La Gordon Terrace

Le 254-272 rue Montréal


La rue Montréal dans les années 1920

Dans les années 1920, la rue Montréal est encore sur terre battue, alors que bien des arbres se retrouvent sur la voie publique, entre le trottoir et le jardin avant des maisons. Au centre, à droite, on reconnaît facilement les résidences de la Gordon Terrace, aussi appelées Dufferin Terrace.

À travers les arbres

Vers 1911, même si elle est une voie régulièrement empruntée, la rue Montréal a presque des allures de chemin de campagne, tant la végétation y est abondante en été.

La rue Montréal, vers l'Ouest

Après la chute des feuilles à l’automne, les façades des maisons sont plus facilement repérables. Ici, la rue Montréal, vers la rue Queen-Victoria, nous présente notamment quelques maisons d’inspirations Second Empire. La photo semble avoir été prise, vers 1900, devant l’ancien presbytère anglican, situé à l’actuel 208-212 rue de Montréal, en face du parc James-S.-Mitchell.

De Gordon Terrace à la Coopérative du Vieux-Sherbrooke

Au milieu des années 1990, la Coopérative du Vieux-Sherbrooke fait l’acquisition des Gordon Terrace. Fondée en 1979, la Coop du Vieux-Sherbrooke fusionne avec la Coopérative des Cantons-de-l’Est en novembre 2014.

Texte de l'audio

Madame : Puisque l’édifice de droite abrite le YWCA, j’imagine que vous désirez me parler de ces intéressantes maisons en rangée…?

Wilfrid Martin : Tout à fait. On les appelle Dufferin Terrace ou Gordon Terrace. Le mot Terrace met de l’avant que ce sont des maisons en rangée.
Cette résidence à logements multiples a été construite vers 1885. Les tours, les décorations au-dessus des portes ainsi que le toit à brisis [brizi] sont des éléments caractéristiques du style Queen Anne. Je vous vois sourciller…

Madame : C’est quoi, le brisis… C’est la première fois que j’entends ce mot…

Wilfrid Martin : Le brisis est caractérisé par une inclinaison forte de la partie inférieure des versants du toit. C’est comme une brisure du toit. Ici, la partie supérieure est plate, ce qui renforce l’impression de bribis.

Madame : Ah d’accord. Je me demandais aussi : pourquoi les appelle-t-on Dufferin ou Gordon Terrace?

Wilfrid Martin : Bonne question! Elles sont construites par les entrepreneurs Daniel Loomis et Clark Gordon, alors c’est sans doute pour cette raison qu’elles portent le nom Gordon. Pour Dufferin, je suis moins certain… Peut-être parce qu’elles sont à proximité de la rue Dufferin qui, même si elle n’est plus l’artère commerciale principale de la ville, elle demeure un centre d’activités important, encore aujourd’hui, en 1931. C’est sans doute pour cela que ça fait des années que des banquiers, postiers, militaires, commerçants et hommes d’affaires choisissent d’y loger.

Extrait de
Les Belles du Nord

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