cottage Regency. Construite vers 1880, elle a notamment appartenu à un importateur et ancien maire (1873-1874), Richard Morkill Junior.

Texte de l'audio

Madame : Que c’est charmant! Il me semble que ça fait très « british », pardonnez-moi l’expression… J’ai vu plusieurs images de maisons des vieux pays, et il me semble que celle-ci fait très « campagne anglaise ».

Wilfrid Martin : En effet. Cette maison est du style Cottage Regency, un style architectural typiquement anglais. Il met en valeur la nature et les jardins naturels. Il se diffuse dans la région au cours des années 1830 et 1840 avec la venue d’immigrants britanniques : plusieurs étaient des hauts fonctionnaires, des architectes ou encore des charpentiers. Cette résidence est parmi les plus vieilles de Sherbrooke, à ce qu’on m’a dit. Une première maison est construite vers 1835, par un charpentier, monsieur Edward Gavin. Un incendie l’endommage partiellement, mais on la reconstruit au milieu des années 1840. Monsieur George Frederick Bowen…

Madame : Comme la rue Bowen dans le quartier Est de la ville?

Wilfrid Martin : Exactement, comme la rue. Donc, monsieur Bowen l’achète vers 1840. Au fil des décennies, la maison a connu plusieurs ajouts, mais elle reste une très belle résidence, et un bel exemple du Cottage Regency. Vous voyez, elle a un plan rectangulaire symétrique, du moins en façade. D'ailleurs, celle-ci est sur le mur long. Elle compte un étage et demi et sa galerie a de belles boiseries ornementales. Vous voyez aussi les treillis? À l’origine, on les installe pour permettre aux lierres de s’y agripper. On y a aussi conservé les petits carreaux aux fenêtres…

Madame : J’ai lu quelque part, qu’il y a un siècle, il n’y avait pas vraiment d’endroits au Canada où l’on fabriquait du verre pour les fenêtres et que les importer coûtaient très chers, en plus du risque élevé de bris. Ça disait donc qu’on favorisait les petits carreaux, que l’on assemblait avec du plomb et des cadres de bois : ça coûtait moins cher à la pièce et ça en facilitait le transport… Tranquillement, on est passé à des fenêtres à 10, 8, puis 6 ou 4 carreaux… Mais je trouve que les petits carreaux donnent un air vieillot tout à fait charmant.

Wilfrid Martin : Vous avez bien raison. En fait, on en parle ici, mais plusieurs autres maisons de notre promenade sont ainsi fenestrées.

Extrait de
Les Belles du Nord

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