L'importance de la BALCo (promontoire Cliff)

La BALCo, pilier du développement de Sherbrooke


Une partie de la gorge de la rivière Magog

Vue d’une partie de la gorge de la rivière Magog, vers l’embouchure. On aperçoit notamment la centrale Frontenac et l’ancien pont Wolfe (actuel pont Hubert-C.-Cabana). Photo : vers 1905.

Vue de Sherbrooke vers 1836

Gravure effectuée par Joseph Bouchette ou R.S.M. Bouchette vers 1836. Elle représente une partie du village de Sherbrooke, dans le secteur de l’actuel carrefour des rues Dufferin, Frontenac et Marquette.

Un peu de camping

Entre les barrages, les eaux de la gorge de la rivière Magog sont calmes. Le commissaire de la BALCo, Richard Heneker, en poste de 1856 à 1902, organise à l’occasion des parties de pêche ou du camping sur les rives, non loin de ses bureaux et de sa résidence (situés sur la rue Frontenac, à l’arrière de l’actuel Musée de la nature et des sciences). Photo : 1890.

Texte de l'audio

Du haut du promontoire Cliff, nous avons une vue imprenable sur l’une des portions les plus dynamiques de la gorge de la rivière Magog, qui s’étend du réservoir du barrage no 4, derrière l’actuel Musée de la nature et des sciences, à celui du barrage no 3, au-delà du pont Hubert-C.-Cabana. Même si ce tronçon mitoyen n’est pas exploité dès l’installation des premiers colons qui lui préfèrent le confluent, il n’en demeure pas moins que la British American Land Company y a vu un potentiel immense.

La filière canadienne de la Compagnie des Terres britannique, dite la BALCo, s’installe à Sherbrooke en 1834. Elle a pour mandat principal d’encourager les industriels à venir s’installer à Sherbrooke, et par le fait même, de favoriser l’immigration – britanniques il va s’en dire! – dans la région. Durant ses premières décennies d’activités, ses actions sont directement liées à l’achat et à la location de terrains situées sur les rives de la rivière Magog, surtout dans la gorge, ainsi qu’à la construction de barrages ou d’édifices à vocation industrielle. En fait, jusqu’aux années 1880, l’ensemble des barrages de la gorge de la rivière Magog ont été érigés ou rachetés, puis gérés par la BALCo.

Du milieu des années 1830 aux années 1870, les efforts constants de la BALCo, menés notamment par les commissaires Alexander T. Galt, puis Richard Heneker, permettre à Sherbrooke d’être en bonne posture à la fin de sa première phase industrielle, même si les conditions demeurent encore un peu précaires, notamment par rapport au financement des opérations. En fait, peu de villes connaissent un essor manufacturier comparable à celui qui se met en place à Sherbrooke, à l’exception de la région montréalaise. De petit village à peine sorti de l’économie de subsistance, Sherbrooke devient, en à peine 3 décennies, un acteur important du développement industriel et économique de la province. Environ une dizaine d’années après l’arrivée du train, Sherbrooke est officiellement une plaque tournante du système ferroviaire canadien, ce qui lui ouvre toutes les portes pour son développement industriel, autant pour recevoir des matières premières que pour exporter des produits finis.

À la fin du 19e siècle, même si elle détient encore les droits pour l’exploitation énergétique de la gorge, la BALCo ne possède plus qu’un seul barrage, le no 5 au centre-ville. La Compagnie des Terres tire finalement sa révérence en 1909.

Extrait de
D'un barrage à l'autre

D'un barrage à l'autre image circuit

Présenté par : Musée d'histoire de Sherbrooke

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