La maison Robert-Beckett

Le 576 rue Prospect


Le major Beckett

Henry Beckett arrive à Sherbrooke avec sa jeune épouse Caroline Bown vers 1819. Le couple, qui aura 11 enfants, compte parmi les familles pionnières de la ville. Selon la tradition anglaise, Henry fait partie de la milice locale. En 1845, il devient major. Il quitte cependant les rangs de la milice vers 1853.

Les enfants de la famille Beckett-Early

Le couple Henry Robert Beckett et Mary Early a quatre enfants : Ernie, Willie, Alice et Caroline. Pour sa part, Henry Robert (1829-1896) est le 4e enfant de la famille, et le 2e garçon. Photo : entre 1860 et 1880.

The Willow

Après avoir habité une maison près du carrefour des actuelles rues Queen-Victoria et Prospect, le major Beckett déménage plus au nord à la fin des années 1860. Il construit The Willow et aménage sa ferme (en partie l’actuel parc du Bois-Beckett). À son décès en 1870, c’est son fils Frederick James Beckett, avant-dernier de la famille, qui hérite de la maison et de la ferme. La maison est démolie en 1968. Photo : années 1900.

Trois soeurs Beckett

Le couple Beckett-Bown a eu 11 enfants. Si le premier naît peu de temps après l’arrivée de ses parents à Sherbrooke, la dernière, Mary Amelia, voit le jour alors que sa mère a 47 ans. Quatre garçons et sept filles composent la fratrie. Sur la photo, on aperçoit Rosanna, Caroline et Elizabeth, vers 1860.

Être propriétaire d’une maison patrimoniale

Texte de l'audio

Wilfrid Martin: Nous voilà devant la maison Beckett, celle de Robert Beckett. Henry Robert Beckett, en fait.

Madame : Quel magnifique demeure! Ça me semble, comment dirais-je, robuste, mais élégant à la fois.

Wilfrid Martin : Le style Villa italienne n’est pas très répandu mais il fait toujours son effet. La résidence est construite entre 1873 et 1877. Henry Robert possède déjà le terrain en face – on se rappelle que Connaught Place est érigé seulement en 1890 – mais décide de se construire une nouvelle maison, à côté de celle de son frère Charles Goodhue. Déjà à l’époque, elle est qualifiée de maison de prestige, et le titre ne s’est pas affaibli avec les années…

Madame : Parlez-moi au peu plus de ce style, Villa italienne.

Wilfrid Martin : Le style Villa italienne a toujours une allure robuste, sans sacrifié l’élégance. Pour la maison de Robert Beckett, ça se traduit par une tour carrée plus haute que le corps principal de la maison et par la corniche supportée par des consoles décoratives qui dépasse le plan de la maison. Si vous regardez la véranda, à votre droite, vous verrez que les fenêtres sont arrondies et forment une arcade. Lors de sa construction, la maison fait partie des plus luxueuses de Sherbrooke, notamment à cause de l’utilisation de la brique tant à l’extérieur qu’à l’intérieur. Il faut dire que la famille Beckett, elle connaissait ça, la brique!

Madame : Mais pourquoi dites-vous cela? Elle travaillait dans la construction?

Wilfrid Martin : Henry Beckett, le patriarche, fonde au milieu des années 1820 la première briqueterie de Sherbrooke, pas très loin d’ici, à peu près au coin des rues Queen et Prospect. La compagnie Beckett va participer à la construction des premiers édifices en briques de la ville. Robert va suivre les traces entrepreneuriales de son père, et reprend d’ailleurs les rênes de l’affaire à la mort de celui-ci en 1870. Robert va également faire des affaires, notamment avec son frère Charles, en plus de faire de la politique municipale. Par contre, comme pour son frère, sa maison est saisie en 1885. Après cela, Henri Robert déménage dans l’Ouest du pays. La maison, elle, devient la propriété de William Farwell, puis de William T. White. Ces dernières années, c’est un certain Gordon M. Hume qui y habite.

Madame : On peut dire que les années 1880 n’ont pas été tendre pour la famille Beckett…

Extrait de
Les Belles du Nord

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